X1I-XXXIII DE L'ÉCOLE
L'analyse substituée à la synthèse dans renseignement de la Statique ; le cours de Physique acquérant, en 1810, plus d'étendue dans la partie qui traitait des phénomènes relatifs à Y astronomie physique; cette partie, plus développée encore Tannée suivante, recevant le titre d'Exposition du système du monde, embrassant la Géodésie, et confiée à l'un des professeurs de géométrie descriptive ; la Topographie enfin fortifiée d'opérations sur le terrain et de leçons orales : voilà les seuls changemens notables qu'éprouvèrent, dans les années i8o6i 181 1 , les programmes de l'instruction. Aussi le Conseil de perfectionnement, dans son rapport sur la situation de l'Ecole , à la fin de 1 808, se félicite-t-il « d'approcher du terme où ses fonctions « seront moins d'améliorer que de conserver , et se « réduiront à faire dans l'enseignement les modifiu cations relatives au progrès des sciences. »
Moins sollicitée par les objets de l'enseignement, l'attention des deux Conseils se porta presque tout entière sur les moyens d'en assurer le succès. La distribution aux élèves du précis des leçons était toujours regardée comme un des secours lès plus efficaces pour favoriser leurs progrès. Prony et Andrieux im-
primèrent en 1806, le premier, un sommaire des leçons de mécanique, le second, un sommaire des leçons de Grammaire et de Belles-Lettres. Poisson publia , en 1809 , son Cours de Mécanique pour la deuxième division; en 1810, celui de la première division; et, en 181 19 son traité complet. Les instituteurs de géométrie descriptive présentèrent an Conseil d'instruction, pour tenir lieu du précis des leçons sur les élémens des machines, dont ils étaient aussi chargés, l'ouvrage encore manuscrit de Lanz et Bétanconrt, intitulé : Essai sur la Composition des Machines. tes auteurs Jeu offraient la propriété à l'Ecole, aux conditions qu'elle pourvoirait aux frais d'impression et de gravure, et qu'il leur en serait remis deuxcent cinquante exemplaires. L'offre fut acceptée. Pour les cours dont les instituteurs n'avaient pas encore publié les sommaires , le Conseil de perfectionnement désignait , chaque année, les ouvrages qui lni paraissaient propres à y suppléer ; et les élèves étaient tenus de s'en pourvoir k leurs frais, ainsi que des sommaires déjà imprimés. Mais, comme cette dépense était assez forte , on plaça , en 1 8 1 o , dans chaque salle d'études , deux exemplaires, fournis par l'Ecole, des ouvrages qui n'étaient pas des sommaires de leçons, et Von dispensa les élèves de les acheter Quatre instituteurs seulement n'avaient pas encore déféré à l'invitation, plusieurs fois renouvelée , d'imprimer le précis de leurs leçons. Cette invitation fut convertie en obligation expresse.
Le travail graphique fut aussi l'objet des soins particuliers de l'un et de l'autreConseil. Malgré les félicitations adressées en 1806 au gou veneur f par le
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direc leur-général du Corps des Ponts et Chaussées, sur les progrès que les élèves avaient faits dans tous les genres de dessin , on ne pouvait se dissimuler que ce travail , si nécessaire à toutes les classes d'ingénieurs , était généralement exécuté avec nonchalance et dégoût. La plupart des élèves semblaient regarder le temps qu'ils étaient forcés d'y consacrer comme usurpé sur des études plus importantes, nonseulement par leur ohjet , mais surtout par l'influence qu'elles avaient sur le succès de leurs examens. Afin de conserver dans l'Ecole des monumens d'après lesquels on put juger du perfectionnement successif de l'instruction graphique, il fut arrêté, en 1809, que les deux dessins et épures de chaque espèce , jugés les meilleurs parmi ceux des élèves placés dans les cinquante premiers de la liste d'admission dans les services publics, resteraient exposés dans une des salles de l'établissement. Mais, comme les élèves attachaient un grand prix à la collection complète de leurs dessins et épures , on restreignit ensuite à deux ans, pour chaque morceau, la durée de cette exposition.
Parmi les moyens employés pour soutenir l'application des élèves sur quelques parties de l'enseignement, on cessa de comprendre les exercices ou compositions par écrit, institués en i8o3. Le Conseil de perfectionnement avait dit, a la fin de i8o5, «qu'ils « n'avaient cessé de justifier les espérances qu'on en « avait conçues. » Mais, en 1806, «l'expérience ayant « fait connaître qu'ils ne produisaient pas l'effet ■ qu'on s'en était promis, n on en'conserva seulement quelques uns pour le cours de grammaire et belles-
lettres. L'expérience ayant au contraire prononce en faveur des interrogations, on en augmenta le nombre pour les cours d'analyse et de mécanique, dont les professeurs furent en outre chargés de tenir une quatrième séance par semaine, laquelle était employée tout entière en récapitulations, conférences et interrogations sur la matière des trois leçons précédentes. II fut aussi réglé par le Conseil d'Instruction que, « chaque mois, il lui serait fait , par chacun « des instituteurs, un rapport sommaire sur la situa- « tion de son cours. »
Enfin, une dernière disposition vint ajouter i ^efficacité de tontes celles qui avaient ponr but de favoriser le succès de renseignement. D'après la loi d'organisation de 1799, les élèves déclaraient, avant d'entrer à l'Ecole , le service auquel ils se destinaient; cette déclaration , dans laquelle on permit ensuite de comprendre subsidiairement un second service, était irrévocable ; et l'examen de sortie , à la fin de la deuxième année, n'avait pour objet que de constater s'ils étaient assez instruits pour entrer dans le service de leur choix. Sous cette législation , l'un des examinateurs permanens interrogeait tous les élèves destinés au service de l'Artillerie; l'autre examinait les élèves du Génie militaire , des Ponts et Chaussées , du Génie maritime et des Mines ; et le Jury établissait autant de listes particulières, par ordre de mérite. qu'il y avait de services. Le Conseil de perfectionnement arrêta, dans sa septième session (fin de 1806), 1* que les candidats , après avoir déclaré , suivant l'usage, le service auquel ils se destinaient, désigneraient subsidiairement tous les autres dans Tordre
D» l'écolb polïtecumqoe. [i$oG-i8io] a8r suivant lequel ils désireraient y être placés -, 3* que les élevés, à la fin de la seconde année d'études, seraient classés , par ordre de mérite, dans une liste générale arrêtée d'après les examens de sortie; 3" que chacun d'eux, suivant le rang qu'il occuperait dans cette liste, serait placé dans le premier, le second, ou les autres services qu'il aurait désignés, h Ainsi, » dit le « Conseil dans son rapport, «leur état ne dépendra « plus seulement de leur examen d'admission , mais « de leurs succès dans le cours entier de leurs étu- « des. » Et il ajoute k qu'il a regardé celte mesure « comme un acte de justice envers les élèves, et « comme le principe d'une émulation favorable à n leurs progrès. » Dans le rapport de la session suivante, le Conseil s'exprime ainsi : ■< On a éprouvé « les heureux effets de la mesure adoptée pour le « classement général des élèves à leur sortie de l'E- « cole : le désir d'obtenir les premiers rangs dans * la liste de mérite, et surtout la prérogative depou- « voir choisir, d'après le rang qu'on y occupe, le « service public dans lequel on désire d'être admis, « ont produit une émulation telle, que des élèves se « sont, à force de travail, élevés des derniers rangs r aux premiers. 0 D'après une disposition du même arrêté, les examinateurs permaneus cessèrent d'examiner pour tel ou tel service. Chacun d'eux , depuis cette époque , examine tous les élèves d'une division, et suit les mêmes élèves dans les examens qui terminent chacune des deux années d'études. Ainsi fut révoquée, sans aucune opposition, la mesure qui obligeait les candidats au choix préalable et irrévocable d'un seul service ; mesure sollicitée par le Comité do*
a8a histoire
Fortifications et le ministre de la guerre en 1797, demandée sans succès au Corps législatif par le Directoire , et prescrite enfin par l'organisation de 1799.
Nous devons rapporter ici que le Conseil d'instruction, consulté par le gouverneur t décida unanimement, que « les instituteurs de l'Ecole pouvaient, « hors le temps consacré à leurs cours , remplir les « fonctions d'examinateurs d'admission. » Il ajouta même, « qu'il en résulterait plus d'uniformité dans le « travail des examens , et plus de précision dans le « classement des élèves. » D'après cette décision, le gouverneur comprit quelques instituteurs au nombre des examinateurs d'admission pour Tannée 1806. Cela n'eut lieu que cette seule fois.
Quelques légers changemens furent opérés dans le programme d'admission. Les uns consistèrent à indiquer les machines simples auxquelles les candidats devraient savoir appliquer la statique, et & spécifier que cette branche de la mécanique devait leur être enseignée d'une manière synthétique. En général, les candidats s'étaient toujours montrés faibles sur cette partie ; et, d'après le vœu du Conseil de perfectionnement , il fut écrit circulairement aux professeurs des Lycées pour les exhorter à y donner plus de soins. Un autre changement eut pour objet de ne plus désigner l'auteur latin dont les candidats devaient traduire un morceau devant l'examinateur, et d'énoncer seulement que ce serait un auteur , en prose , de la force de ceux qu'on explique dans la seconde ou la troisième classe.
Le Conseil d'instruction proposa d ajouter, aux counaissances exigées des candidats, les premiers élémens
de l'école polytechnique. [1806-1810] a83 de la chimie et de la physique, se fondant sur ce que, au moyen de cette condition nouvelle , on ranimerait l'enseignement de ces deux sciences dans les Lycées, où il était presque entièrement abandonné; et que les élèves suivraient avec plus de succès les cours de l'Ecole. Mais le Conseil de perfectionnement craignit que, d'après la situation où se trouvait, dans quelques endroits, l'enseignement de la physique et de la chimie , « plusieurs élèves n'apportassent à i'E- » cole des notions fausses qui nuiraient à leur instruc- « tioni » et il jugea d'ailleurs que le programme d'admission était déjà assez chargé. Il arrivait pourtant quelquefois que des candidats demandaient à faire preuve de connaissances non exigées, telles que la géométrie descriptive, le calcul différentiel, etc. Mais de peur que cette instruction exubérante ne fût acquise aux dépens de celle dont le programme indiquait les limites, on y inséra un article portant que
■ les candidats ne seraient examinés que sur les con-
■ naissances exigées. «
II est digne de remarque, que le nombre des jeunes gens qui se présentèrent aux examens n'éprouva aucune diminution depuis que les élèves, au lieu de toucher un traitement, eurent à payer une pension. On trouve même , en comparant sous ce rapport les neuf années qui précédèrent le casernement aux neuf années qui le suivirent, que, dans cette dernière période , le nombre des candidats est d'un sixième plus considérable, tandis que le nombre relatif des admissions ne l'emporte que d'un seizième. Cependant, on ne put bientôt plus satisfaire aux demandes toujours croissantes des services publics; et Napoléon
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n'en persistait pas moins à chercher dans l'Ecole Polytechnique des officiers pour ses régimens d'infanterie on de cavalerie. Vers la fin de 1806, par une lettre directe au gouverneur, il avait demandé pour cette destination soixante élèves *, et , sur des représentations qui lui furent faites, il s'était borné à en prendre quarante-huit. Nouvelle demande, au mois de janvier suivant , et nouvelles représentations do gouverneur, qui n'empêchent pas que, trois mois après, le ministre de la guerre ne l'interroge sur le nombre quelconque d'élèves qui pourraient recevoir des souslieutenances dans les troupes de ligne. Après avoir reproduit toutes les considérations qui s'opposaient aux vues du ministre et de Napoléon , le gouverneur présenta onze élèves de la première année d'études , qui avaient eux-mêmes sollicité ce genre de service.
Dès Tannée suivante ( 1808), l'effet de ces mesures irrégulières se fit sentir. Les besoins des services publics surpassèrent le nombre des élèves qui achevaient leurs cours d'études ; et . dans le même temps, le ministre de la guerre annonça qu'il appellerait, en 1809, cent élèves dans l'Artillerie. Le Jury d'examen fut aussitôt convoqué extraordinairement pour ajouter quinze élèves à chacune des deux divisions , afin de prévenir un nouveau déficit. Mais le ministre demanda encore, cette même année , cinquante sous-lieutenans pour l'infanterie; et, bien qu'on ne lui en eût donné que dix, dont plus de la moitié avaient été pris dans la division de première année , les services publics (auxquels une simple décision ministérielle, du mois de juillet 18 10, avait ajouté celui des Poudres etSaV
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pètrcs), ne reçurent pas le nombre de sujets qu'ils avaient demandé.
Le gouverneur exposa au Conseil de perfectionnement les fâcheuses conséquences de cette situation des choses: les produits de l'Ecole, si disproportionnés aux pertes des services militaires, dans lesquels les guerres qui se succédaient depuis i8o5 ouvraient, chaque année, de larges brèches, et même aux demandes des services civils, dont l'accroissement rapide du territoire de l'Empire obligeait d'augmenter considérablement le personnel; la nécessité qui en résulterait d'admettre dans ces services des sujets dont l'instruction serait incomplète, et l'émulation des élèves refroidie par l'idée qu'ils étaient trop nécessaires pour que le Jury pût être bien exigeant. Touché de ces considérations, le Conseil déclara (novembre 1810) qu'il lui paraissait indispensable que l'Ecole fût portée, dès l'année suivante, à quatre cents élèves. Nous dirons ailleurs par quelle étrange mesure Napoléon trancha la difficulté qui avait ainsi occupé la sollicitude du gouverneur et du Conseil de perfectionnement. L'ordre des temps, dont nous voulons nous éloigner le moins possible, exige que nous placions ici quelques autres faits d'une date antérieure à l'année 1811. Nous commencerons par ceux qui concernent le personnel des fonctionnaires et des instituteurs.
Lermina , administrateur intègre et zélé , mourut le 2» janvier 1806. Une notice, composée par deux professeurs de l'Ecole , et insérée , par ordre du Conseil d'instruction, dans le treizième cahier du Journal, fait connaître qu'il avait cultivé avec succès la bota-
« lités qu'exigent les progrès de la chimie, Fart dif- <( fîcile de la rendre familière et de la propager ! Ses « élèves n entendront plus sa voix éloquente; ils « n'obéiront plus à la douce impulsion de cette élok cution brillante et facile qui applanissait devant eux n les routes de l'instruction, et y semait les fruits « parmi les fleurs. » Son portrait, peint par Mérimée , l'un des maîtres externes de dessin , et donné à l'Ecole par cet estimable artiste , fut placé dans la salle du Conseil d'instruction, pour y commencer la collection des portraits des chefs, des instituteurs et principaux fonctionnaires , ainsi que des personnes qui auraient bien mérité de FEcole (i).
Le suffrage unanime du Conseil de perfectionnement désigna, pour successeur de Fourcroy, Gay- Lussac, qui avait reçu depuis un an le titre et le rang purement honorifiques de professeur de chimie pratique. Ce titre avait été demandé par le même Conseil, « comme une simple distinction, agréable à l'Institut « dont il était membre, à l'Ecole qu'il honorait par « ses travaux , et aux savans qui le comptaient parmi « les chimistes dont les découvertes tendaient à « donner à la France la primauté dans les sciences. » Toutefois, cette distinction qui devait être, comme on voit, personnelle à Gay-Lussac, le gouverneur proposa de la transmettre à un autre savant , dans là vue « d'attacher à l'Ecole des hommes de mérite , par « l'espoir d'arriver aux places d'instituteurs, et d'à* « jouter ainsi aux moyens d'instruction. » Le Conseil
(1) L'arrêté du Conseil d'instruction pour la formation de cette toile de portraiu fut pris , le 1 1 anil 1806, sur la proposition du gouterneas • Il n'a pas en d'exécution.
de perfectionnement saisit avec plaisir cette occasion de rappeler dans l'Ecole Thenard, sur qui se réuuirent toutes les voix.
La place de répétiteur de chimie , que Gay-Lussac laissait aussi vacante , et celle qui le devint , quelques mois après , par la démission de Drappier , furent accordées ii Colin et à Cluzel.
Bossut , presque octogénaire , fut admis à la retraite en 1809, et remplacé dans les fonctions d'examinateur permanent par Lacroix , dont l'emploi d'instituteur d'analyse fut alors donné à Ampère, encore répétiteur, mais qui faisait, depuis deux ans, ïun des cours d'analyse , comme suppléant deLabey, malade. Ses fonctions de répétiteur étaient alors remplies par deux anciens élèves , P. Binet , ancien professeur de mathématiques à l'Ecole centrale de Rennes, et P. D. Bazaine , élève des Ponts et Chaussées.
Le Conseil choisit Poinsot , ancien élève , et professeur dans un Lycée de Paris, pour faire, au même litre qu'Ampère , le cours d'analyse de Labey • et l'emploi de répétiteur du même cours fut donné à P. Binet.
Deux nouveaux emplois de répétiteurs furent crées ; l'un , en 1807, pour la géométrie descriptive ; l'autre, en 1 810, pour la physique. Le premier, après avoir été occupé quelques mois par J. J. Livet , qui s'en démit, fut conféré à J. Binet , élève des Ponts et Chaussées; le second, à Aleïis Petit, alors adjoint aux répétiteurs d'analyse.
Monge, dont la santé devenait chancelante, présenta pour son suppléant éventuel, pendant l'année 18 10, F. Arago, qui, après avoir été tiré du milieu des élèves, en 1806, pour aller en Espagne mesurer
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la méridienne , avait été nommé , Tannée suivante , adjoint au bureau des Longitudes, et venait de passer, pour ainsi dire , des bancs de l'Ecole Polytechnique sur ceux de l'Institut. Le Conseil de perfectionne ment ne put qu'applaudir à un tel choix-, mais, voulant en même temps obvier à ce qu'il ne jetât une défaveur injuste sur le répétiteur de Monge, qui était aussi un jeune savant très-recommandable , il fit consigner sur ses registres la mention la plus honorable des talens et des services de J. Binet.
Ainsi l'Ecole conservait le caractère que lui avaient imprimé ses fondateurs , en appelant aux fonctions de l'enseignement les hommes les plus éminens dans chaque partie, et en leur donnant pour coopérateurs les plus distingués de leurs disciples. Elle continuait aussi d'ouvrir libéralement ses laboratoires et ses collections à ceux de ses membres qui s'occupaient de travaux utiles aux progrès des sciences. Au commencement de 1807 , les diamans qui n'étaient pas nécessaires aux démonstrations minéralogiqttés furent mis à la disposition de Guyton de Morveau , pour de nouvelles expériences, qu'il faisait avec Hachette, sur la combustion de cette substance. Afin d'en favoriser le succès, le Conseil d'Instruction fit refaire en entier l'appareil galvanique de l'Ecole , à l'aide duquel il avait été fait des recherches qui contribuèrent au perfectionnement des appareils électromoteuri. Mais celui que l'Ecole possédait n'étant pas assez puissant, Guyton se vit forcé de suspendre ses travaux. Au mois de janvier 1808, cet obstacle fut levé1 par la munificence de Napoléon, qui, à l'occasionne la célèbre découverte du potassium, chargea le'gou-