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terminée, se dévouent avec ardeur, et souvent avec gloire, aux progrès des sciences mathématiques (i); les autres se livrent à renseignement de ces mêmes sciences, et propagent dans les différentes écoles du royaume les méthodes sans cesse perfectionnées par des professeurs choisis entre les savans les plus distingués; d'autres, enfin, vont diriger des opérations industrielles, et porter le flambeau d'une savante théorie dans la routine aveugle des fabriques. Ce n'est pas tout. Dans cette foule de candidats qui se pressent aux concours de l'Ecole Polytechnique, il en est aussi quelques uns qui ne persévèrent pas dans cette destination, ou qui, moins heureux que leurs concurrens, atteignent, avant d'être admis, l'âge au-delà duquel l'admission est interdite; mais cette étude des mathématiques, à laquelle ils ont employé deux ou trois années de leur jeunesse, n'est perdue ni pour eux ni pour le pays : elle peut être utilisée pour l'instruction publique ou particulière; elle leur ouvre ou leur facilite l'accès de plusieurs carrières honorables ; enfin cette
(i) Dans l'Académie des Sciences, plus de la moitié des membres qui composent aujourd'hui les sectious de Géométrie, de Mécanique , d'Astronomie et de Physique générale , sont d'anciens élève* de l'Ecole Polytechnique.
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culture intellectuelle les reud aptes à saisir d i communiquer des considérations d'un genre abstrait, auxquelles demeure toujours plus ou mow étranger l'homme dont l'esprit n'est pas initié i cet ordre de spéculations ni au langage qui ai exprime les rapports. 11 est juste aussi de faire remarquer Faction que l'Ecole Polytechnique exerce sur renseignement scientifique de l'Université: on peut dire que, dans de certaines limites, cet enseignement s'élève ou s'abaisse suivant la force des concours ouverts pour PEcole, et qu'il suffirait à celle-ci, pour ranimer une branche négligée de ces études ou pour les accroître d'une branche nouvelle, d'ajouter un article à son programme d'examen. On sait d'ailleurs combien ses concours entretiennent d'émulation dans les collèges royaux et les institutions qui en dépendent, et quel prix chacun de ces établissement attache à y voir triompher ses élèves.
Nous n'étendrons pas davantage ce rapide aperçu des principaux résultats de l'Ecole Polytechnique. Nous en avons dit assez pour justifier le dessein de cet ouvrage , dont l'exécution eût demandé une main plus habile, si, au lieu1 d'un simple récit, nous avions prétendu écrire une dissertation. Tel n'est point notre but. Renferme
dans les fonctions d'historien , notre soin principal a été d'exposer tous les faits de quelque importance relatifs au régime et à renseignement de PEcole, sans omettre pourtant ceux d'un autre ordre dont l'influence favorable ou contraire méritait d'être indiquée. Il en est, parmi ces derniers, que nous n'aurions pu supprimer sans priver les fondateurs de l'Ecole Polytechnique, et leurs premiers coopéra teurs , du tribut d'estime qui leur est si légitimement dû, pour le zèle, la persévérance et le désintéressement dont ils ont (ait preuve dans les temps les plus difficiles.
Il nous eut été agréable d'imiter l'historien du collège de Navarre, qui, après avoir inséré dans la première moitié de son ouvrage les noms de tous les élèves de cette maison célèbre , remplit toute la seconde moitié de notices, au nombre d'environ trois cents, sur ceux d'entre eux qui onjt écrit ou qui sont seulement recommandables par leur bonne vie. Combien un travail du même genre pourrait offrir d'intérêt, s'il avait pour but de faire connaître, non-seulement les écrits , mais les travaux et les services de toute espèce des élèves de l'Ecole Polytechnique! Ce serait un glorieux inventaire des richesses dont cette école a été la source; ce serait l'éloge le plus
Vilj . PftiFACE.
▼rai , le pi as simple, et tout ensemble le plus magnifique, de cette précieuse institution. Si nous n'avons pu accomplir ce projet dans toute son étendue, nous nous sommes efforce d'en réaliser du moins quelques parties. Nous joignons k notre ouvrage une liste générale des élèves, avec indication des carrières où ils sont entrés, des récompenses honorifiques qu'ils ont obtenues, et de leur position actuelle. Ces notices sont le complément nécessaire de l'intéressant Tableau publié par M. Jarry de Mancy, et peuvent même se placer à la suite de cette Correspondance (i), qui, dirigée par l'un des plus anciens professeurs, le disciple et l'ami de Monge, recueillait, dans le sein même de l'École, tous les actes honorables ou intéressans pour les anciens élèves, et leur fournissait ainsi un motif d'émulation analogue à celui dont un héros de l'ancienne Grèce se montrait animé, lorsqu'au milieu de ses plus beaux succès, il songeait à la joie qu'en éprouverait sa mère.
(i; Voyez page 391.
DE
L'ÉCOLE PÔ6ÎTECHNIQUE.