CONSONNES
Gutturales
ka
klia
(rba
Ujira
Palatales
Icbn
Icbha
dja
djlia
na
Cérébrales
xî
la
Uia
fia
dlia
na
Dentales
rî
la
tba
(la
dlia
na
Labiales
XR
ÏT
pa
pba
ba
bba
ma
Semi-voyelles. . . .
ra
la
va
Silïlantes
• lî
ca
cba
sa
lia
LES ALPHABETS DE L’INDE
A ces lettres il faut encore ajouter deux signes, \annusvdra et le visarga. Le premier, qui est exprimé par un point placé au-dessus de la ligne, correspond à une nasalisation du son, le plus souvent à l’m; l’autre, le visarga, représente une aspiration de nature particulière et est rendu par deux points (:); dans certaines positions, comme devant les labiales, il se modifie légèrement, et les deux points sont remplacés par deux demi-cercles (ïî), ou deux zéros (g), placés à droite de la lettre.
L’alphabet sanscrit ne se présente pas d’une façon aussi simple dans la pratique de l’écriture. Le procédé dont nous avons trouvé le principe dans l’indo-bactrien, et qui consistait à suspendre les lettres les unes aux autres pour exprimer les sons complexes, se développe dans le dévanâgari. Non seulement l’a bref ne s’écrit ni au milieu ni à la fin des mots, puisqu’il est inhérent à la consonne, mais les autres voyelles sont remplacées, dans le corps des mots, par des signes qui diffèrent de la forme pleine. L’f bref devient Let précède la consonne dans l’écriture, quoiqu’il la suive dans la prononciation. Les quatre voyelles médiales T d, d et'l' au se mettent après la consonne;
six autres s’accrochent au bas des consonnes : où, où,
ri, VI, Irt et In; deux, ê et aï, sont placées au-
dessus. Enfin, les consonnes se soudent de façon à former des groupes dont le nombre s’élève à plus de 800.
On voit ainsi le sanscrit, par un phénomène étrange, arriver à un système qui rappelle l’écriture cunéiforme assyrienne; seulement, il existe entre les deux écritures une différence essentielle : en sanscrit, il n’y a ni homophones ni polyphones, parce que l’écriture indienne est partie non de l’idéographisme, mais du phonétisme. Chaque caractère
coiTespoiid , non pas à un ancien idéogramme, susceptible souvent de plusieurs lectures, mais à un ensemble de sons, dont chacun est représenté dans ce groupe complexe. L’écriture indienne est le résultat d’une analyse savante des différentes combinaisons des sons du langage. Mais, même dans son parfait développement, elle trahit son origine sémitique; au fond, c’était une écriture syllabique, chaque lettre supposant un a bref; il en est résulté que, lorsqu’une consonne devait être prononcée sans voyelle, on a été obligé de la souder à la suivante, pour indiquer que les deux consonnes devaient se suivre immédiatement.
Afin qu’on puisse mieux se faire une idée du chemin parcouru par l’écriture indienne, nous transcrivons ici le premier édit de Girnar en caractères dévanâgaris :