CHAPITRE PREMIER
HIMYARITE
Eq dehors du cercle des alphabets dérivés du phénicien, dont on peut refaire l’histoire et suivre sur des monuments certains les transformations successives, il en est qui paraissent s’y rattacher, sans qu’il soit possible d’en démontrer rigoureusement l’origine, d’autres même qui ne s’y rattachent pas. Ces derniers toutefois sont en très petit nombre, et la plupart des alphabets que l’on considérait jadis comme indépendants rentrent aujourd’hui dans la grande famille des alphabets sémito-japhétiques.
Le groupe le plus important de ces dérivés lointains du phénicien comprend les alphabets sémitiques du Sud, qui s’étendaient des deux côtés de la mer Rouge, de l’Yémen à l’Abyssinie, et dont une ramification s’est avancée, à travers l’Arabie, jusqu’au milieu du désert de Syrie.
Pendant longtemps, on n’a connu qu’un alphabet appartenant à cette famille, l’alphabet éthiopien ou ghez, dont se servaient les anciennes populations chrétiennes de l’Abyssinie.