‹ Histoire de l'écriture dans l'antiquitéChapitre 82 sur 112 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

L’élude des inscriptions nous fait donc assister à une bataille d’écritures qui n’est que l’expression parlante de la lutte des races qui se partageaient l’Arabie dans l’antiquité. L’Arabie avant Malioinet nous apparaît comme formée de deux éléments : l’élément araméen, venu du Nord, et l’élément himyarite ou sabéen, venu du Sud. Ainsi se trouvent confirmées les traditions hébraïques qui représentaient les Arabes comme un mélange d’Araméens se rattachant à Abraham, et par lui à la Alésopotamie, et de Couchites. Au milieu de ces deux groupes de populations, l’élément arabe, à proprement parler, se réduit à bien peu de chose. L’écriture arabe n’était que l’écriture d’une tribu, celle des Coréischites. C’est Mahomet qui en a fait la fortune. 11 en a fait l’écriture du Coran, et l’a ainsi imposée à tous les peuples qui ont accepté l’islamisme. Non seulement elle s’est rendue maîtresse de l’Arabie, mais elle est devenue l’écriture du monde turc et persan, et elle s’est substituée, chez les musulmans, à toutes les autres écritures, dans l’Afrique du Nord, dans l’Asie centrale et jusque dans l’Extrême Orient.

Nous avons réuni dans le tableau ci-contre les alphabets himyarite, éthiopien et ghez. A leur suite, nous donnons les lettres de l’alphabet safaïtique d’après M. Halévy; on Irouvera à la fin de son Essai sur les inscriptions du Sofa, planche I, la série complète des différentes formes que j’evêt chaque lettre. Le tableau inséré par M. Euting daiis sa Semüisclie Schrifltafel, et qui est fait d’après les travaux de MAL Blau et D. H. Muller, est fautif et ne doit pas être consulté. Lue dernière colonne enfin est consacrée à l’alphabet berbère, dont il va être parlé.

INSCRIPTIONS DU SAFA.

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