‹ Histoire de l'écriture dans l'antiquitéChapitre 84 sur 112 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

(le courtes inscriptions sur la pierre, ou sur des amulettes, des armes et des bijoux. 11 en r(5sulte que les inscriptions berbères, anciennes comme modernes, ont un intérêt fort restreint et ne nous fournissent qu’un nombre de mots très limité.

L’existence de l’écriture libyqne avait été révélée, dès 1 63 1 , par la découverte de l’inscription bilingue de Dougga, Ce n’est toutefois cju’en i8/i3 que l’analyse de cette inscri])tion permit à M. de Saulcytd de déterminer la valeur de la plupart des caractères libyques. Ces études ont été poursuivies par le D’’ Judas et par quelques autres. Pendant près de trente ans, un travailleur infatigable, le D*' Rebond, a recueilli et publié successivement dans les Mémoires de la Société archéologique de Constanline toutes les inscriptions libyques qu’il rencontrait dans ses courses. Un grand nombre de ces inscriptions éparses ont été réunies en un volume, en 1870, par le général Faidherbe.

Enfin, M. Halévy, s’aidant, d’une part, des décliilîrements de ses devanciers, qu’il inodifie sur certains points, de l’autre, de sa connaissance des langues berbères, a tenté de donner la traduction complète de 260 inscriptions libyques dans ses Etudes berbères, qui ont paru dans le Journal asiatique^'^K Plus récemment encore, M. Letourneux a fait, au Congrès des orientalistes de Florence une communication dans laquelle il propose d’autres valeurs pour plu-

Journal asiatifjiæ , février i8/i3.

Journal asiatique, février-mars et oclobre-novenihre 1 87/1. Tirage à part, Paris, Impr. nat. , 1878.

Du cUcliiffrement des inscriptions lihuco-herhhres. [Alli del IV Congrcsso internationale degli orientalisli , nel sctteinhre i8j8, I. I, Firenze, 1880, p. 57 il 75.)

ÉCRITURE RERBÈRE.

sieurs caractères de l’alphabet libyc[ue. Ces divers systèmes ont été résumés et discutés par M. Tissot dans sa Géographie de l’Afrique romaine et pourtant, malgré tant de travaux, on ne peut pas dire cjue nous soyons arrivés à une intelligence complète des inscriptions libyques, M. Duveyrier vient de leur consacrer dans les Instructions pour la recherche des antiquités dans le nord de l’Afrique^-\ qmbliées par le ministère de l’instruction public|ue, une notice substantielle, qui donne une idée exacte de l’état de la c[ueslion. On y trouvera des spécimens des formes successives de l’écriture berbère, depuis l’inscription de Dougga jusqu’aux inscriptions modernes en caractères tefînagh. M. Duveyrier y a joint une carte des localités qui ont fourni ces inscriptions et un tableau très complet des lettres, tant anciennes que modernes, avec l’indication des valeurs que les différents auteurs leur ont assignées.

Nous prendrons comme exemple de l’ancienne écriture libyque une inscription bilingue, libyque et néo-punique, découverte à Bordj-Halal, entre Hammam-Darradji (Bulla Begia) et Cliemtou (Simittu), et donnée par M. Goguel au musée du Louvre. La partie néo-punique a été publiée par M. Euting {^Zeitschr. der d. Morg. Ges., t. XXIX, iSyS, p. 289); l’inscription entière par M. Tissot (^Géographie de l’Afrique romaine, t. I, p. 52 3)

Tissot, Géographie comparée de h province romaine d’ Afrique , t. I, Paris, 188/1, p. Siô-Say.

Instructions adressées par le Comité des travaux historiques et scientifiques. Recherche des antiquités dans le nord de l’Afrique. Conseils aux archéologues et aux voyageurs (piil)lid par les membres fie la Commission d’itlge'rie et de Tunisie), Paris, Leroux, 1890, p. /iS-Ga.

0) Yoir aussi Faidberbe, Comptes rendus de l’Académie des inscriptions, 1882, p. 16-19.

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