INSCRIPTION BILINGUE
BE.HBÈRE RT NEO -PUNIQUE DE CHF.MTOU
ÉCRITURE REREÈRE.
L’inscription libyque est la traduction par à peu près de l’inscription néo-punique W. Elle débute par les mots Jgaouhan, fils de Kanradal. Peut-être faut-il voir dans les
deux caractères OU M qui se lisent à la ligne de
gauche, en haut, le commencement des mots : (fils de Me[sial]. n Le sens de la suite nous échappe.
On remarquera que nous rendons le signe 1 par un n, comme M. Letourneux, Nous n’assignons pas de valeur au caractère = , dont la fonction n’a pas encore été déterminée d’une façon satisfaisante; nous ferons seulement observer qu’il sert très fréquemment à séparer les mots, principalement lorsqu’ils ne sont pas reliés par la particule OM = « fils de fl.
Il faut reconnaître que si l’on est arrivé, pour les noms propres, à des résultats assez satisfaisants, on retombe, dès qu’on sort de l’onomastique, dans de grandes obscurités. Quand on étudie les inscriptions réunies dans les Etudes berbères, on s’aperçoit bientôt que la première partie de ces textes se compose presque invariablement de noms propres, libyques, puniques ou même latins, que M. Halévy a lus avec beaucoup de sagacité, et qui sont séparés par le mot ou, correspondant à riiébreu ben et fils a; mais ensuite vient une série de mots, bas, vermima, massiva, makouda, massahra, c[ui ne sont pas précédés de la particule ou, sauf de très rares exceptions. M. Halévy les prend également pour des noms propres. Alors il faut admettre, ou bien qu’on a indiqué la parenté pour le premier degré de la généalogie et qu’on l’a omis pour les autres, ou que nous avons sur la même pierre les
Suivant M. Euliiig, la pierre ne portail priniitivenicnl tpi’une inscription libyque, et l’inscription lu^o-punique aurait <^t(^ ajoutée après coup. Nous croyons qu’il se trompe.
TUOISIÈME PARTIE.
noms Je plusieurs individus, l’un avec sa généalogie, les autres sans généalogie. Suivant M. Letourneux, ces noms seraient ceux du défunt et des témoins de l’acte de décès: cela est contraire à toutes nos idées sur les inscriptions funéraires. Il est impossible de ne pas être frappé de la monotonie de ces mots opposée à la grande variété des noms propres. Sans prétendre les traduire, on est bien tenté de se demander s’ils ne cacheraient pas des formules?
L’inscription n° 29 de M. Halévy est une inscription bilingue de la Cliefiah), qui est ainsi conçue :
C IVLIVS . . .
LVS-VET-DONIS
DONATIS-TORQVI
BVS-ET-ARMILLIS