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alphabets, avec les valeurs assignées à chaque lettre par M. Heiss, Ces lettres offrent de nombreuses variantes dont quelques-unes nous surprennent, et l’on serait tenté au premier abord de leur donner d’autres attributions; mais, à supposer même que toutes ne soient pas également certaines, 011 trouvera dans la réunion de ces caractères de précieux éléments d’information.
Grâce aux légendes grecques frappées sur des monnaies de la même famille, on est parvenu à lire les noms de villes ou de peuples qui figurent sur les monnaies celtibériennes; mais la langue dans laquelle ces légendes sont écrites nous est inconnue ; les rares inscriptions ibériques que l’on possède en dehors des monnaies h) déroutent nos investigations.
L’origine de l’écriture ibérique est fort obscure. L’idée la plus répandue est que l’écriture aurait été importée en Espagne par les Phéniciens ou par les Grecs. Les lettres celtibériennes présentent des ressemblances nombreuses soit avec l’alphabet phénicien, soit avec les alphabets grécoitaliotes; mais les différences sont non moins grandes, si bien qu’il est dilïicile d’établir leur dérivation directe, soit de l’un, soit de l’autre de ces alphabets. Si l’alphabet ibérique est né directement du phénicien, il faut admettre qu’il en est né à une époque très reculée et qu’il n’a guère varié depuis, car c’est par ses formes les plus anciennes que le phénicien lui ressemble; mais, à côté de lettres qui rappellent l’alphabet phénicien, il en est d’autres, beaucoup plus nombreuses, qui sont conçues dans un tout autre esprit et ne peuvent guère s’expliquer que par l’alphabet grec. A cette dilïiculté s’en joint une autre, qui vient de la pro-
Huebner, Inscriptiones Ilispanicv latinœ {C. I. L., vol. Il, n°* 43 18“, 44 2/»“).
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