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TROISIÈME PARTIE

de l’écriture ogamique. Grâce aux travaux de MM. WhiÜey Slokes, S. Ferguson et John Rhys, nous la lisons aujourd’hui sans difficulté. M. Hühner a publié, avec le concours du dernier de ces savants, les inscriptions ogamiques de la Grande-Bretagnefd. M. Taylor a également abordé la question de l’origine de l’alphabet ogamiquéf^h

Voici le tableau de cet alphabet tel que l’a dressé M. d’Arbois de Jubainville. 11 présente quelque ressemblance avec un arbre grossièrement dessiné; aussi a-t-on donné â chaque lettre le nom d’un arbre ou d’un arbuste :

idbadh ttif)).

edhadh «Iremble».

ur K bruyères.

oim (! genêt )i.

ailm « sapin n.

ruis (t sureau».

X QU lï

î sO’flj/’tf prunier sauvage».

ngedal tf roseau».

gort tt lierre».

muin «ronce».

qii

queirt nponimier»,

coU «coudrier».

terne.

duir «chêne».

huath «aubépine».

nion «frêne de plaine»

suit «saule».

fern «aulne».

luis «frêne de montagne

beith «bouleau».

histcriptiones Britnnniœ christinme , Berlin, 187G.

Greelcs and Gotlis, London, 1878. Cf. The Alphabet, II, p. 22.0-9*37.

ALPHABET OGAMIQUE.

L’alphabet ogamiqiie se divise donc en cpiatre sections, dans chacune desquelles les mêmes éléments reparaissent, différemment disposés. Les lettres sont formées de barres parallèles dont le nombre varie de une à cinq, placées à droite, à gauche ou sur le milieu d’une ligne verticale. Ainsi, on aura une barre à droite de la ligne pour h, deux pour l, trois pour/, quatre pour s, cinq pour n. Quelquefois les consonnes de la troisième série sont exprimées par des barres obliques, de même longueur que les voyelles. Les voyelles sont formées de gros points placés sur la barre verticale, ou de barres plus courtes.

Les lettres de l’alphabet ogamique sont : a, b, c, d, e, f, g, h, i, l, m, n, o, q, r, s, t, v, x, -f agma.

M. d’Arbois de Jubainvilleu démontré que cet alphabet dérivait, pour la valeur des lettres, non pas directement du phénicien, il possède les voyelles, ni de l’alphabet grec, il possède Vf que les Grecs ont perdu très tôt et d’autre paid le O-, le f et le lui manquent, mais de l’alphabet latin de l’époque classique, qui se composait des vingt et une lettres suivantes :

ABCDEFGHIKLMNOPQ RSTVX

Les Irlandais ont laissé tomber le h, qui faisait double emploi avec le c, et lep, que leur langue ne connaissait pas avant saint Patrice, c’est-à-dire avant le siècle Pour compléter le nombre 20, ils ont enfin créé Yagma.

Afin de mieux faij*e comprendre par un exemple le système de cette écriture, qui paraît unique en son genre, nous

D’Arbois de Jubainvitle, p. 92,23.

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