‹ Histoire de l'écriture dans l'antiquitéChapitre 95 sur 112 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

reproduisons ici, d’après M. Georges Stephens W, l’inscription bilingue de Saint-Dogmaers-Abbey, où l’irlandais primitif Sagramni maqui Cunatami est rendu en latin par Sagrani fili Cunotami :

Le caractère dominant de l’écriture ogamique est cette régularité absolue qui prête à l’alpbabet quelque chose de schématique et de conventionnel et porte à y voir une œuvre ci'éée d’une façon théorique, tout d’une pièce. Il esl pourtant permis de se demander si cette régularité a toujours été aussi rigoureuse.

Un passage d’un manuscrit de Saint- Gall écrit au siècle est de nature à fournir quelques lumières sur ce point. Après avoir donné deux alphabets runiques, l’auteur poursuit en ces termes :

^lis-runa dicuntur, quæ J, üttera per totum scribuntur, ita ut quotus versus sit primum brevioribus J,, quæ k (c?) littera sit in versu longioribus ] scribatur. Ita ut nomen corvi scribatur bis litteris ita :

ll.ii.lü

The olil norlheni runic Monuments, t. I, i8G6, p. 58. Grimm, Ucher clenlsche Uinicn, p. 1 1 o-i 1 3 , noie.

ALPHABET OGAMIQUE.

^ Lagorum dicuntur, quæ ita scribuntur per T litteraii), ul nomen corvi :

r. rrrrrr. m. rrrrrrrr. r. rrrrr. r. rr. rr. rrr.

f Halialruna dicuntur, istæ quæ in sinistra parle quolus versus ostendilur, et in dextera quota liltera ipsius versus sit •

xs

xs

a dicuntur, quæ supra in punctis quotus sit ver-

sus subtiliter ostendunt :

sed abquando mixtim illas faciunt, ut supra sint puncti qui litteram siguificant, et subter ordo versus.

ff Clofruna dicuntur, quæ pulsu efficitur distinctis perso nis et litteris, ita ut primum incipiatur a personis, poslca a litteris. n

Les alphabets que ce passage nous fait connaître appartiennent à la famille oga inique, cela ne me paraît guère douteux, quoique personne ne s’en soit avisé, que je sache; mais ils sont traités très différemment de celui que nous avons reproduit plus haut; c’est le même principe et ce sont les mêmes éléments, mais autrement combinés, et leurs différences témoignent d’une grande diversité dans les alphabets des peuples celtiques. Le troisième surtout, avec ses traits obliques, qui viennent se souder à angle aigu sur la hampe.

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