Eeproduit du Manitoba du 10 avril
De son côté, le nouvel archevêque, qui avait pris pour devise le conseil de saint Paul, depositum custodi, «garde le dépôt2», s 'efforçait de toutes manières — par des communications à la presse, par des sermons, des réponses à des discours de bienvenue, et même par de longs voyages — de promouvoir un changement dans les lois persécutrices. Tout fut inutile. Ceux qui détenaient le pouvoir à Winnipeg se raidirent contre toute idée de conciliation. H faut admettre aussi que certains catholiques, au Manitoba et dans la province de Québec, eurent alors le grand tort de faire de cette question une question de parti. Un Canadien-français — partant un catholique — PHon. Wilfrid Laurier, politicien habile autant qu'orateur distingué, était alors le chef de l'opposition libérale au parlement canadien. H commençait à faire des promesses qui portaient beaucoup de ses adhérents catholiques à espérer plus de lui que des conservateurs protestants qui étaient au pouvoir à Ottawa.
Cette situation avait probablement pour effet d'enhardir encore le gouvernement provincial à rejeter les offres conciliantes des autorités fédérales qui, en date du 25 juillet 1895, suggéraient un compromis pour remédier à la situation et empêcher toute intervention du gouvernement central. Greenway déclarait, le 21 décembre 1895, qu'il «rejetait positivement et définitivement la proposition