‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadien (volume 2)Chapitre 45 sur 86 · Lettre de Mgr Deniers; Victoria, 21 janvier · texte numérisé non relu

Lettre de Mgr Deniers; Victoria, 21 janvier

18. On dit qu'entre 1849 et le commencement de 1852 l'un d'eux qui avait résidé à Olympia, alors les quartiers généraux du supérieur

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devint alors la résidence officielle du P. Louis- Joseph D'Herbomez, le vicaire des missions oblates sur le Pacifique. De là, il dirigea les établissements de sa congrégation qui se trouvaient déjà dans ce qu'on appelait alors l'Orégon, ainsi que ceux qui n'allaient pas tarder à se fonder sur l'Ile et dans la partie continentale de la Colombie Britannique.

On sentait que peu de bien pouvait se faire aux indigènes en contact journalier avec les blancs, vu que la conduite désordonnée de ceux-ci était toujours une pierre d'achoppement pour ceux-là. La découverte de riches mines d'or sur le continent amena aux portes de l'évêque une vague d'humanité qui demandait toute son attention. Dans l'impossibilité d'exercer une influence appréciable sur les nouveaux venus d'âge mûr, M61- Demers concentra ses efforts sur la jeunesse. En 1858, il se rendit de nouveau au Canada, d'où il revint le 5 juin de l'année suivante avec quatre sœurs de Sainte- Anne, institut qui venait de se fonder dans le Bas-Canada. C'étaient les sœurs Marie du Sacré Cœur (dans le monde Salomé Valois), Marie- Angèle (Angèle Gauthier), Marie-Luména (Virginie Brasseur), et Marie de la Conception (Mary Lane).

Ces courageuses femmes établirent aussitôt à Victoria une école pour les filles des blancs, mesure que l'évêque avait rendue plus facile par l'acquisi-

ûes Oblats en Orégon, demeura presque en permanence au fort Victoria, (Cf. Begg, History of British Columbia, p. 478; Toronto, 1894).

tion préalable de six petits terrains, ou «lots de ville », sur lesquels il construisit aussi sa résidence ainsi que sa cathédrale.

Avec le prélat vint aussi du Canada un prêtre d'une grande bonté qui devait passer plus de quarante ans dans son pays adoptif, généralement en qualité de chapelain des religieuses et comme pasteur de Quamichan, village indien au soin duquel fut bientôt après ajoutée la desserte des quelques blancs qui s'étaient établis dans son voisinage. C'était l'abbé Pierre Eondeau, natif de Berthier, Bas-Canada, où il était né le 19 juillet 1824. Il avait été ordonné à Montréal le 30 août 1857.

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