Précédemment de Walla-Walla, aujourd'hui Seattle
3. Mgr A.-Magloire Blanchet, frère de l'archevêque du même nom.
4. Il avait quitté la France avec Mgr F.-N. Blanchet et en compagnie d'une nombreuse caravane apostolique le 2 fév. 1847, et était arrivé en voilier à l'embouchure de la Colombie le 13 août de la même année. Il fut ordonné prêtre le quatrième dimanche du mois de septembre suivant.
suite d'un accident de chasse5 avait renoncé à la prêtrise, alla l'aider à se construire une espèce d'abri en attendant l'érection d'une résidence plus substantielle au cas où la nécessité d'une mission permanente parmi ces Indiens devint évidente.
Ecrivant à propos des Indiens évangélisés par l'évêque du diocèse, le P. D'Herbomez remarque que, bien que dix années se soient écoulées depuis son passage au milieu d'eux, «pour ne pas oublier ces heureux jours, quelques sauvages ont imaginé de marquer chaque jour et chaque dimanche qui se sont écoulés depuis lors en faisant un nœud chaque jour sur une ficelle. Leur petite corde a maintenant environ cent mètres de longueur 6 ».
Comme les missions indiennes ont été longtemps à peu près l'unique souci des prêtres de la province du Pacifique et sont restées l'objet principal du zèle d'un grand nombre d'entre eux, il convient d'apprendre au lecteur le cérémonial qui y fut suivi dès les débuts pour la réception du missionnaire par les différents villages échelonnés sur la Côte et éparpillés dans l'intérieur des terres.
Aux yeux des aborigènes et grâce aux instructions qu'on leur donna, le prêtre était par-dessus tout l'homme de Dieu, un être tout à fait à part dans la création, auquel trop d'honneurs ne sauraient être
5. Pendant qu'il était à l'affût de canards, la décharge de son fusil, qui partit par accident, lui coupa un doigt, et dans son humilité il se considéra dès lors exclu du service des autels jusqu'à ce que ses supérieurs lui eussent persuadé de se laisser ordonner.