‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadien (volume 2)Chapitre 49 sur 86 · Numéro du 3 juin · texte numérisé non relu

Numéro du 3 juin

En outre, on s 'opposait énergiquement aux unions immorales entre les blancs et les sauvagesses, et l'on commençait à dire que the squaws are ail leaving the ivhite men, and there is the greatest excitement, « les femmes indiennes quittent toutes les blancs, et il y a le plus grand émoi », ainsi que l'écrivait alors le P. Fouquet, qui citait par là un passage d'une lettre qu'il venait de recevoir d'un Anglais 10.

Nous devons citer comme décrivant encore mieux la merveilleuse transformation opérée par une poignée de prêtres français au milieu des Indiens de la Colombie Britannique une lettre qui parut vers le même temps dans le British Colonist de Victoria. Cette lettre a trait aux sauvages de l'Ile, et montre par conséquent que les succès des missionnaires étaient partout les mêmes. Le correspondant commence par faire allusion à l'évêque anglican de Victoria, dont le diocèse jouissait d'une fondation de 25,000 livres sterling, soit 121,250 francs:

« Après qu 'un ecclésiastique distingué a tant dit qui est de nature à tromper le public éclairé de la Grande-Bretagne, concernant l'influence de la religion catholique sur notre population aborigène, je suis forcé, bien malgré moi, de faire une déclaration nette des faits.

« Je réside dans le district susmentionné [celui de Cowitchan], au milieu d'environ 2,000 Indiens qui, il y a dix-huit mois, étaient adonnés à la boisson,

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