Mission Saint-Paul, 9 nov
ce côté. Ce jeune prêtre passa six mois à étudier le sauteux sous Belcourt, après quoi il se rendit à la baie des Canards pendant que son professeur allait (18 mai 1842) avec des hommes et des matériaux bâtir une église à Wabassimong.
Arrivé à la baie des Canards, M. Darveau eut le regret de voir qu'un ministre anglican, le premier qui, au dire d'Alexandre Ross, eut « levé le pied en faveur des sauvages depuis le départ de M. West » en 1823 ^*, jetait dans le voisinage les fondations d'une station rivale, qui ne devait pas peu contribuer à embarrasser les Indiens et les rendre incertains sur la ligne de conduite qu 'ils avaient à suivre.
Ce ministre était le Rév. Abraham Cowley, un des représentants de la Clmrcli Missionary Society, société biblique d'Angleterre.
Pourtant, les premiers travaux de M. Darveau ne furent pas tout à fait stériles. Mais toutes ces différences dans le Credo, trahies maintenant par la prédication du ministre, étaient comme une énigme incompréhensible pour l'esprit des naturels. Comme le dit un des chefs au prêtre : « Tu nous dis qu'il n'y qu'une religion qui peut nous sauver et que c'est toi qui l'as ; M. Cowley nous assure que c'est lui qui l'a : lequel de vous deux blancs dois-je croire? »
Puis se ravisant après une longue pause pendant laquelle il avait fumé son calumet et conféré avec ses gens :
— Je vais te dire la résolution que mon peuple et