‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 122 sur 195 · liid · texte numérisé non relu

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Dans une autre lettre écrite un peu plus tard, [ Provenclier décrit l'état pitoyable sous ce rapport i des Indiens qui l'entourent. Puis, en venant à ses propres efforts, pour améliorer la situation, il écrit ce qui suit : « Ici les sauvages sont perdus par le whiskey et la bière que chacun fait. Tout cela se fait du côté des protestants; un ou deux catholiques à gros grains font de la bière, mais, je crois, point de whiskey. D 'autres y ont renoncé et embrassé la tempérance que j'ai établie dans le courant de l'hiver. J'ai enrôlé une grande partie des ivrognes. Il faut la tempérance ici, ou ne s'attendre qu'à un ministère stérile \ »

C'est toujours de l'abstinence complète de toute boisson alcoolique que parle l'évêque de Juliopolis. ^

« M. Mayrand est toujours faible », ajoute-t-il, comme pour donner à entendre qu'on ne peut raisonnablement attendre beaucoup de lui. Quant à M. Darveau, « il a fait du bien partout où il a pénétré », assure-t-il.

Pauvre M. Darveau! L'heure allait bientôt sonner où il ne pourrait plus faire d 'autre bien que celui qui résulterait du souvenir de son dévouement et de ses vertus apostoliques. L'été de 1844, M^ Signay qui, le 13 juillet de cette année, avait été nommé archevêque de Québec, fut attéré à la réception d'une lettre dans laquelle le prélat missionnaire lui disait :

« On est venu du fond du lac Manitoba m 'annon-

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