‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 35 sur 195 · The Great Company, vol. II, p. 118; Londres · texte numérisé non relu

The Great Company, vol. II, p. 118; Londres

21. En 1815 John Macdonell vendit ses intérêts dans la compagnie du Nord-Ouest et se retira à la Pointe Fortune, dans le canton de Hawkesbury, où il établit un magasin et une ligne de bateaux faisant périodiquement le trajet de Montréal. En sept. 1814, il résidait au Long Sault, sur le Saint-Laurent, où il donna une généreuse hospitalité à Gabriel Franchère et à son parti d'Astoriens qui s'en revenaient de la Colombie. Juste trois ans plus tard (17 sept. 1817), il s'y trouvait encore, et reçut la visite d'un parti qui venait du même pays. Koss Cox remarque à propos de l'ancien traiteur:

"Nous rencontrâmes là un ancien associé de la compagnie du Nord-Ouest, M. John McDonald {sic), qui insista pour que nous visitions sa maison. . . Ce monsieur était un stricte catholique romain, et pendant sa résidence dans les pays sauvages, les Canadiens le distinguaient d'autres individus du même nom en l'appelant Le Prêtre, à cause de la manière rigide avec laquelle il faisait suivre à ses gens les différents jeûnes de l'Eglise catholique. . . Cette circonstance, jointe à ce qu'en disaient les voyageurs, m'avait porté à m'attendre trouver un second Saint François dans M. McDonald. Mais, au lieu du moine austère, nous vîmes dans l'ancien traiteur un vieillard satisfait et de bonne humeur, aussi bien qu'en bonne santé.

" Ce q\u prouve ", ajoute l'auteur anglais, " que la véritable piété

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L'influence de la religion était des pins nécessaires pour contenir dans de justes bornes des gens qui, émancipés de toute loi humaine, étaient dévorés d'une soif ardente d'or, représenté par les pelleteries, et devaient se faire une guerre à outrance pour la possession d'un pays qu'une faction réclamait en vertu d'une charte royale, tandis que l'autre était non moins sûre de ses droits qu'elle basait sur sa priorité de découverte, sans compter qu'elle considérait ce pays comme ayant été dévolu au Canada lors de sa cession à la couronne britannique.

Mais Dieu, qui sait tirer le bien du mal, avait décrété que l'instrmnent de l'établissement permanent de son Eglise dans ces lieux lointains et sauvages serait un homme qui n'appartenait point à son corps visible. Il voulait aussi que même les excès dont les traiteurs devaient se rendre coupables fussent le moyen de hâter l'accomplissement de ce dessein.

n'est point incompatible avec la gaieté sociale " (Adventures on tJie Columbia Biver, pp. 302-03).

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