‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 54 sur 195 · Montréal, 7 nov · texte numérisé non relu

Montréal, 7 nov

cosse et d'Irlande®, et, de plus, les Canadiens sont toujours avec nous, et nous allons avoir une vaste accession à nos rangs dans les gens de ce pays même. Il y a des centaines de Canadiens libres qui errent autour de notre colonie. Ils ont des familles par des femmes indiennes et sont tous dans un état déplorable faute de secours spirituels.

« Une grande moisson religieuse pourrait aussi se récolter parmi les indigènes qui nous entourent. Leur langue est celle des Algonquins. Ils sont faciles à mener et bien disposés, étant donné la corruption des mœurs introduite au milieu d'eux par des traiteurs rivaux et d'autres habitudes démoralisatrices.

« J 'ai appris avec grand plaisir que vous envoyiez cette année deux missionnaires jusqu'au lac la Pluie. Je serai heureux de donner passage dans mon canot à l'un de ces messieurs d'ici* à la rivière Eouge, qui n'est qu'à six jours de marche de là. S'il devait rester en permanence avec nous, la Compagnie lui fournirait une fois par an le moyen d'aller voir ses confrères dans la vigne du Seigneur au lac la Pluie ^ »

C'était là, il faut l'admettre, des sentiments bien réellement chrétiens.

3. Nouvelle preuve que nous avons raison de prétendre que le nombre des catholiques parmi les premiers émigrés d'Europe à la Eivière-Rouge était assez considérable.

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