‹ Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadienChapitre 59 sur 195 · Samuel Gale à Mgr Plessis, 29 janr · texte numérisé non relu

Samuel Gale à Mgr Plessis, 29 janr

chances de faire impression sur l'évêque de Québec. A rencontre de ses conseils temporisateurs, M^"" Plessis lui écrivit, le 8 mars 1818, qu'il voyait maintenant qu'une mission permanente était nécessaire à la Rivière-Rouge, remarquant en même temps que « si, pour travailler au salut de ces pauvres chrétiens, il faut attendre que les deux compagnies aient cimenté une paix que l'une et l'autre se croient intéressées à reculer, on ne fera rien avant dix ans et peut-être davantage )>•.

Le prélat pourra paraître pessimiste à ceux qui ne saisissent point la véritable situation dans ce pays si affligé à l'époque où nous sommes rendus dans notre récit. Personne n'eut alors pu prévoir que, dans trois ans, la source de toute difficulté aurait été éliminée par la fusion des deux factions rivales en un tout homogène sous l'ancienne raison sociale de compagnie de la baie d'Hudson.

Il est très probable que la mission catholique contribua largement à cet heureux dénouement, en rendant impossibles les actes de violence sans lesquels la rivalité des deux adversaires ne pouvait plus s'exercer. Toute lutte par des moyens honorables étant dès lors à peu près hors de la question, la disparition de l'une des deux compagnies s'imposait ".

Le résultat des requêtes et pétition dont nous venons d'entretenir le lecteur fut l'envoi dans l'Ouest des deux prêtres qni devaient fonder l'Eglise de

11. La coalition des deux compagnies fut effectuée le 26 mars

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Saint-Boniface. Il fut même décidé qu'une autre mission serait en outre ouverte au Sault Sainte- Marie ou au fort William, laquelle ne devrait pourtant pas être de caractère absolument permanent ''.

12. Lettre de Mgr Plessis à M. Tabeau, curé de Boucherville ; Québec, 8 mars 1818. Voici un passage de la lettre dans laquelle le prélat annonçait sa décision à Lord Selkirk : " Eien ne pouvoit mieux entrer dans mes vues que la requête que M. Gale me fit parvenir au mois de janvier dernier de la part des habitants de la Eivière-Rouge. Je suis rempli de consolation à l'idée de l'établissement solide d'une mission catholique qui peut devenir d'une importance incalculable au vaste territoire qui l'environne. La protection de Votre Seigneurie, l'intérêt qu'y met Son Exe. le Gouverneur-en-chef, le zèle des plus respectables citoyens de Montréal, les souscriptions déjà reçues, tout cela me persuade que la divine Providence veut favoriser cette

entreprise. " /->, i

L'évêque lui annonce alors qu'il va envoyer dans l'Ouest deux prêtres et un séminariste. Il demande en même temps si le comte a fait des plans pour rendre leur voyage plus facile et leur séjour à la Eivière-Rouge supportable (18 mars 1818).

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