Diunouliu à Mgr Ples^sis, 30 août
l'église de saint-boxiface 135
Découragés à la vue des dégâts causés par cette invasion, les Canadiens se rendirent à Pembina, quelque soixante milles plus haut. Le vicaire général se vit par là dans la nécessité d'envoyer à cette localité son confrère, M. Dumoulin, avec le séminariste Edge.
Pembina se trouvant plus près de la route ordinaire des bisons, contenait déjà toute une population canadienne et métisse. M. Dumoulin mit de bon cœur la main à la charrue. Non content d 'enseigner la science du ciel à son peuple, il voulut encore lui donner quelques connaisances des choses de la terre. Dans ce but, il ouvrit immédiatement une école, qu 'il confia aux soins de M. Edge. Cette école eut bientôt soixante enfants et aurait pu en compter quatrevingts sans la distance qui séparait ce centre de population des troupeaux de buffles sur lesquels on avait à compter pour la nourriture quotidienne ".
Le zèle pour l'instruction du peuple mena même plus loin le missionnaire. Ayant fait la connaissance d'un jeune Canadien du nom de Legacé, qui avait une éducation passable, il porta les gens de la plaine à profiter de ses services comme maître d'école pour leurs enfants. Legacé alla passer l'hiver avec l'un des campements les plus nombreux, et en peu de temps il put se vanter d'avoir plus d'élèves même que M. Edge '^
Cette activité pour l'éducation ne fut ]3as unique-