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par i, on n’ajoute pas la terminaison du nominatif, qui, en ce cas, n’est que le nom pur et simple.
2* Souvent les mots terminés en a insèrent entre cette finale et les terminaisons casuelles la consonne h euphonique. Ils se déclinent alors comme les mots terminés par une consonne, excepté pour le vocatif dans lequel Yk disparaît, et le vocatif devient (i)-a, selon la règle ordinaire.
3° Les noms terminés par une voyelle, font quelquefois leur nominatif en ajoutant ka au lieu de i, les autres cas restant les mêmes.
Lorsque le nom se termine par une consonne autre que l, on
insère avant la terminaison de l’instrumental la lettre euplio
nique eu. Ex. :
sarâm ,
homme.
Nominatif :
sarâm-i ,
l’homme.
Instrumental :
sarâm-[eu)-ro ,
par l'homme.
Génitif :
sarâm-euè ,
de l’homme.
Datif :
sarâm-ékê,
à l’homme.
Accusatif :
sarâm-eul ,
l’homme.
Vocatif :
sarâm-a ,
ô homme.
Locatif :
sarâm-è,
dans, sur l’homme.
Ablatif:
sarârn-esiô,
de l’homme.
Déterminatif :
sarâm-eun ,
quant à l’homme.
Nota. — 1° Les mots terminés en ruj, insèrent quelquefois un h euphonique avant les terminaisons casuelles, excepté au vocatif. Avec l’/t euphonique le datif est indifféremment héké ou heuéké, l’ablatif hésiô ou lieuésio.
2° Le plus grand nombre des mots terminés en s et quelques-uns terminés en p, insèrent un s ou ts euphonique avant les terminaisons des cas autres que le vocatif, ce qui entraîne certains changements euphoniques : inst. (s-â)ro, dat. ( s)-èké , accus, (s)-ôl, etc...
Lorsque le mot se termine par la consonne /, la terminaison rode l’instrumental devient par affinité lo. Ex. :
Nominatif :
Instrumental :
Génitif :
etc., etc.
pal , pied.
pal-i , le pied (pron. : par-/, v. pl. II, Obs.)
pal-lo, par, avec le pied.
pal-eué , du pied (prononcez : par-eué).
Le pluriel de tous les mots se forme en ajoutant la terminaison teul , et se décline suivant la règle précédente. Ex. :
Sarâm, homme, sarâm-tcul , les hommes, sarâm-teul-i , saràm-teul-lo, sarüm-teul-cué, sarâm-teul-ëkê, etc. (Prononcez : sarâm-teur-i, sarâm-teur-euè, sarâm-teur-éké, etc.)
Deux remarques compléteront cet exposé des règles de la déclinaison coréenne. 1° Dans un certain nombre de mots terminés soit par une consonne, soit par une voyelle, l’usage a remplacé la terminaison èkè du datif, par la contraction kké. *2° En
coréen, comme dans la plupart des langues agglutinatives, on indique certaines nuances de signification, en surajoutant les unes aux autres les terminaisons de divers cas. Ainsi on rencontre les terminaisons composées : ké-ro (dat. instr.), ké-ro-siô (dat. instr. abl.), etc.
Adjectifs. — En coréen, il n’y a pas d'adjectifs proprement dits. On les remplace par des substantifs ou par des verbes.
Quand un adjectif indique la matière d’un objet, sa nature, son essence distincte, et qu'il peut, en français, se remplacer par un nom au génitif, comme dans les expressions : âme humaine (d'homme), brise printanière (de printemps), cet adjectif se rend en coréen par un substantif que l'on place avant le nom qualifié.
Exemples : langue coréenne, tsio-siôn-mal (Corée-langage) ; l’oreille humaine, sarâm-koui (homme-oreille). Le premier substantif reste toujours invariable, et le second seul se décline.
Les adjectifs qualificatifs, comme: bon, grand, puissant , sont remplacés par des verbes, de la manière suivante. Si l’adjectif est seul avec le substantif, on se sert du participe relatif passé, qui se place avant le substantif et demeure invariable. Si, au contraire, l’adjectif est l’attribut de la proposition, le verbe se met après, au temps voulu.
Exemple : le verbe neutre kheu-ta signifie : être grand ; son participe relatif passé est kheun, qui a été grand, qui est grand. Les expressions : une grande maison, de grandes maisons, à une grande maison, etc., se diront : kheun tsip , kheun tsip-teul, kheun tsip-ékè , etc. Si, au contraire, on veut traduire : la maison est grande, la maison sera grande, la maison était grande, on dira : tsip-i kheu ta, tsip-i kheu-ket-ta , tsip-i kheu-tôni, etc., en conjuguant le verbe kheu-ta dont tsip est le sujet.
On se sert presque toujours comme adjectif du participe relatif passé, parce que la qualité existe dans l'objet antérieurement à l'affirmation qu’on en fait. Avec les expressions : digne de, propre à, probablement, etc., on emploierait le participe relatif futur, parce que ces expressions impliquent une nuance de fut u ri té.
Tous les mots coréens peuvent devenir adjectifs, à l’aide des participes du verbe être ou du verbe faire. (Voir divers exemples dans le Pater et Y Ave, pi. 111, IV.)
Les participes relatifs employés comme adjectifs, deviennent quelquefois de véritables substantifs et se déclinent comme tels.