DB L*ÉGL1SB DE FRANCK
bienfaiteurs de l'humanité. Il travailla activement à corriger les abus de la féodalité et à dissiper les ténèbres de l'ignorance. Par ses exemples et par les encouragements qu'il donna aux moines et aux clercs , seuls instituteurs de l'époque , il contribua puissamment aux progrès de la science et de la civilisation ^ Le peuple a voulu en faire un saint. Quoique l'Église n'ait pas ratifié sa sentence, le témoignage qu'il rendit à ses vertus n'en est pas moins une auréole glorieuse que trop peu de rois ont méritée.
iiî.
Le roi Henri. — Goerrcs de fkmllle — AAreote famlDe qui riTife toate la PrAnce. «^ DévoMment dv elcrffé. — Du B. €ililbiv«ie, m nort. — Da B. RIekard de Salni-VaniM.
— De Mint OdIloD de Clunl. — !.«• évéqaee proflcent de la lerrevr t^érale pour travailler à déimlre !«• rnerrel pertlcttllèrvà. — l,a Trêve de Dlea — Le B. ftlchard et «atril
Odiloa travaUlOBl à b telre adopter ~ Mort dm B BiChard. - teproche 4B'oa loi a tàÈU
— 6ott Influence et cpIIc de saint Odilon tnr rinstlcnllon monastique.
Prof rèf de la réforme monasclqne. — RoaveHes fondations on rétaMIsiements do monatlèret.
— Ponc-Levoy, la Trinité de Vendôme, etc., etc. -^ Fondation do Pakbayo do Bec, ■«<- Inin.— Arrlfée de Lanflranc au Bec —Clunl sous saint Odilon — Casimir, moine ûè CInnI et roi de Polorne. — Dcrdlen travanz do ialnt OdiWn. — Sa mort.
CommenceaMol de la réfonne dot cleres canoniqnca on ckanolnco. — Clerci rdfnllcn do
9alnt-Ruft et de Falemptn.
Gomnenecment de la réforme dn derré «écuUer. ~ Vicei dn cMrfdL ~ Blectton do l.don II.
— midebrand folt cardinal- — Zèle de Léon IX pour U réforme. — Conciles qnni tient A Borne, à Pavle, ft Belms, à Mayence. à Siponle. — Deuils dn concile de Belmi et do 11 dédicace do PBgllM do SaInt-BemI, nito par le papoi — Ouom ctniro la iloMiile oc Ih mauvaltos mmurs de» dcrca et des lalqnes.
Henri I" succéda à Robert, son père. La reine Constance , qui le baissait, tenta de rallumer la guerre dans sa famille et parvint même à se faire un parti composé de quelques seigneurs toujours
f)réts à guerroyer. Henri, soutenu du duc de Normandie, les mit à a raison. La reine Constance étant morte peu de temps après, la paix fut rétablie et Henri donna en fief à son frère Robert la partie de la Bourgogne qui dépendait du royaume de France. Tandis que Heori soutenait cette guerre, la France était désolée
* Dans toute occasIoD , dit le protestant Mosbelm , ce prince montra le lèle le plus ardent pour l'avancement des sciences, et ses Rénëreux efforts ne furent point Infructueux, — Hlst. ecd, éecuL il*, 2* part cap. !•
par le terrible fléau de la famine. Raoul-Glaber^ qui en fut témoin, nous en fait cet épouvantable tableau * :
a La température devint d'abord si contraire^ que Ton ne put trouver un temps convenable pour ensemencer les terres ou pour faire la moisson , surtout à cause des eaux dont les champs étaient inondés. On eût dit que les éléments furieux s'étaient déclarés la guerre. Toute la terre fut tellement inondée par des pluies continuelles que, pendant trois ans, on ne put former un sillon pour ensemencer. Au temps de la récolte, on ne trouvait dans la campagne que de Ti vraie et des herbes parasites; le boisseau de grain, dans les terres où il avait le mieux profité, ne rendait qu'un sixième de sa mesure au moment de la moisson , et ce sixième rendait à peine une poignée de pure farine. Le fléau , après s'être d'abord fait sentir en Orient, ravagea la Grèce, l'Italie, la France et l'Angleterre.
a Les nobles et les gens de condition ordinaire , comme les pauvres , en ressentirent les atteintes ; tous avaient la pAleur sur le front et étaient aflamés. Celui qui avait à vendre quelque aliment pouvait en demander le prix le plus excessif, il étA toujours sûr de le recevoir sans contradiction. Faute de pain , on se nourrit d'abord de bétes et d'oiseaux; mais, une fois cette ressource épuisée, la faim ne se faisant pas moins cruellement sentir, il fiillut pour l'apaiser se résoudre à dévorer des viandes en putréfaction ou toute autre nourriture aussi horrible ; on allait jusqu'à manger les racines des arbres ou Therbe qui poussait sur le bord des ruisseaux. La mémoire se refuse à rappeler toutes les horreurs de cette lamentable époque pendant laquelle les fureurs de la faim renouvelèrent ces alrocités, si rares dans l'hiptoire, où les hommes dévorèrent la chair des hommes. Le voyageur était assailli sur les chemins, et ses membres déchirés étaient grillés et dévorés. D'autres, fuyant leur pays pour éviter la famine, étaient égorgés par ceux qui leur donnaient l'hospitalité et devenaient leur nourriture. On en vit qui présentaient à des enfants un œuf ou une pomme pour les attirer à l'écart et les immoler à leur faim. En beaucoup d'endroits, on alla jusqu'à déterrer les cadavres. Cette rage s'accrut d'une manière si efirayante, que les animaux sauvages étaient plus sûrs que les hommes d'échapper aux mains des afiamés;
* Rodolpb. Glab. Hist. lib. /k, c. 4. — Hugues de Flavlgny, dans la Cknmiqm de rerdttHf conUrine les détails les plus horribles du récit de BaouKGlaber.
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n semblait que c'était un usage désormais consacré de se nourrir de chair humaine, et un misérable osa même en porter au marché de Toumus pour la vendre cuite, comme celle des animaux. Il fut arrêté, ne chercha point à nier son crime, fut garotté et jeté au feu. I^ chair qu'il avait étalée fut enfouie dans la terre, mais un homme alla la déterrer pendant la nuit et la mangea. On le sut et on le jeta aussi au feu. »
Ces exécutions n'épouvantèrent point les mangeurs de chair humaine.
«On trouve, continue Raoul-Glaber, à trois milles de Mâcon ^ dans la forêt de Chatenay, une église isolée consacrée à Saint- Jean. Un scélérat s'était construit, non loin de là, une cabane où il égorgeait les passants et les voyageurs qui s'arrêtaient chez lui. Le monstre se nourrissait de leurs cadavres. Un homme vint un jour lui demander Thospitalité avec sa femme; à peine était-il entré, qu'il aperçoit, suspendues dans un coin de la cabane, des têtes d'hommes, de femmes et d'enfants. Un frémissement subit s'empare de lui, il pâlit et se lève pour sortir de cet horrible lieu et continuer sa route. Mais son hôte cruel s'y oppose et s'efforce de le retenir malgré lui. Le voyageur est obligé de lutter pour sortir; il y réussit, parvient à s'échapper sain et sauf avec sa femme , court en toute hâte à la ville et fait part au comte Othon et aux habitants de l'affreuse découverte qu'il vient de faire. On envoie aussitôt à l'endroit indiqué un grand nombre d'hommes qui pressent leur marche et trouvent dans son repaire le scélérat avec les têtes de quarante-huit personnes qu'il avait égorgées et dont il avait dévoré la chair. On l'emmena à Maçon où il fut brûlé. Moi-même, dit Raoul-Glaber, j'ai assisté à son exécution.
« Dans cette même province, ajoute cet historien, beaucoup de personnes mêlaient une terre blanche semblable à l'argile avec ce qu'elles avaient de farine et de son, pour faire du pain; cette chétîve nourriture ne pouvait les soutenir, et tous avaient le visage pâle et décharné, la peau tirée; ils n'avaient même pas la force déparier; leur voix était grêle et ressemblait au cri plaintif des oiseaux expirants. Les morts étaient tellement nombreux qu'on ne pouvait les enterrer tous ; l'odeur que répandaient ces cadavres attirait les animaux carnassiers qui sortaient des bois et venaient les dévorer. Ceux qu'on pouvait inhumer l'étaient en masse dans d'immenses charniers qui en contenaient an moins dnq cents, et qui étaient creusés par des hommes pleins de la grâce de Dieu. Les
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ldace9 publiques étaient transformées e^ qimetièr^, et l'on T^m^r plissait de cadavres tous les fossés pratiqués au milieu des champs. Beaucoup mouraieut sur les chemins en essayant 4e gagner des provinces que Ton disait moin^ malheureuses.
a Ce fléau redoutable exerça ses ravages pendant tvois ^ms ** I^ ornements des églises furent sacrifiés aux besoins des pauvres ; on consacra au même usage les trésors des églises , mais ils ne purent suffire, et il arrivait mén^e souvent que les malheureux auxquels on procurait quelque nourriture enflaient aussitôt et mouraientf Il n'est pas de paroles capables d'exprimer la douleur^ la tristesse, les sanglots, les gémissements, les larmes des malheureux témoins des scènes lamentables qui se passaient dans ces jours de désolation. Les évoques, les abbés, les moines se distinguaient entre tous pour secourir tant d'infortunes. »
Parmi eux ' , il faut nommer le bienheureux Richard d^ Saint- Vanne qui fit distribuer toutes les provisions de son monastère, et vendre les ornements les plus précieux de son église , pour nourrir les pauvres. Il écrivit de plus aux évoques, aux comtes, aux princes les lettres les plus pathétiques pour exciter leur charité , et parvint à fournir, chaque jour, une nourriture suffisante à un grand nombre de pauvres.
Le bienheureux Guillaume de Dijon ne montra pas moins de charité. Etant venu un jour à son monastère de saint Bénigne, pendant que le fléau sévissait avec violence, il assembla ses moines au chapitre et leur demanda s'ils ne manquaient de rien, a Grâce à Dieu , répondirent-ils, nous avons des provisions pour longtemps. 9 Il s'informa en même temps des aumônes que l'on faisait, et vit qu'on se contentait de distribuer les aumônes accoutumées, a Où est donc votre charité? » s'écria-t-il , saisi d'une sainte indignation ; et se levant aussitôt, il se fit conduire par le cellerier au grenier et à la cave; puis, faisant venir tous les pauvres des environs, il leur distribua le blé , l'orge et le vin qu'il y trouva, a Oà est votre charité? 9 s'écriail-il en parcourant le monastère ; il ne cessa de répéter cette foudroyante apostrophe que quand il eut tout donné.
Cet homme admirable mourut pendant la famine, au monastère
« De 1030 à 103a.
* Chron. Vertlun. ; ap. Labb. biblloth. et ap. D. Bouquet — Dans cetle Chronliltte , Hugues de Flavigny remarque que les évéques, dans l'impossibHUë de Bpurrfr tofis les «alfieureux, eoMUnieDt particoUèrcment ktagilciilteoni afla q«e les cbampf ne frestas^t j^ saos fsulture.
ie Féçifmp , 4ont l\ avajit la direction et où il /§iait allé Sûre sa yisitç Ofrdioajre.
Spo cpl|a)H>raJteur /st squ ami| Odiloq de CluDi, fut $iiblime dç dévouameiUau w^Ueu 4^9 calamités publiques. Soa monastère était 1^ des plus riches 4fi monde chrétieQ, et il le rendit paurre; il pré^ fér^t mèïne les pauvre à ses religieuj^ , car il dislfilniiiit tout aux prei;niers , et se PQp^aM pour les seconds en 1q Providence» On Tacr CHAa à» pcqfy^ïm : qomi p'avo^is pas besoin de le yepger de ce reproche, et tous les siècles le loiieront d'ayoir vendu jif^u*ayx vasef fiacrés de son monastère, jusqu'à la couronna d'or qpe l'empereur Qenri av^it donnée à son lEUglise, Odilon , allant un jour de Paris à Saint^OeoiSi trpuva 4^u;k papvres en£9tnt8| presque nus, morts dç ^m ^t de ^oid sur )e cb^mip. Il n'hésita pas ^n instant, et se déppuiU^ d'une partie de ses vêtements pwr les ensevelir. Ses imfQep)§es chçfrités avaient réduit sef ipoipes à l'indigence , et il fut o^igé d'implorer, en leur &veuri les secours du roi de Navarre Garcias, qpi était, comme Sanche son père» un des bienfaiteurs de Cluni.
Les pasteurs de l'^Use profitèrent des malheurs publics pour travailler plus efjicaceiiient à la paix de Dieu, Aussitôt que les cireonst^ces le permirent, on vit, en Aquitaine d'abord \ le^ évé-r ques , les abbés et tous les hommes rdigieux former ensemble des assemblées et des conciles, On portait dans les lieux de réunion une q^^^tiié prodîgieMse 4^ ch&sses, et les pèlerins y accouraient en /îuile; les provinces 4' Arles et de Lyon, la Bourgogne, «puis toute ]a Frappe, suii^rent cet exeipple. De toutes parts on faisait conpattre lee Uepx où les prélats et les grands du royapme se répnisr aaient pour travailler au ré^Ussement de la paix. Tops les peuples accueillaient avec bonheur cette nouvelle , et , au souvenir des pa^px auxqpels ils venaiept d'échapper» étaiept disposés à écopter la yoix i(^ pasteprsde l'Ëglise comu^e celle de Dieu lui-même. Les évêques profitèrent de ces bonp^s dispo^itiops ^\ firent, popr le PMÎntien de 1^ pai;ç, les régleqaepts len plus sévères.. Ainsi, i) fpt ordppné qpe (es nobles, jçamme les gens du peuple, ne porteraient plus d'aripes ^p temps ordinaire ^ et que le ravisseur du bien d'au- Irpi serait dépouillé de sps propres biens et soumis aux peines corporelles les plus rigoureuses. Le droit d'asile fut rétabli, comme il itait prip^tivepient ; ejt il fut déqdé que tous ceux qui se réfugie-
4 Rodolph. Glab. HIsU Uli. 4, c, S.
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raient dans les églises et les monastères y seraient en sûreté , excepté ceax qui auraient violé les lois relatives au maintien de la paix de Dieu. Pour ces derniers , l'autel lui-même ne pouvait les mettre à l'abri de la rigueur des lois. Dans leur sollicitude pour les opprimés^ les évéques établirent en outre que ceux qui voyageraient dans la compagnie d'un clerc ou d'un moine seraient à l'abri de toute vio* lence. L'autorité de l'Église était la seule qui fftt respectée. Il était donc bien avantageux pour le pauvre de pouvoir, en toute circonstance , se mettre sous cet abri tutélaire.
n faut se transporter par la pensée à cette époque de violence où la force était le droit, pour apprécier l'utilité des institutions que le peuple dut à l'Eglise. Que de pauvres persécutés trouvèrent dans l'humble église du village ou dans le cloître voisin de sa chaumière un refuge assuré contre le seigneur orgueilleux et violent! Que de voyageurs purent cheminer en sûreté au pied des tours si redoutées du château féodal , protégés par la robe noire du clerc ou la cuculle du religieux ! Peudeseigneurs étaient assez hardis pour afironterrexcommunication portée contre celui qui mettait la main sur l'homme consacré à Dieu, ou sur celui qu'il couvrait de sa protection.
Les conciles, selon Raoul-<ilaber, firent beaucoup d'autres sta* tuts et s'accordèrent tous à décider que le vendredi on ferait abstinence de vin, et le samedi abstinence de viande (1034).
Depuis longtemps, il était d'usage de ne pas manger de viande le vendredi de chaque semaine. Nous pensons que ce ne fut qu'au XI* siècle que l'abstinence du samedi fut généralement établie en France. Le but des évéques , dans l'établissement de cette pénitence, fut évidemment défaire à Dieu une satisfaction collective et sociale, afin de désarmer sa colère qui avait éclaté sur le monde d'une manière si redoutable.
La paix fut établie pour cinq ans dans les conciles de tontes les provinces, d'un commun accord entre les seigneurs et les évoques. Cette décision causait partout un enthousiasme extraordinaire. Le peuple en remerciait Dieu à haute voix, poussait des cris d'allégresse, et les évéques, avant de se séparer, élevaient vers le ciel leurs boulettes pastorales , et sécriaient : Paioc I Paix I Paix ! en signe de l'alliance qu'ils venaient de faire, au nom des peuples, en présence de Dieu.
Gérard \ évéque de Cambrai et d'Arras^ fut le seul, dans l'épis- 4 Baldric, Ghron. Camenic lib, 3, c 97.
DB L'JGLfSI MK VRA!TCS. ITT
copat, qui refusa de pablier le décret qui fusait une loi de la paix ; il écrivit même pour contester à ses confrères le droit d'élablir un pareil décret et l'opportunité des autres lois qu'ils avaient établies, j^etle résistance souleva tout son diocèse contre lui. Le peuple de Douai se révolta ouvertement , et Gérard , craignant d'être victime de sa résistance, publia enfin le décret adopté par les autres évêques de France et de Belgique.
Ce décret fut mis à exécution pendant quelque temps, et l'on vit un heureux changement s'opérer dans les mœurs ^ La justice rem*^ plaça la violence et les briganclages; avec la tranquillité fleurirent la pratique de la religion et l'amour de la vertu. Mais, hélas I dit Raoul-Glaber ^, la race humaine oublia bientôt le Seigneur. Trois années d'une abondance extraordinaire ayant succédé aux trois années de famine, les esprits se rassurèrent; on oublia cette crainte salutaire de la colère de Dieu qui avait mis fin à tant de désordres, et on vit bientôt des seigneurs se livrer à leurs brigandages avec une licence encore plus effrénée qu^auparavant. Le peuple imita leur exemple, et il y eut comme une recrudescence de crimes et de foiv faits. On eût dit qu'on voulait se dédommager de qudques jours de Tertu. Les prêtres , comme les autres, s'abandonnèrent au vice, et, pour comble de malheur, la chaire de Saint*Pierre était occupée par Benoit IX *, un pape âgé de dix ans qui ne devait son élévation qu'à ses trésors. Il y en avait trop , parmi les cbeEs de TEglise, qui devaient, comme le pape, leur dignité plutôt à leurs richesses qu'à leur mérite. Ceux-là ne s'occup<)ient guère du bien de la société et songeaient bien plus à leur intérêt personnel. Heureusement que la Providence avait ses élus dont le zèle ne faisait que s'accroître en raison des obstacles qu'ils rencontraient.
Les bons évêques, voyant les guerres particulières recommence!^ entre les seigneurs, et remarquant que tous ceux qui se fiiisaient un devoir d'observer religieusement le décret de la Paix de Dieu étaient indignement maltraités par ceux qui affectaient de le mépriser, r^ solurent de modifier leur loi. Il se tint à ce sujet des conciles dans les différentes provinces, et l'on décida que la Paix de Dieu serait changée en Trêve de Dieu. On fixa généralement que le temps de
* Baldrla, CbroD. Camerac llb* 8, c. 37.
Rodolpb. Glab. HlsU llb. A, c 5, n fut élu en 103a.