‹ Histoire de l'église de France: composée sur les documents originaux et authentiques (volume 2)Chapitre 45 sur 50 · IV · texte numérisé non relu

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çaient-elles à disparaître ^ que pluseun pèlerins , sam «leini soQci des dangers auxqaeb ib s'exposaient , courarent jusqu'aux portes de la ville et revinrent , tout joyeux , raconter à leurs compagnons ce qu'ils avaient vu. Aux premiers rayons du jour^ l'armée entière se mit en marche, enseignes déployées. BentAt la ville sainte parut dans le lointain. Les premiers qui l'aperçurent s'écrièrent avec enthousiasme : Jérusalem l Jérusalem I en quelques instants les soixante mille pèlerins avaient répété : Jéruaofem! et leur cri de guerre : Dieu le veut! Les échos des montagnes de Sion et des Oliviers répétèrent ce cri terrible et apprirent aux chrétiens de Jérusa* lem que leurs libérateurs n'étaient pas loin.

Les croisés semblent oublier que l'ennemi est près d*eox. Hs pré* dpilent leur marche. Les chevaliers mettent pied à terre par respect : les uns se jettent à genoux; les autres baisent avec amour la terre que touchèrent les pas de l'Homme-Dieu; quelques-uns se félicitent d'être arrivés enfin au terme de leurs travaux ; la plupart versent des larmes sous l'impression du sentiment que leur font éprouver le souvenir de la mort de J.«- C. j la pensée de leurs fiiutes, la vue du tombeau de J«<-Ç. probné par les disQi|des de Mahomet. Chaque pas qu'ils faisaient leur rappelait un pieux souvenir ; car ce territoire vénéré n'a pas une vallée , un rocher, qui n'ait un nom dans l'histoiro sacrée. L'armée entière marchait ainsi sans ordre, et en chantant ces paroles d'Isaie : « Jérusalem , lève les yeux et vois le libérateur qui vient briser tes chaînes. »

Ils dressèrent leur camp en face de Jérusalem , le 7 juin 40M.

A peine étaient-ils établis que les vents brûlants du désert desséchèrent toutes les sources. L'armée se trouva sans ean , dévorée par une soif ardente. Un fléau non moins funeste, ce ftit la diteorde qui se mit entre les chefs comme sous les murs d'Antioche. Il faHut toute l'influence du clergé pour ramener la paix. Pierre l'Brmite sentit renaître toute son ardeur, à la vue de Jérusalem, et, deconceH avec Arnould de Rohes, chapelain du duc de Normandie et avec les ecclésiastiques les plus vertueux» il travailla à ranimer entre les guerriers les sentiments de la fraternité évangéliqne. Un solitaire du mont des Oliviers vint ajouter ses exhortations à celles du clergé, et dit aux chefs de l'armée: o Vous qui êtes venns des régions de l'Occident pour adorer J.«-G, sur son tombeau, armez^vous comme des frères, et sanctifiez^vous par le repentir et les bonnes œuvres. Si vous obéij^ezà Dieu, il vous rendra maîtres de la viHe sainte; si vous lui résistez 9 sa colère tombera sur vous* » Le solitaire conseilla

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