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Voilà pourquoi nous allons les voir mettre tout en œuvre pour empêcher que les divers sens des propositions ne fussent clairement déterminés.
Les premiers évéques ^ qui adhérèrent à la lettre de Tévêque de Yafares f urent «ou tre Léonor d'Etampes^ archevêque de Reims^ Nicolas Sanguin^ évoque de Senlis^ et Jacques Lescot^ évêque de Chartres.
Le cardinal Alphonse de Richelieu^ archevêque de Lyon^ refusa son adhésion, sous prétexle qu'il faisait partie de la congrégation du Saint-Oflice^ et qu'il ne pouvait être en même temps juge et partie. Les cinq évéques de Retz^ du Puy, d'Avranches, d'Aire, de Digne, et le coadjuteur d'Avranches, firent des lettres particulières dans le sens de celle de Févêque de Yabres.
Quant à ceux qui signèrent cette dernière lettre, ils furent d'abord fort peu nombreux; mais, grâce à toutes les influences qu'on employa, un grand nombre d'évéques donnèrent leur adhésion lorsque la lettre était déjà envoyée à Rome.
Signatures et adhésions réunies, on porta à quatre-vingt<-cinq ou quatre-vingt-huit le nombre des partisans de la lettre de l'évêque de Yabres. On doit remarquer que l'on ne voulut pas faire connaître les noms des adhérents, lorsqu'on sollicitait à Rome la condamnation des cinq propositions, et que, pour accepter la bulle, Mazarin n'osa réunir chez lui qu'un petit nombre d'évéques dévoués à ses volontés. Ces précautions donnèrent lieu de penser et de dire que l'on craignait les réclamations de plusieurs des adhé-* rents, qui n'avaient donné leur nom que par surprise, par complai* sance pour la Cour, et sans avoir été sufOsamment instruits de ce que Yesk voulait faire. On ne fit connaître les noms des adhérents que plus tard, lorsque toute réclamation était impossible; et encore ne s'accorda-t-on pas sur le nombre, qui varie dans les divers écrits, de soixant&-dix à quatre-vingt-huit. Un fait certain,, c'est que les onze évéques qui se déclarèrent ouvertement contre la lettre de l'évêque de Yabres, disent, au début de celle qu'ils écrivirent à Innocent X, que la première ne lui avait été adressée que par quelques-um de leurs confrères. La même expression se retrouve dans la relation composée par ordre de l'assepiblée du clergé, en 1655 '•
1 Extrait mss. du P. Rapin» p. 112.
' Cette relation se trouve dans les Pièces Justificatives du tome iv de la Collection générale des Piocès-Verbaux du Clergé de France.