‹ Histoire de l'église de FranceChapitre 16 sur 100 · XI- ... M · texte numérisé non relu

XI- ... M

aurait npugDé k U deatructJon de la célibn abbaje *. Noot am» pf ine k le oroire; mai* an fait certain, c'est qu'il n'aiùt pu beaucoup de pencbanl pour le MolinÏEDie. « Il eut toujoun tar u table, dit SaiDl-Simoii, le Nouveau-TetUmcnt du P. (jueasei, qui a fait tint de bruit depuis et de ti lorribleg fr«cai;el quand on «'élonnoil Je lui M>ir ce livre ii familier k cnuae de l'auteur, il rripondoil qu'il aimoit le bon et 1« bien partout où il le rencontroit; qu'il ne conooittoit point de plus excellent livre, ni d'une inslractien plua abondante; qu'il y trouvoil tout, et que, comme il amt peu da temps à donner par jour ù des lectures de piélt>, il préféroil celia- ]k h toute autre, a

Avant de mourir, le P. de La Chaise engagea le roi à se dunsir, aprè* «a mort, un coniînwur parmi les J^uita», lut fatiaiil oboh preodre que, s'il agissait autrement, il pounaii soulevw de grandes coUres et en être victime * ; il connainait bien, conme oo voit, u Compagnie.

Noua avons déjà parlé du P. Tellier, qui avait pris part à U fourberie de Douai et s'était distingué par un livre en faveur des cérémonies chiaoifvs, livre qui fui mis à l'Index, et que le paps eût traité plus rigoureusement si le crédit des Jéïuites ne l'en eAl emp^lié, a 11 u'cloit pas moins ardent sur le Molinisme, dit le doc de Saint-Simon ', sur le renverserneiil de toute autre école, Mir l'établissement en dogmes nou\eaux de tous ceux de sa Oinipagnie sur les mines de tons ceux qui y étoient contraires, et qui étoient reçus et eiisoif^nés de tnul temps dans l'Ëgliae. Nouiri dans ces principes, adoii; «lans tous les secrets de sa Sociélô par le génie qu'elle lui avoil roconnii, il n'avoil vécu, depuis qu'il j étoitentns que de ces question): et de l'histmre intérieure de leur avancement, que dn désir d'y parvenir, de l'opinion que, pour arriver ù ce but, il n'y avoit rien qui ne fût permis, qui ne se dût entreprendre. D'un e»pril dur, entêté, appliqué sans reUcbe, dépourvu de lonl iiutre gnùl, ennemi de toute dissipalion, de toute société, de tout iitiiuscTtifiil, incapable d'en prenitrc avec ses propres confrères, il ne faisuil cas d'aucun que selon la mesure de la couforiiulé de leur ims^ion avi<c relie qui l'occupait tout entier. C.fdv c«ui>e, (Inniî toutes ses brancbes, lui éloit devenue la plus per-

■ .Mt>iiiuii-o> ■lu dur il? Si>:til-:>iiiiOD, I. vu, tli. 3.

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soBn^^ et tellcnient son unique aflkire^ qu'il n'atoit januifa eu <^'a|>pljcation ni travail que par rapport à ce)le«-là; infiitigablo dans i'tio et danH Tantre. Tout ménagement, tout tempérament là« <iM0Us lui étoitgodieux ; il n'en soufflroit que par force ou par des raisons d'en aller plus sûrement à ses fins. Tout ce qui, en ce grare, tt'avoit pas cet objet, étoit un crime à ses yeux et une hlHesae indigne.

» Sa vie étoit dure par goût et par habitude, il ne connaissoil qu'on travail assidu et sans interruption; il l'exigeoit pareil des autres sans aucun égard, et ne eomprenoit pas qu'on en dût avoir. Sa tète et sa santé étoient de fer, sa conduite en étoit aussi, son naturel cruel et farouche. Confit dans les maximes et dans la politique de sa Société, autant que la dureté de son caractère s'y pouvoit plier, il étoit profondément faux, trompeur, caché sous mille plis et replis, et quand il put se montrer et se faire craindre, exi«géant tout, ne donnant rien, se moquant des paroles les plus expressément données lorsqu'il ne lui importoit plue de les tenir, et poursuivant avec fureur ceux qui les avoient reçues. C'étoit un boaun€ terrible^ qui n'alloit à rien moins qu'à destruction, à couvert et à découvert, et qui, parvenu à l'autorité, ne s'en cacha plus.

s Son objet éloit le règne despotique de sa Hociété, de ses dogmes, de ses maximes, et la destruction radicale non*seulement de ce qui y étoit contraire, mais de tout ce qui n'y seroit pas soumis jnsqu'à l'abandon aveugle.

» Il eût fait peur au coin d'un bois. Sa physionomie étoit ténébmise, fausse, terrible; ses yeux ardents, méchants, extrêmement àe travers ; on éloit frappé en le voyant.

s A ce portrait fidèle d'un homme qui avoil consacré corps et âtfre à sa Compagnie, qui n'eut d'autre nourriture que ses plus profonds mystères, qui ne connut d'autre Dieu qu'elle, et qui avoit passé sa vie enfoncé dans cette étude, du génie et de l'extraction qu'il éloit, on ne peut être surpris qu'il fût surtout le reste grossier et ignorant à surprendre, insolent, impudent, impétueux, ne con* naissant ni monde, ni' mesure, ni degrés, ni ménagements, ni qui que ce fut, et à qui tous les moyens étoienl bons pour arrivera ses fins. Il avoit achevé de se perfectionner a Home dans les maximes et la politique de sa Société, qui, pour l'ardeur de son naturel et son roide, avoit été obligée de le renvoyer promptement en France, lors de l'éclat que lit à Rome son livre mis à l'Index.

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