‹ Histoire de l'église de FranceChapitre 33 sur 100 · DÉFENSE DES PROPOSITIONS · texte numérisé non relu

DÉFENSE DES PROPOSITIONS

Sans moi, vous ne pouvez rien faire. Joan, 15, 5.

Qui sera sauvé? Cela est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu. Matth,, 19, 26.

Plusieurs chercheront à entrer par la porte étroite et ne le pourront. Ltic, 13,

C'est par Jésus-Christ que nous avons une si grande confiance en Dieu ; uon que nous sovions capables de former ae nous-mêmes aucune bonne pensée comme de nous-mêmes ; mais c'est Dieu qui nous en rend capable. S. Paul, 2. ad Corinth. 3, 4, 5.

Personne n'a, de soimême, que le mensonge et le péché. Conc. Arausic, c. 22.

PMOPOSITIONi.

Hœretica.

* Nous ne donnons qu*uue bien faible partie des textes que le P. Que^nel et ses défenseujs ont alléguée pour la défense du livre des Réflejciom moraUi, On peut consullor les Hexaples, édir. en 6 vol. in-4.o

DB h KGLI8E DK FRANCE.

La grâce de Jésus-Christ, principe efficace de toute sorte de bien, est nécessaire pour toute bonne action i, grande ou petiUy facile ou difficileypour la commen" cer, la continuer et Vachever. Sans elle non-seulement on ne fait rien, mais OD ne peut rien faire. Joan.j 15,5.

En vain tous commandez, Seigneur, si vous ne donnez TOUS même ce gue vous commandez. Aci,^ 16, 6.

Oui, Seigneur, tout est possible à celui à gui vous rendez tout possible, en le fiiisant en loi. lf(irc.,9, 22.

Quand Dieu n'amollit pas le cœur par l'onction intérieure de sa grÂce, les ex-

Personne ne peut venir à moi si mon Père ne le tire.

Joan. 6, 44.

C'est Dieu qui opère en nous la volonté et l'action.

Paul., Epist. ad. Philipp., 2, 13.

Sans la grâce, on ne peut rien faire, ni rien achever, ni rien commencer. S. Aug.

Lib. 2 ad. Bonif. c. 9.

Si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain que travaillent ceux qui la construisent. Psalm, 126.

Toutes les fois gue nous faisons quelque chose de bon, c'est Dieu qui agit en nous et avec nous, afin que nous le fassions. Concil.

Arausic, c. 9.

Je puis tout en celui gui me fortifie. Paul,, Epist.

ad. Philipp., 4, 4, 13.

Que le Dieu de paix vous dispose à tout bien, afin gue vous fassiez sa volonté, luimême faisant en vous, par Jésus-Christ, ce qui lui plaît. Paul., Epist. ad.

Hébr., 13, 21.

Lorsque Dieu rend notre volonté forte et puissante en la préparant lui-même, on fait sans peine le bien qui, auparavant, était difficile et impossible. S, Aug., Retract. Lib. 1, c. 22.

Ceux qui écoutent la vraie doctrine et la lisent sans la grâce de Dieu, en

Prout jacel bsretica,excontextu suspecta de hœresietiUiproxima.

Maie sonans et piarum aurium offensiva.

Ad minimum suspecta de hasresi.

Impia, erronea,pernicio8ain praxi et piarum

* Ce qui est en lettres italiques dans les Propositions ne se trouve point dans la Constitution latine ; ainsi la censure portée par la Bulle ne tombe point sur ces paroles.

bortations et tes gréces extérieures ne servent qu'A reodurcir davantage. Aom., 9,18.

Quelle difréreoce, 6 inaii Dieu! entre l'a II iaD ce judaïque et l'alliance chrétienne:

I une et l'autre a pour couditioD le renoncement au péché, et l'accomplissement de votre loi : mats \i, vous l'eiigez du pécheur en le laissant dans son impuissance, ici vous lui dooncï ce que vous lui commandez , eo le purifiant par votre grâce, Rom., Il, 27.

deviennent plus méchants ■uriumofI«nsiw et plus ennemis de sa parole. S. Aug., Epist. ad.

Vit., ch. 3. 12.

Où ne se trouve pas la

SrAce du Libérateur, la éfense de pécher en augmente le désir. Sans le secouTS de la grftce, la ooa ' naissance de la loi ne sert qu'à nous foire violn notre devoir. 5. Avg., lib. 83 Qnest,, q. 66.

Dieu a donné la 1<h, il t donné des enseigOMneata.

il a donné des command*ments qui sont bons; mais tout cela, asQs le secours de l'Esprit de Dieu, u'eat

Sa'une lettre qui tue. S.

va. de spirit. et lilt., c.

la, s 33.

(V.S.Pdt.l,adRom,,8,2). topia . bl»s- Celui qui a donné la toi phema, errooea

est c«lui-lk même qai a et ha

donné la sritc«; mais il a ma,

envoyé la loi par son serviteur et il nous a lui-même

apporté ta grfce, afin que

la loi montrant lee péchés,

mais ne los ôtânt pas, ceux

qui la voudraient accomplir

par leurs forces, et qui ne

le pourraient pas, fussent

forces do recourir à la gri-

ce, qui, en mâme temps.

Aie la maladie de l'impossibilité et effece le péché de

Proip., Sent. 32(.

La loi commandait, mais ne faisait pas accomplir le commandement, pairce que, n'étant point accompagnée de la grâce, la chair lui résistait inviDciblement. S.

Aug., Scrm. 155, in Epist.

ad Rom.

Dl L EGUSB DB FRANCE.

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