HfïtTOiRF
doit donc ajouter plus de foi à leui*8 paroles. Nous oe sommes pas aussi exigeant que nous pourrions Tétre en partant du principe des anti-Jansénistes. Nous demandons un égal respect pour les affirmations des hommes honorables^ quek qu'ils soient ; ce respect devient un devoir rigoureux lorsque des hommes respectables appuient leurs affirmations sur des preuves et des faits qui ne peuvent être révoqués en doute. Si ces faits sont tellement certains que des adversaires eux-mêmes sont obligés de se courber devant eux^ pourra-t-on échapper à la démonstration qui en résulte, eu lançant une accusation vague et niaise contre Thomme respectable qui a donné cette démonstration?
C'en est assez^ ce me semble^ pour prouver que VAmi de la Religion aurait dû faire plus d'honneur au témoignage de Tabbé de Barcos^ et qu'il n'a point échappé à cet accablant témoignage en élevant; contre un pieux et savant ecclésiastique, l'accasation banale de Jansénisme.
Outre le témoignage de Tabbé de Bai'cos^ nous avons cité, à Tappui de notre récita le témoignage écrit de saint Vincent de Pàni lui-même.
UAmi de la Religion a nié l'authenticité de cette pièce accablante. Voyons sur quoi il appuie cette négation.
Selon ce journal^ (p. 62) \e prétendu témoignage de saint Vincent de Paul aurait été inconnu jusqu'en 1730, et ce serait Colbert, évéque de Montpellier, qui l'aurait <ie7err^ pour la première foisdauf sa discussion avec Belzunce, de Marseille, à propos de l'abbé de Saint-Gyran. Or, Golbert était Janséniste, donc il n'est pas digne de foi, c'est-à-dire qu'il n'est pas honnête homme. VAmi de h Religion affectionne, comme oo voit, ce raisonnement.
Lorsque Golbert cita le témoignage de Vincent, Gollet aurait en vain sommé le dépositaire de cette pièce importante de la déposer chex un notaire, afin qu'on pût l'examiner; ce qui prouverait qu'elle n'existait pas ou qu'elle n'était pas authentique, selon l'Ami de la Religion.
Enfin, la pièce en elle-même porte des preuves de sa fausseté.
Examinons les trois points de cette démonstration.
D'abord, il n'est pas vrai qu'avant Golbert, évéque de Mont-