‹ Histoire de l'Église de GenèveChapitre 16 sur 84 · FRANCO · texte numérisé non relu

FRANCO

Quant à Fraudon ou Franco, son existence du moins demeure constatée par sa signature apposée à des actes concernant l'abbaye de Savigny près de Lyon (3). On lui

(1) Voir Bxu ce débat ce qu'a publié MaUel. — M. D. C, t. II, p. 134. — Besson, p. 9.

(2) Mallkt. m. D. a, t. IX, p. 455.

{3) Bernard Auguste. Gartolaire de Savigny, I, p. 50.

attribue la pose de la première pierre de la basilique de Saint-Pierre sous Conrad le Pacifique, entre 938 et 950.

Le nom de Rodolpbe P% que nous avons mentionné, se rattacbe à de grands bouleversements politiques qui eurent lieu à la fin du neuvième siècle. Genève, comme Lausanne, Sion, la Tarentaise et Belley avaient fait assez longtemps partie de la Bourgogne supérieure qui, dans le partage de Louis le Débonnaire, était échue au roi Lothaire. Mais ce prince céda à son frère Louis le Germanique, Genève, Lausanne, Sion, avec tous leurs monastères.

La mort de Louis vint changer la destinée de nos contrées qui, successivement, appartinrent à Charles le Chauve, ensuite à Louis le Bègue et enfin à ses deux fils en bas âge, Louis et Carloman. Ce fut pendant ces règnes que se prépara la dissolution de Tempire.

En 887, le coup de grâce fut porté à la dynastie par la déposition du dernier rejeton de Charlemagne, Charles le Gros, qui fut jugé indigne de porter la couronne. Ses états furent partagés en 7 royaumes, à savoir, ceux de France, de Navarre, d'Arles ou de Provence, de Bourgogne Transjurane, de Lorraine, d'Allemagne, enfin d'Italie. Lorsque le comte Rodolphe apprit la déchéance de Charles le Gros, il se hâta de reconstituer le royaume de Bourgogne.

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