‹ Histoire de l'Église de GenèveChapitre 43 sur 84 · V. HOSPICE DE LÀ MAODELEINE · texte numérisé non relu

V. HOSPICE DE LÀ MAODELEINE

La part faite aux pauvres par François de Versonnex était déjà bien grande. Il ne se borna cependant pas là. Dix-sept ans après la fondation de Thospice dont nous venons de parler, il acheta encore une maison dans le voisinage de la Magdeleine et la pourvut de tout ce qui était nécessaire pour le soin des mendiauts. Il en fit don à Dieu et aux pauvres de Jésus-Christ {ac miserabilibus personis egentibus ac mendicaniïbus) et en remit l'administration aux syndics de la ville, dont la probité lui inspirait toute confiance. Cet hôpital fut appelé tantôt de la Ma^deleine^ tantôt de Saint-Sébastien ou de Saint-Antoine, Il était spécialement affecté aux pauvres de la ville. La municipalité fut souvent appelée à visiter Thospice et à voir 8*il n'y avait pas de malades atteints de la peste. C'eût été, en effet, un foyer dangereux, si cette maladie se fut acclimatée dans ce quartier peu aéré (I).

Aymon de Versonnex, marchant sur les traces de son père, voulut aussi laisser à Genève un monument de sa charité. Son père s'était réservé une partie des appartements destinés aux mendiants, pour y loger un chapelain attaché à une chapelle de la Saint- Vierge dans Téglise de la la Magdeleine^ en laissant toutefois aux syndics le soin de les racheter moyennant la somme de trois cents florins, si

(1) Aclo d»^ fondation. M, D. C, t. IV., p. 424.

besoin de l'hospice l'exigeait. Aymon donna cette

imme pour que le chapelain put loger ailleurs, et il mit

appartements à la disposition des femmes enceintes,

ipartenant à la basse classe, afin qu'elles pussent être soi-

ées à l'hospice à l'époriue de leurs couches (1). C'était

le noble pensée ; elle fut accueillie par le Conseil général

,î lui vota des actions de grâces. Comme on le voit, tous

lins étaient prévus, et la charité de nos pères noua

ait devancés pour soigner toutes les infortunes. Telles

taient les ressources ordinaires que fournissait la charité

pauvres et aux indigents. La source ne tarissait

is; mais c'était au temps où des calamités fomlaient

ir la ville, et lors que la peste y exerçait des ravages,

'on voyait tous les ordres rivaliser de zèle pour venir

secours de ceux que le tléau avaieut atteints. Les pea-

llférés avaient été soignés, jusqu'au milieu du quinzième

icle, à domicile ou dans les sept hôpitaux, mais en 1473,

jugea plus convenable de construire, en dehors de la

^lle, UD hâpital spécial dont il nous reste à parler.

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