‹ Histoire de l'Église de GenèveChapitre 47 sur 84 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Les couvents de l'ancienne Genève

Lf& couvents g^nevoiN. — SainI Victor ou les Clunjsirns. — L'église de Siint-Viclor. — Les reliques de saint Victor. — FoDtlalioo de siiute Adélaïde. — Elle appî'te les moÎDes de Clany. — Leur règle. — Donalions de Gu} de Faacignj. — Possessions de Saint* Victor. — Lfiurs droits. — Uonivird. — Son rôle. — Chute du Prieuré — Les Cordcliers ou Frères Hiiienrs. — Fondation de l'Ordre. — Leur élablissemenl i tienève. — L'église des Cordelière. — Sa position. — l.e coufenl. — Divers souvenirs qui s'y nuacheot.

M. le professeur J.-B. GalilTe, dans son ouvrage intitulé : Geti'vve historique et nrch'oloijtqne, a consacré plusieurs pages pleines d'intérM aux couvents qui existaient dans la vieille Genève. II en est cinq qu'il appelle ■ genevois proprement dits >. Les magistrats les nommaient ■ nos couvents. ■ Ils avaient mÔme l'habitude d'en réclamer des prières aux jours des calamités publiques. De temps en temps, par reconnaissance, ils votaient des subsides en leur faveur. • Ces couvents, dit-il, étaient les Clunysiens de Sftint-Victor, les Cordelîers ou Frères-Mineurs de Rive, les Dominicains ou Frères-Précheurs de Plainpalais, les

dames de SaiDte-Claire, enfin les Âugastins de Notre-Dame de Grâces (1). * Si le cadre que nous nous sommes proposé dans cette étude le comportait, nous pourrions fournir d'assez longs détails sur ces communautés; mais devant forcément nous restreindre, nous nous bornerons à donner un rapide apperçu historique de chacun de ces couvents.

8AINT-VICT0B OU LES CLUNYSIENS

Bien des siècles s'écoulèrent avant que l'église de. Saint- Victor fut confiée aux moines de Cluny. Bâtie au centre de la Genève romaine, elle fut la première où le culte chrétien s'exerça publiquement. On dit qu'elle servit de cathédrale aux premiers évéques. L'église était circulaire, c'est une preuve de sa haute antiquité, ^lle succéda à un temple dédié à Jupiter, à Mars et à Mercure, et fut consacré sous le triple vocable des saints Victor, Ours et Vincent (2).

Le nom de saint Victor, comme celui de saint Ours son compagnon d'armes, était célèbre au cinquième siècle, dans THelvétie. Tous les deux avaient fait partie de la légion thébéenne qui, sous les ordres de son vaillant capitaine, refusa de brûler de l'encens aux pieds des idoles, préférant la mort a une apostasie honteuse. Leurs reliques étaient surtout en grande vénération à Soleure. Désireuse d'en posséder une parcelle, la princesse Sédeleube, sœur de sainte Clotilde, demanda le transfert à Genève du corps de saint Victor ; ce qui lui fut accordé. Elle voulut que l'église oii devait être déposée cette précieuse relique.

(1) Genève fiistorique et arc?iéologique, p. 67.

(2) Léti attribue la coDstructioD de celte église à Saint-lsaac ou Isarius, en 423. Hist, Oenevr,^ p. 15.

e la gloire du saint martyr. Elle en fil donc construire udë dans 1b faubourg de la ville (m suhurhano civitalis). Ce fait se passa, suivant Mallet, en 494 ; Abauzit le place en 502, époque oîi ce monument fut consacré par l'évèque Domitianus (1).

Soivant le uiÊrae auteur, Warnacliaire, maire du palais de Thierry 1, laissa, en mourant, ses biens aux pauvres, et le roi en appliqua la plus grande partie à l'église de Saint- Victor

A l'époque où les Sairasins fondirent sur Genève, cette ;^lise fut complètement saccagée ; mais la châsse d'argent laui contenait les reliques de saint Victor avait et é henreuse-

nt enfouie dans la terre, oii elle resta, comme oubliée, [jusqu'au moment où Hugues II, guidé par une mainte inspiration, la releva et la replaça dans lu tombeau du grand autel, en présence de l'impératrice sainte Adélaïde, fille de Rodolphe U, roi de Bourgogne, de la reine Egiidrude, et d'une foule de barons (2), venus, selon l'exprcsaion d'un vieux chroniqueur, pour visiter ■ le palais du trèa-victorienx martyr Victor •.

La pieuse impératrice, ayant manifesté le désir de voir ce précieux dépôt conâé à la garde d'une communauté religieuse, divers avis furent émis. D'abord, il fut question d'installer une abbaye auprès des reliques du saint martyr; mais les possessions de l'église Saint- Victor ne furent pas jugées assez fructueuses pour suflire à une telle dépense. Rodolphe conseilla à l'évêque d'appeler saint Odilon, abbé de Gluny, avec quelques moines et un prieur, ce qui iB'accomplit en 1019 (3).

I (1) Journal de Oenève, 17S(I, p. 68.

" (1) Bb»ob. Pr., n- î.

0) L'selo de (oniluliun rapporta par Uabillon ilans Ira annales de l'Ordru de Sdal-Benull esl suds dalp, mais il liil paiEé suas 1o ttgaa de Rojolphc, dernier roi de Bimrgugnu: pur cuQSéqutnt au uomnieoucDifal du onzi^nje

En passant sous la direction des Cluiiysiens, l'ëglis^ Saint- Victor ne cessa pas d'être paroissiale; toujours ell^ fut regardée comme la plus ancienne de la ville.

A ce titre, le prieur de cette église tenait, dans 1%: processions, la première place après l'évèque. Besson i donné la liste des principaux prieurs qui dirigèrent ceLtc communauté jusqu'en 1519 (1). On distingue parmi etii plusieurs dignitaires du Chapitre de Saint-Pierre^ comme Jean de Grolée, Pierre d'Alby, et Amédée de Charansonnay. La liste se clôt par le nom de Bonivard, deveno tristement célèbre par sa défection, à l'époque de la Réforme, et par ses luttes contre la maison de Savoie, qui le conduisirent à Chillon, oii il resta prisonnier jusqu'à la prise de la forteresse (2).

Les Clunysiens suivaient dans la plupart des points la règle de saint Benoît. Le silence était rigoureusement gardé. On récitait le psautier en travaillant, et la coolpe était en usage. Après Compiles, les religieux ne pouvaient prendre aucune nourriture ; les restes du pain et du vin, desservis au réfectoire, étaient distribués aux pauvres.

Il était de tradition, dans toutes les maisons de l'Ordre, de traiter avec le plus grand soin le froment, qui devait servir à la confection des hosties pour le sacrifice de U messe. Il était choisi grain à grain et on le purifiait avant de le soumettre à l'action d'une meule réservée. Le religieux chargé de cette opération était vêtu d'une aube blanche, et il avait auprès de lui trois assistants pour cribler la farine du plus pur froment et la réduire en une pâte, qui, séance tenante, était soumise dans un moule à l'action du feu.

(1) Besson, p. 94.

(2) On peut ajouter à ces noms ceux de trois évêques : Henry de Bottis, en 1260, Aymon, en 1263 et Jean de Brogny, en 1407. Les plus anciens prieurs sont : Ancelinus, en 1093, Tigurinus, en 1099, Guillaume de Molfens, en 1236, et Henry de Pellyer, en 1317.

Ces précautions étaient prises par respect pour la sainte Eacharigtie.

Les moines de Saint-Victor furent toujours patronéa parles évêques de Genève. Guy de Faucigny leur fit d'importantes donations. Il leur conféra la desserte de l'église de Saint-Martin, à Essertet, dans le territoire genevois (1095) ; de celles de Dardagny, de Bonneguéte, d'Ezery, de Contamine et de Frangy (1),

Répondant au prieur Humbert qui lui avait soumis une demande relative à cette dernière église, l'évëque lui exprima l'affection spéciale qu'il lui portait, ainsi qu'à sa Congrégation : < Parce que, dît-il, nous vous aimons, {quia te dUigimtis et maxime pro amore duniacencis congregationis quam prœcipua devotione veneramur et eoîimus) et que nous sommes pénétré de respect et d'attachement pour votre Ordre, nous vous accordons, sur la recommandation du chanoine Bonier, l'église de Frangy (2).

Les comtes de Genevois prirent aussi les moines de SaÎDt-Victor sous leur protection et interdirent à leurs vassaux toute vexation (omnem torturatn) contre les hommes du couvent sous les peines les plus sévères. Âmédée III surtout, désireux d'obtenir pour son père, sa mère, son épouse, son fils comme pour lui-même le pardon de leurs fautes, jura entre les mains du Prieur Ponce qu'il vengerait toute injure qui leur serait faite. Il stipula que si elle partait de la part des comtes, une forte amende leur serait inipos(!o, et que les autres coupables seraient punis, conformément aux coutumes de l'époque, par l'amputation d'une oreille (Auricula ci amputabitur (3).

0 Porlcf. lilsi,, n- 70,

Ce ne fut pas toujours gratuitement que les moines d^ Saint- Victor obtinrent cette protection. Us payèrent ph^ d'une des sommes assez rondes i titre de don gr^ tuit (1).

Les moines de Saint- Victor eurent parfois des difff. cultes avec le Chapitre de Saint-Pierre pour la perception des dîmes sur les terres qui formaient leur domaine respectif; mais ils surent toujours arriver i de sages accommodements, oii Tautorité religieuse intervint i l'aide de sentences arbitrales, par lesquelles furent limitées les possessions de Saint- Victor et celles du Chapitre (2).

On a beaucoup exagéré la richesse de cette maison religieuse. Le pasteur Archinard, dans son ouvrage inti* tulé Des édifices religieux^ porte leurs revenus à des sommes colossales. C'était sans doute pour dire que les religieux de cet Ordre, gorgés d'or et d'argent menaient joyeuse vie, et que < les révérends pères connaissaient avant les rois les bons morceaux (3). >

Nous préférons le jugement porté sur cette question» par M. le professeur Galiffe. < Nos historiens, dit-il, ont singulièrement exagéré, en l'honneur de Bonivard, l'im^ portance matérielle de ce petit prieuré qui n'eût jamais plus de neuf religieux et que les fondateurs avaient d'em^ blée soumis à Cluny à cause de l'insuffisance de ses revenus. Peu s'en faut que dans leur zèle nos historien^ ne lui aient attribué la pleine et entière souveraineté d^

(l) Port.f. hisi., n i<)4.

tous tes villages, assez nombreux, du reste, où il possédait quelque petit droit utile. Ses possessions les plus considérables consistaient dans une portion de cette partie de la rive droite du Rhône, que nous nommons la Champagne (Campania)-, cela correspondait aux communeB de Cartîgny, d'AvuIIy et de Chancy, où, après diverses conceasions successives, les comtes de Genève s'étaient réservé les bans et droits de justice (1).

Revenant sur cette question dans le Supplément de son important ouvrage, le professeur Galiffe rétablit le véritable état de la question en disant : • Quelques historiens genevois se sont naïvement imaginé que le prieuré de Saint-Victor était pour ainsi dire propriétaire souverain de tout le territoire compris entre l'Arve, le Salève, le Uont-de-Sion et le Rhône; tout au plus laissent-ils au comte de Genève le droit du dernier supplice. Que font-ils donc des maisons fortes du comte dans ce même territoire? Que font-ils surtout des vieilles familles féodales, des droits de l'évéque, du Chapitre, des Communautés monastiques qui y existaient? D'ailleurs, on sait parfaitement, par quantité d'actes, que les droits de Saintictor, dans plusieurs de ces localités se bornaient à une 'âu deux maisons ou pièces de terre, à quelques serfs, i quelques sous de rente (2),

Une seule fois nous voyons un prieur de Saint-Victor demander aux habitants de la terre de Champagne et des

^ hameaux de Cartîgny et de Laconnay une somme d'argent : c'est Henry qui leur réclame trente livres pour leur quote part de la dépense que lui a cause'e la visite du prieuré par l'abbé de Cluny, en 132S. Ceux-ci font valoir leurs droits et offrent vingt livres qui sont acceptées.

t>e hùloH'iue, p. «07.

i« hUtortgue, supplémcnl, p, 85 el ac.

Ge n'était pas une imposition roinense que celle d^ vingt livres pour une aussi vaste terre.

L'histoire nous parle peu du Prieuré de Saint-VichK^ Comme la plupart des autres communautés, il jouissait ^i droit d'asile. Pour l'avoir violé en 1484, deux individus furent condamnés à une forte amende de 460 florins.

Le couvent de Saint-Victor possédait des eaux limpides qui furent utilisées par Jacques Grenus. En 1664, il obtint du conseil de les faire arriver dans la cour de son château, à l'entrée du chemin des Philosophes. Les réservoirs pratiqués à cette date sont l'origine du Chemin des Sources.

En dehors du couvent, se trouvait une croix momtmentale, souvint mentionnée dans les anciennes chroniques, parce que les criminels que l'on conduisait à Champd étaient tenus d'y faire une prière.

L'église de Saint- Victor fut démolie en 1534, elle tombait presque en ruines. Les derniers vestiges en forent arrachés en 1721. En 1725, on découvrit dans l'empli cément du cimetière de Saint- Victor l'épitaphe suivant-^ dont le style annonce une époque reculée :

me BEQUIESOIT IN FACE

BONE MEHOBIE

ÂECIOLDUS PBEP0SITV8 ET PBESBYTEB

QUI OBnT

X L OCTEMBBI

QUI BEQUIESCAT IN PACË ABIEN

Au mois de mars 1690, on trouva dans le ravelin de Noue, un marbre portant :

HIC EEQVIESCIT

m PAGE

BOUE HBHOBIE L. E.

QT! TIXIT ANNYB XIH

La vie des moines se partageait entre le travail et la I prière. Elle n'avait rien d'éclatant aux yeux du monde, l Us passèrent donc presque inaperçus jusqu'au moment où François de Bonivard fut nommé prieur. D'après Beison, il composa une chronique de la ville (2); Spon dit que • c'était un jeune homme plus résolu que prudent, bourgeois des Ligues, bien apparenté en Suisse et en Piémont, ayant pris goût pour la Réforme, dont ses démarches sont une preuve (3). ■ Ce trait, à lui seul, nous montre la valeur de ce prétendu moine, qui, sous uu costume plus ou moins équivoque avait adopté toutes les doctrines de Luther, et n'cùl jamais la moindre attache au sacerdoce. Lié d'affection avec Berthelier, il s'occupait plus de politique que d'oraison. > Son caractère ecclésiastique, dit Chaponière, ne l'empochait pas de porter l'épée (4). .

Nous ne savons si Bonivard résida longtemps dans son prieuré. Il avait du moins grand souci d'en retirer les revenus. Ce ne fut qu'après toutes sortes d'aventures qui le forcèrent à résigner son prieuré et mille tentatives pour

;, n\ précieuse par

Ce qni prnuve la dévotion que loi Genevois des anciens je à la ûinia U^re des Uisdricordct.

(3) Sun ouvraee a tlà jagé par J. A. Galîlle, dont noua a pwole) Merbes, à la vérild, mais parfailunient justes. Xuna n';

ay SroH, t. 1, p. 10.

(4) M. D. C. I. IV, p. 108.

en reconquérir la possession : il finit par en faire cession aux hôpitaux de Genève.

Ce n'est donc pas à lui seulement que doit être attribuée la chute du prieuré de Saint- Victor. Captif à Chillon, de 1530 à 1536, il ne put qu'apprendre par de lointains échos ce qui se passa à cette époque. La ville ayant pris possession du prieuré, laissa les bâtiments se délabrer, et en 1531, OH commença à en démolir la partie la plus élevée. Le clocher de Téglise fut abattu, et en 1534, la démolition fut complète.

Les moines furent alors obligés de se loger en ville. On leur offrit un asile à l'hôpital Bolomier, où ils desservirent une petite chapelle jusqu'au triomphe de la Réforme. Ceux qui restèrent fidèles à leurs vœux prirent le chemin de l'exil et se retirèrent à Contamines.

LES COBDELIEBS OU FBÈBES-MINEUBS DE BIVE

L'événement le plus important du commencement du treizième siècle fut la création des deux Ordres religieux uniquement consacrés à la prédication de l'Evangile. Nous avons nommé les Franciscains et les Dominicains ou Frères-Prêcheurs. La fondation des premiers date de 1208 et celles des seconds de 1216, époque où l'Ordre fondé par saint Dominique de Gusman fut approuvé par le pape Honorius IIL Nous ne saurions ici faire l'histoire de ces corporations si puissantes par le don de la parole et si utiles au maintien de l'unité de l'Eglise. Nous devons nous borner à ce qui regarde Genève, où nous les trouvons établies presque à l'époque de leur origine.

Le bienheureux fondateur de l'Ordre séraphique, saint François d'Assise, avait vu se multiplier avec une étonnante rapidité les maisons de son Ordre. Il pouvait mourir en paix; sa règle avait été approuvée par le pape Inno-

Sent m, et ses fils allaient bientôt peupler l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et la France. C'est probablement de cette dernière contrée que vinrent les premiers Frères- Mineurs qui s'établirent à Genève. Saint Bonaventure t présidait en r2f;4 le Chapitre général de son Ordre à Narbonne, et deux ans plus tard, le 5 mai 12G6, nous yoyons Pierre de Boëge, de l'Ordre des Frères-Mineurs, figurer parmi les arbitres chargés de terminer un différent Survenu entre l'évéque Henry et le prieur de Saint- Victor (1), et c'est lui qui, quelques jours après, pro- ^ nonce la sentence arbitrale (2). Ce qui suppose une

intlueDce acquise par un séjour prolongé dans la ville. ^H Sénebier fixe la fondation du couvent de Rive à 1290, ^■mais déjà en 1277, les Templiers vendent aux Frëres- ^B Mineurs un demi journal de terre, attenant à leur pro- ^^ priété (3;. En 1304, leur maison devient déjà le théâtre d'assemblées publiques et à l'époque de la consécration |i de l'évèque Aymon du Quart, le jardin des Frères à Rive

• est choisi pour donner un banquet à la multitude (4). Besson affirme que ce couvent fut fondé par les comtes de Savoie et qu'ils y avaient un pied-â-terre , lorsqu'ils venaient à Genève. Noua voyons, eu effet, la dauphine Béatrix, dame de Faucigny, remettre en 1304 au Frère

I François, gardien du couvent de Rive, dix livres genevoises en augmentation des sommes déjà livrées pour l'anniversaire du comte Pierre, son époux, et pour celui de son tils, le Dauphin (5), L'église des Gordelifis se ressentait de l'esprit de saint

, Porlet, i

(I) AicUvt'S

(1) Archivi«. Pnrlel. hial., u' TC (3) M. D. C, t. XIV, p. IS6.

(1) FaseieulKS temports, n" 3 (B| Porfl. hisi., n- 117.

Page 1