Reg. Comp. 2 juillet 1649. Discours d'adieu de Morus
chapitre de la 2me épître aux Corinthiens s'applique uniquement aux Juifs. Quand saint Paul, disait-il, parle de la loi, ce n'est pas la loi de la conscience, mais la loi de Moïse qu'il entend décrire, et sous cette loi il n'y avait que des promesses temporelles. Enfin, les réformateurs déclarent que l'homme est condamné avant sa chute, et lui Morus affirme que les enfants d'Adam sont condamnés après leur propre chute.
Pendant trois années (1646 à 1649), l'Église genevoise fut bouleversée par cette controverse. D'étranges variations se manifestèrent dans les opinions des magistrats et dans celles de Morus. Le 9 janvier 1646, ce théologien avait fait la profession de foi que nous venons de rapporter, et le Petit Conseil et la Compagnie ayant ouï les réponses et explications de Morus, le trouvent entièrement exempt de tout soupçon d'hétérodoxie et de nouveauté. Cette décision fut suivie de deux années de paix; mais le 18 novembre 1648, le Conseil, voyant les discussions recommencer avec une force nouvelle, demande à la Compagnie « de dresser les articles sur lesquels on conteste et que l'on signera sans nouveaux débats.» Après six mois employés à minuter cette profession de foi, la Compagnie présenta le formulaire ci -joint1.