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76 HISTOIRE DE L'ÉGUSE DE MONTAJJBAN.
pontifié à la consécration de l'église de Saint-Antonio et à l'inauguration des reliques du saint patron, don précieux du chapitre de Palencia à la paroisse qui porte le nom de l'apôtre de notre Rouergue et qui fut le berceau de son apostolat. Comme il avait participé à la consécration de la basilique de Lourdes, en consacrant l'autel de saiat François-Xavier, dans les grandes fêtes du couronnement, il assista bientôt après à une cérémonie semblable dans l'église de Saint-Bandille, à Nîmes. Dieu voulut que Mgr Legain mil le complément à son ministère épiscopal en lai faisant la grâce de sacrer un évêqae. Le 1er mai 1880, dans la chapelle du château de Versailles, il donna l'onction sainte à Mgr Ardin, son ami et compatriote, nommé à l'évèché d'Oran.
A cette cérémonie on constata que la vue du prélat consôcrateur le servait difficilement, et que sa parole était lente et embarrassée. Les premiers symptômes de cet état d'affaissement qui devait amener prochainement une apoplexie, s'étaient manifestés à Caussade, pendant la bénédiction de la première pierre de l'église. Néanmoins quelques mois encore il put se livrer aux fonctions de son ministère et à l'administration. Deux jours après son retour de Versailles il accompagna un pèlerinage diocésain à Lourdes. Dans la nuit du 13 juillet 1880 une paralysie se déclare subitement. Le mal paraissant s'aggraver, on appelle S. E. le cardinal de Toulouse pour lui administrer les derniers sacrements. Il les reçut dans l'après-midi du 19, à l'issue de l'office canonial. La langue et une partie de ses membres saisis par le mal qui devait l'emporter, il vécut cependant encore neuf mois. Dans ce pénible état il apprend la persécution entreprise contre les directeurs de son Petit Séminaire de Monlauban, alors qu'il avait cru prévenir les difficultés, en plaçant à la tète de cette maison, aussi bien que du Grand Séminaire, des membres du clergé diocésain, pour mettre la direction à l'abri de leur nom. Les émotions qu'il éprouva l'accablèrent encore davantage. Cependant, durant la retraite pastorale du mois d'octobre, il se fit porter au milieu de son clergé, et, aussi bien qu'il put se faire comprendre, il lui témoigna son affection.
Le jeudi 21 avril, pendant la collation du soir, vers les 7 heures et demie, une troisième attaque de paralysie se déclara. On dut trans-
porter le vénérable malade dans ses appartements ; les soins et les remèdes forent inutiles. Comme il sentait la respiration s'éteindre, il demanda par signe à aspirer de l'éther ; puis, étendu sur son lit, il entra presque aussitôt en agonie. À onze heures de la nuit il rendait son âme à Dieu, après avoir reçu de M. Guyard une dernière absolution et les indulgences in articub mortis.
Cette lamentable nouvelle fut annoncée le lendemain matin, à six heures, par la sonnerie de la cathédrale ; une lettre-circulaire du Chapitre l'apprit au diocèse, en l'invitant aux obsèques pour le mardi 26. Elles furent présidées par le cardinal-archevêque de Toulouse, assisté des évêques de Carcassonne et d'Agen, Mgrs Leuilleux et Fonteneau \ du délégué de Mgr de Cahors, M. le vicaire-général de BUviel,- et d'un représentant de l'Eglise de Pamiers, M. de Céré, vicaire-capitulaire. Ses restes furent déposés, dans le tombeau des évêques, auprès de NN. SS. Doney et de Trélissac.
Sur la plaque de marbre noir disposée à côté de celles de ses prédécesseurs, on a gravé cette iû script ion :
HEIC. QVIBSCIT. ' A ^SS A IN* SOra0' *ACÏS
R. IN. XRO. PATER. THEODORVS. "ft\||^ Hà LEGAIN. EPS. montalbanbnsis
EPEUGNEY. VBSVNTIONS. VIII. MOV. MDCCCIX. NATVS
IN. SVA. CAHTEDRALI. ICCLESIA. XXV. IVL. MDCCCLXXI. CONSECRATYS
CVM. SEDEM. ANNOS. IX. MENSES. VIII. DIKS XXVI. OCCVPASSST