‹ Histoire de l'église de MontaubanChapitre 16 sur 132 · Résolu à tenir la résidence malgré toutes ces avanies, le · texte numérisé non relu

Résolu à tenir la résidence malgré toutes ces avanies, le

* Entre plusieurs autres, Le Bret dêsigae un hebdomadier du chapitre, nommé Raymond, qui fut blessé à la tôte et à une jambe; c'est de lui-môme que cet historien tenait le récit de ces faits. Cf. 1M édition, p. 177.

s Perrin, p. 463. — Les registres relatont encore qu'en 1607 la chambre de l'Ëdit intenta un procès au clergé et à l'évoque au sujet de la sépulture de Françoise Gasconne, comme elle l'avait fait pour celle do la femme Jornaille, appelée, dans ce rapport, Daudé Jornal*

8 D'après le Livre des comptes consulaires, • le 27 mars 1607 est arrivé en coste ville M. l'Evesquede Caors, logea Saint-Jacques. Faict présent de 3 pinctes do vin blanc et 3 pinctes vin clairet, à raison de 3 soullz le cart ; 13 s. 6 d. Payé à S. Mariet Viguery, marchant, la somme de 4 1. 11 s. pour t 1. escorce de citron, a 35 s.; 3 1. dragée, à 16 s.; et 4 boëtes pour mètre ladicte escorce et dragée à 2 s. pièce, pour fère présent & M. l'Evesque de Caors. » (Fol. 56.) — Le môme registre, fol. 61, relate que : « suyvant mandement du 28 may 1607, payé à.Guynot Despars et Phelip Vaissiôre, fyls, 15 soulz pour leurs peynes d'avoir, par trois diverses fois, netyé la fiante que quelques maulvais garçons avoient mis contre la serreure de la porte de l'esgtize Saint-Jacques. •

TROISIÈME PÉRIODE. — ANS! CARRION Dt MURVIEL (4600-1652). 43

vertueux prélat travailla à la réforme de son clergé. Pierre de Labitrio, successeur de Garric dans le doyennat de Saint-Étienne de Tescou depuis l'année 1594, avait jeté le plus grand désarroi parmi les membres de sa collégiale, au sujet de l'augment des fruits de sa dignité. Le service divin était presque abandonné des bénéficiera, vexés dans leurs droits par certain édit provisoire, qui avait été émis en faveur du doyen. Sur les plaintes déposées au parlement par le bas-chœur, il fut résolu que les parties seraient renvoyées au prélat, chargé de juger avec équité. Prenant en main les premiers règlements et les diverses modifications qui y avaient été successivement apportées, les confrontant avec les statuts de certaines autres collégiales dont les membres vivaient en bonne harmonie, et tenant compte de divers arrêts émanés de la chambre parlementaire, de Murviel voulut que, selon l'usage, le doyen eût 200 livres pour sa dignité, et une double prébende. Au sacristain et au précenteur il attribua 40 livres pour leur dignité, et 30 pour leur prébende. Les autres chanoines, au nombre de neuf, devaient retirer chacun 30 livres; le tout payable en deux termes, à la Noël et à la fête de Pâques. Il ordonna de prendre ces diverses sommes sur les revenus généraux, dont l'excédant devait être affecté aux distributions journalières, et réparti également entre chacun des membres, aux époques accoutumées, à savoir : à la Toussaint, a la fête de la Purification de la Sainte- Vierge et à l'Ascension !. Cette sentence, portée le 31 mai 1607, devait être intimée aux doyen et syndic, et observée par chacun, sous les peines formulées dans la bulle de fondation du pape Jean XXII. Le doyen, qui prétendait retirer 2,000 livres pour sa dignité, au lieu de 200, appela au parlement comme d'abus ; mais il fut débouté de ses prétentions, et l'ordonnance épiscopale maintenue dans toute sa teneur.

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