TROISIÈME PÉRIODE. — F.-J. D' H A US SON VILLE
nullité des actes et amende, » le respect et observance des jours de dimanche et de fêtes1. Ce fut probablement, pour notre diocèse, une des dernières mesures prises parTLouis XIV. Ce document est daté du 6 mai 1715, et le grand roi mourait le dimanche 1er septembre de la même année.
13. De son palais épiscopal l'évêque envoyait k tous les prêtres du diocèse le Mandement suivant, daté du 20, prescrivant des prières pour le feu roi et la conservation du jeune prince appelé à lui succéder : « Nous ne sçaurions penser, Mes Frères, à la perte que la France vient de faire d'un des plus grands Roys qui Tayent gouverné, sans estre pénétrez de la plus vive douleur. L'Eglise, qui nous a si souvent invitez à chanter dans ses Temples des Cantiques de joye pour le succès des Armes de son Auguste deffenseur, ne nous demande plus pour. luy que des chants lugubres, et l'union de nos prières au Sacrifice d'expiation qu'elle offre pour le repos de son âme au Dieu de Miséricorde. Il est bien juste que, dans cette triste occasion, Elle donne de sa reconnoissance à celuy qui Ta tant chérie, et qui a si dignement soutenu la Qualité de son Fils ayné. Nous laissons à d'autres le soin de vous parler de ses Vertus militaires ; de sa Sagesse dans ses Conseils ; de son application à reprimer la licence des Duels... Nous nous contentons de vous apprendre que ce grand Roy est mort» et que sa mort a esté des plus édifiantes ; Il l'a envisagée avec toute la grandeur d'âme et toute la fermeté que la Religion pouvoit désirer d'un Héros Chrestien. Le Père des Lumières qu'il avoit consulté dans le gouvernement de son Royaume, luy a conservé la raison jusques k l'extrémité : Il en a profité pour son salut, et pour donner au Roy, son arrière-petit-fils, ses dernières Instructions. Hâtons-nous, Mes Frères, de luy rendre nos derniers devoirs de Religion ; et demandons au Dieu Vivant immortel, qu'il luy donne dans le Ciel une paix éternelle, en recompense de celle que sa bonté*
» Aux Archives départementales, transcription de l'original, Bérie 0, liasse 3.
pour ses Peuples vient de conclure sur la terre. Demandonsluy aussi la conservation du nouveau Roy; et unissons nos vœux et nos prières, afin que son règne soit aussi long, et aussi rempli de vertus et de gloire, que celuy de son Auguste Bisayeul.
« A ces causes, Nous avons ordonné et ordonnons que Jeudy vingt-sixième du présent mois on fera un Service dans nostre Eglise Cathédrale, où Nous ferons l'office. On en fera pareillement un le premier jour non empêché dans toutes les églises de notre diocèse, après la réception des Présentes. Tous les Prestres residens dans nostre Diocèse diront chacun trois Messes pour le repos de l'Ame du feu Roy ; et les Religieuses et Pilles des Communautez séculières feront une Communion à cette intention *. »
14. Trois ans après, nous trouvons François d'Haussonville en Champagne, dans sa terre de Choiseul. Il allait de temps à autre visiter son pays natal et les domaines qui lui étaient échus en héritage. Quand il parcourait ainsi les terres de ses vassaux en Bassigny, il habitait non le château, mais une modeste maison entourée de quatre tourelles, ayant une chapelle, et située a proximité de Lénizeul *, sur le cours d'un ruisseau affluent de la Meuse. C'est pendant une de ces visites qu'il eut la satisfaction de conférer, le lundi de la Pentecôte, 6 juin 1718, le sacrement de confirmation, dans l'église de Choiseul, à ses jeunes vassaux de la contrée 5. Durant ces absences s'imprimait par ses ordres le Proprium sanctorum du diocèse, publié par le chanoine Figuier, qui le fit paraître en 1710 \ Toujours atten-
< Archiva départementales. Grand placard-affiche, série 0, liasse 10, pièce 3.
> Près do Choiseul, Haute-Marne. — La terre de Choiseul appartient encore à la famille de Neltancourt, dont une demoiselle est devenue duchesse de Clermont-Tonnerre.
• Extrait des registres de la paroisse de Colambey-lea-Choiseul, communiqué. par M. le curé de Choiseul.
* Voici le titre de ce volume in-8«: Proprium Sanctorum Ecclesiœ Cathedralis et Ditecesi* Montis- Âlbani, juxta Rilum Breviarii et Missalis Romani, Jussu Iltust. et D. D. Fbanc. d'Haussonville de Vaubecovrt, Episcopi ac Domini Monlts-Albani auclhoritate editum. —
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tif aux nécessités de son clergé obéré de dettes et d'impôts, outre des largesses qu'il faisait aux individus dans la gêne, par deux fois il prêta des sommes considérables, qu'il prenait sur son hérédité et sur les biens de sa sœur, femme du comte d'Estaing1. Les allocations royales ne suffisant pas pour la cathédrale en construction, le chapitre était obligé, à l'aide de ses propres fonds et des secours demandés à tout le diocèse, de faire face aux dépenses. Il ne le pouvait qu'en avançant des sommes relativement considérables pour sa situation financière; l'évéque intervenait alors, et, grâce aux capitaux qu'il engageait sous constitution de titres do rente, il facilitait les entreprises faites pour l'extension de la religion et l'utilité du clergé. Son zèle comme sa charité trouvaient à ce moment une nouvelle occasion de mérites. La peste, qui faisait de terribles ravages à Marseille (1721), menaçait d'arriver jusques dans le Languedoc, portée par le vent brûlant du sud, aussi bien que par. les commerçants quercynois, qui trafiquaient avec la Provence. De concert avec lui, l'intendant et les officiers de la municipalité montalbanaise portèrent des règlements pour prévenir le danger, et interdire toute communication avec les localités pestiférées. Grâce à ces précautions dictées par la sagesse et l'expérience, le fléau fut conjuré.
Après les armes de l'Évoque, telles que nous les donnons dans notre Armoriai: Montalbani apud Francitcum De$caiutat, Typographum Régis, IUuitrissimi ae Rêver CTulissimiDD. EpUcopi et Civitati*. M. D. CCX. — Quelques auteurs ont signalé à tort cette publication comme laite on 1719. — Collection Foresliô.
' Voir au* Ar cJUoes départementales, série G, liasse 87, deux titres de constitution de rentes passés le 1er octobre 1720, au nom de Mgr révoque et de Mm< Marie d'Estaing, sa sœur; de cette liasse, piècee 39 et 40. — En 17*20-1721 l'évoque délivre quittance de 1336 liv. 4 s. 4 d. de rente à lui due par le clergé du diocèse (G. 151). De 1722 à 1725, autre quittance du même de 14,600 liv., à valoir sur la somme de 20,000 liv. (G. 155). Pour les années 1726- 1729, déclaration de reçu pour 2.487 liv. (G. 156). — A la mort de révoque, les capitaux étaient engagés, puisque en 1719 les marquis et comtes de Soyeftrart, etc..,, faisaient déclarer saisie de rentes dues & la succession de Mgr d'Hausson ville. (fd.} pièces à classer.) — Déjà en 1736 il y avait eu procuration donnée par • haut et puissant seigneur M. Charles- François d'Haussonville de Vaubecourt, baron d'Orn et de Gboiseul, » & M. de Gahuzac, chantre et chanoine de notre cathédrale, pour toucher les arrérages de rente dus par le clergé à l'évoque, son parent (G, 153). El 1740-1745 la sœur do l'évoque, comtesse d'Estaing, donnait quittance de 107 liv, 15 s* 2d. de rente constituée sur le clergé du diocèse (G, 159).
Si HISTOIRE DE L'ÉGLISE DB MONTA UBAN.
15. Des affaires de famille l'appelaient de temps à autre auprès des siens, comme aussi les intérêts de l'État et de la province le forçaient à se rendre fréquemment à Paris. En 1724 il faisait un court séjour en Lorraine, ainsi que le prouve u&e lettre adressée par Elisabeth-Charlotte d'Orléans, duchesse de Lorraine* à la marquise ^TÀulède, petite-nièce, à la mode de Bretagne, de notre évéque. Elle lui écrivait de Lunéville, le 9 novembre : « Je crey vous avoir mendé, Madame, par l'autre ordinaire, que nous avions isy Mr. l'Evesque deMontauban ; il est reparty ce matin, mes il m'a paru un peu sour depuis que je ne l'ay veu ; je l'ay chargé de compliment pour Mm« d'Estin et pour vous; mes je ne sçay sy m'ora entendu...» Le 18 du même mois la marquise écrivait à la même : c Je diray plus rien de l'Evesque de Montauban; il est reparty pour Paris1.». » L'année suivante, 1725, le trouva encore dans cette même- ville, où il assistait à l'Assemblée générale du Clergé de France, avec les députés de la province de Toulouse*. Pendant ce séjour il s'occupa des intérêts de sa famille. Voyant la branche aînée destinée à s'éteindre en sa personne, il passa un acte, en date du 17 octobre, par lequel se réservant la jouissance de ses biens pendant sa vie, il en abandonnait la propriété à son arrière petit-neveu François* Charles de Nettancourt, fils unique du marquis de Nettancourt-Passavant et de MUe de Vassinhacdimécourt. Ainsi il rétablissait sur la tête de cet enfant la substitution créée jadis, en 1602, par Jean III d'Haussonville, en faveur de son propre père, substitution dont il avait hérité lui-même, comme nous l'avons précédemment expliqué. Les clauses qu'il apporta a cet acte sont empreintes d'un grand esprit de sagesse et respirent les sentiments les plus élevés 3.
« Extrait dos lettres publiées dans le Recueil de documents sur l'Histoire de la Lorraine, 1865. — La marquise d'Aulôde était Antoinette-Charlotte de Lenoncourt. — (Notes de M. le comte de Nettancourt.)
i Mercure de France, mai 1736, p. 1030-1032.
* Ce contrat fait partie des archives de la famille de Nettancourt.
troisième période. — F.-J. d'haussonyiub (4703-4729). 26
16. Comme notre évêque travaillait à conserver et à perpétuer les traditions dans sa famille, l'Église de France songeait aussi à relever et faire vivre les siennes à travers les âges. Pour cela les Bénédictins étaient à l'œuvre depuis déjà longtemps. Et tandis que Dom de Vie et Dom Vaissette, à l'appel de Mgr lé Goux de la Berchère, élevaient le * monument de granit * » sur lequel sont gravés ces mots: Histoire de Languedoc; à la demande du clergé de France, vingt religieux, successeurs des Sainte-Marthe, reprenaient et complétaient l'œuvre gigantesque qui s'appelle Gallia Ckristiana. Tous les évéques furent invités à seconder effectivement cette grande entreprise. D'Haussonville reçut à cet effet la lettre suivante, adressée par les. agentsgénéraux du clergé, les abbés de Val vas et de Maugiron. — « A Paris 1727, 23 janvier. Monseigneur, Suivant les ordres qui nous ont été donnez par la dernière Assemblée générale du Clergé , nous avons l'honneur de vous faire sçavoir les mesures que l'Assemblée a prises avec les PP. Bénédictins au sujet du Livre intitulé Gallia Chris tiana. Il a été arrêté qu'ils nous remettaient leurs Manuscrits; que nous les ferions tenir à chacun de Messeigneurs les Prélats, pour y faire leurs remarques à la marge ; à l'effet de quoy, Messeigneurs les Prélats retiendraient ces Manuscrits pendant six mois seulement, après lequel temps ils nous seroient renvoïez, pour les remettre aux PP. Bénédictins *. » — On voit par le texte même du Gallia que nous reproduisons après chacun de nos chapitres, combien furent peu nombreux les documents colligés à cette époque. Nous avons dit dans V Introduction les causes de cette pauvreté, résultant des luttes politiques et religieuses qui, si souvent et trop longtemps, saccagèrent cette région. Peut-être les pages que nous consacrons à cette Histoire seront de quelque utilité. Puissent-elles, avec les savants travaux de l'intrépide disciple de
« Cf. Capeûgue, PhiUppe d'Orléam, régent de France, U I, p. 140 et suiv. » Circulaire imprimée; fonds des Archives départemental*, série 0, liasse 8t.
SG histoire de l'église de montaubàn,
Saint-Benoît, qui révise et complète de nos jours le grand ouvrage de Sainte-Marthe *, jeter une plus abondante lumière sur notre Église et ses évoques.
17. Mais, pendant qu'on relevait ainsi les vieilles ruines amoncelées par les guerres et l'hérésie, la grosse querelle du Jansénisme s'envenimait toujours, et les disputes théologiques, consacrées à le défendre ou à l'attaquer, ne faisaient qu'aggraver la situation de l'Église et du royaume. Malgré Rome, certains voulaient imposer les doctrines des Réflexions morales, et faire passer le P. Quesnel pour orthodoxe. Les scandales allaient se multipliant. Rome parla une fois encore par la bouche de Benoît XIII, qui confirma la bulle Unigenitus. Le plus obstiné des opposants, Soanen, évoque de Senez, fut déposé au concile d'Embrun ; et tandis que trente évéques de France souscrivaient à tous ces actes de l'orthodoxie, douze évéques, ayant k leur tété le cardinal de Paris, se déclaraient ouvertement pour le parti janséniste. Mieux éclairé, moins trompé, de Noailles ne tarda pas cependant à reconnaître l'erreur; le 19 juin 1728, en se rétractant, pour embrasser avec sincérité la doctrine catholique sur les matières de la grâce, et par ses déclarations au sujet dès propositions qui avaient fomenté cette déplorable querelle, il consolait le cœur du Souverain-Pontife et l'Église de France. Notre évoque fut un de ceux qui se tinrent à l'écart de ce débat. Le Pape avait parlé, que pouvait dire un évêque ! Tandis que l'épiscopat s'agitait pour ou contre le Jansénisme, se livrant à des discussions toujours irritantes et souvent dangereuses, d'Haussonville s'occupait à secourir les ^malheureux. Profondément ému au récit des misères dans lesquelles se trouvaient plongées de nombreuses familles de la communauté de Choiseul, ruinées par un incendie qui avait éclaté pendant cette année 1728, il leur envoya d'abondantes aumônes'* Cet acte
«■ Nouvelle édition du GalUa des Sammarroani, publiée par Dom Piolin, librairie Victor Palmé.
* Histoire manuscrite de Ckoiteul ; noie communiquée par le descendant de celte famille.
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n& valait-il pas plus que bien des paroles, que beaucoup d'écrits sur une question déjà jugée?
18. On faisait cependant d'incessantes instances auprès de notre évéque pour le gagner à l'un ou à l'autre parti. Chacun le disait sien ; on voulait le forcer à sortir de la neutralité. Ennemi de tout esprit de division, la digne prélat aima mieux abdiquer son évéché que de se départir de ses sentiments pour la paix et la concorde. Au reste, septuagénaire, frappé de surdité, la charge épiscopale lui était un grand poids, surtout en pareilles circonstances. Après avoir gouverné son diocèse pendant plus de vingt-cinq ans, il remit donc ses titres entre les mains du roi, au commencement de Tannée 1729. Dès ce jour, il reçut une pension de 6,000 livres sur l'abbaye des Châtelliers, au diocèse de Poitiers, dont la commande fut donnée à François- Joseph du Vigean, son neveu '• Pour lui, « il se retira à Paris, où il vécut encore plusieurs années, conservant le souvenir des Montalbanais qui lui étaient chers, et qui lui conservèrent toujours la plus grande vénération. Il mérita l'estime des protestants même par la douceur de ses instructions ; se concilia leur bienveillance par ses largesses, et leur en imposa par ses exemples. Il avait su leur communiquer cette modération qui l'animait lui-même, et il eut la satisfaction d'en recueillir les fruits a. » ■ • • ■
En résignant le siège épiscopal, François d'Hanssonville ne renonça pas à la pratique de cette ardente charité qui ouvrait son cœur à toutes les infortunes. Il lui aurait fallu oublier les traditions de famille, et ne plus sentir couler dans ses veines le sang généreux des Nettancourt. Aussi, au rapport d'un de ses contemporains, « en 1732 l'évêque de Montauban, quoiqu'il ne fût plus qu'usufruitier de la terre de Choiseul, fit beaucoup de dépenses pour l'accomplissement de certaines formalités, afin
* Ci-devant nous avons parlé de bob pore et àe sa more. A son titre de commendataire il joignit celui de maître de l'Oratoire du roi.
* Catfaala-Coture, tiittoire du Querci, t. LU, p. 91.
de pouvoir faire couper des chênes pour le rétablissement de vingt-quatre maisons incendiées le 18 novembre précédent. Il avait envoyé d'abord son intendant avec quelqu'argent pour secourir les plus affligés, et au mois de juillet, son chapelain de Vaubecourt, avec une procuration de lui et une pour moi, du tuteur de la substitution, afin de dresser les procès- verbaux du besoin de chaque maison et des bois qu'il fallait, qui montèrent à huit cent cinquante chênes 1. >
29. Trois ans se passent. Le 20 mars 1736 on célébrait dans l'église Saint-Roch, à Paris, l'union de très haut et très puissant seigneur, Monseigneur Charles-François de Nettancourt d'Haussonville, comte de Vaubecourt, baron de Choiseul et d'Orne, héritier désigné et universel de Monseigneur l'évêque de Montauban, avec Jeanne-Henriette de Châtenet-Puységur, fille mineure de Jacques de Châtenet, marquis de Puységur, maréchal de France. L'évêque François d'Haussonville, chargé par procuration de représenter les père et mère de l'époux, et Monseigneur Louis de Lorraine, prince de Pons et de Mortagne, marquis de Mirambeau, souverain de Bédeille, chevalier des ordres du roi, sont les deux premiers personnages nommés entre les parents et témoins qui assistaient à ce mariage. Parmi les titres de notre prélat, ne furent pas oubliés ceux « d'ancien évêque et seigneur de Montauban. » A cette époque il faisait aussi partie du conseil du roi, et était qualifié « d'abbé de Saint- Martin d'Aisnay *. »
C'est le dernier acte auquel se trouve associé le nom de ce bon évêque. Il mourait a Paris peu de semaines après. Le chapitre ou quelque membre de la famille voulurent-ils une attestation de ce décès? le fait est que copie de l'acte en fut faite et qu'elle e§t conservée encore dans les archives de notre départe-
« Extrait du Manutcrit généalogique de M. l'abbé Délavai, ancien vicaire de Choiseul.
* État-civil de Paris. Registre des actes de mariage de la paroisse Saint-Roeh, an. 1736. — Une descendante des ChAlonot-Puysôgur qui vit encoïc, est alliée à la noble flamillodes De Scorbiac.