Tome IL Vil
50 HISTOIRE DE L'ÉGLISE DE MONTAUBAIf.
musique du régiment de Touraine1. * Aux éloges décernés à ce prêtre jureur, nous en ajouterons un qui dojj fair^|0qb)ier tous les autres, c'est cjue Vabbé Saint-Sardos /suivit ^ieçLjtô^la conduite de ses confrères; il se rétracta publi^ejnenlet , p^ciellement . . ., , .
27. Ceux que le rédacteur .dnjpwpa^ PMFIAtP ,wpall&,«ïk populace égarée par les maMntejatioo^és,, » 4^NPf> \*& VT^S catholiques. Mettant de côté les questions politiques,,^, foulaient leurs prêtres tels qu'ils devaient être, et n'hésitent pas, malgré les vexations de tout genre, à protester hautement jusque même cous les voûtes des temples saints, quan^Meurp pasteurs avaient la lâcheté de forfaire a leur devôi^.et a Jeifjr conscience. Ils le prouvèrent surtout dans ' un^ circonstance que nous sommes Tieureux de trouver signalée par ce mêmp recueil anticatholique. C'était le 9 mars 1791 , jour des Cendres. M. l'abbé Calmon, prédicateur du Carême, avant de commencer le sermon, renouvelle son serment. L'audiiQire indigné se lève en masse et proteste à haute voix, tes .Patriotes qui voulaient jouir du spectacle profitent 4e l'occasion floifr faire une émeute. Dans la mêlée ils s'emparenÇ de ceux «qu'ils soupçonnaient être les chefs de la protestationenesliVjrentà la gendarmerie, aux grenadiers du régiment de Touraine et, aji£ dragons nationaux, accourus quand la foule eut répandu au dehors le bruit de l'incident. Un procès fut intenté, et nombre de catholiques eurent à subir diverses peinçs: l'amende, et ifl$^e la prison. Malgré tout, les officiers munkipau* présents ^ lacérer monie exigèrent que le prédicateur donnât son sermoq devant l'auditoire restreint, composé en plus grande partie de révolutionnaires et d'impies. L'abbé Calmon, poursuit le chroniqueur, débita son discours t avec une fermeté extraordinaire, » Il se remit de son émotion par cette apostrophe : c Les cris du peuple
« Nouvelles intéressantes, n» du 18 février 1791, journal déjà cité de la Collection ForeHii. Cf. aussi Archives municipales, Registre des délibérations, arrêtés..., 13 février, p. 13-14.
1 né ' ^Qtâlopi'^tjfaétér mes principes ; lé devoir des ministres 1âliiti,,|titàli dfe paixi c'est" ïvobèïssapce aux lois; à la face des ''àiAèÏJ'Ie /ùre^^ être toujours soumis, je le jure avec joie, puisque' cëà'tôïs sont fondées sur l'Évangile môme'1. * Malgré ces bravades, la municipalité triomphait si peu et était' si peu sûre' dô'fetà ihflàènteè, tyrïéllé écrivit à révoque SermeVde venir * passer (Juelqubs' jouràk'Mèntaù'bâ'À, pour le bien de la cité et tie- Tordre *'.Y>- ""' ' " ,! ■..■—• ■• » ■ ■■
è8. Les colèfes et commentaires du journaliste patriote prou- Vènï ce que nous disions de la foi des Montalbanais. S'ils voulaient.Teurs propres pasteurs fidèles aux lois de l'Église romaine, Ils né pouvaient pas supporter qu'un prêtre renégat, payé par là municipalité, vint insulter, dans leurs églises, à leurs convictions' religieuses. Sur les autres points, non moins que dans l'ancienne ville *épfiscopale, ce n'était que' les larmes aux yeux qu'on apprenait t es actes de faiblesse et de félonie des assermentés. Les journaux intéressés ne se faisaient pas faute de publier triomphalement les noms des jureurs; chaque semaine 6ti eta donnait la liste, et parfois elle était, précédée d'articles àans'le genre de celui-ci : « On nous apprend que, de toutes les parties dû district, des curés et des vicaires ont prêté le serment, même avant la publication du décret qui l'exige. MM. les officiers municipaux de l*Hondrrde-Cos nous ont écrit une ïeltre, dont l'original est entré ho? mains, pour nous prier d'insérer dans notre feuille, que dimanche dernier M. Roques, curé dans te diocèse dé Caors depuis dix-sept ans, et depuis cinq ans Curé de Lérïbosc, a prêté te serment civique avec toute la solennité possible, et que cette conduite est d'autant plus louable dans ce digne ecclésiastique, qu'avant la Révolution son bénéfice étoit de 3,300 livres 8. » En revanche, ces chroniqueurs n'avaient
• Nouvelles intéressantes, n« du 11 mars, p. 135, 136.
* Cf. Registre des délibérations, aux Archives communales, 9 mars 1791. » Nouvelles intéressantes, n« du 4 février 1791.
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que des verges pour fustiger ceux qu'ils savaient fidèles à l'Eglise, et se gardaient bien de signaler les rétractations. Quand leur mauvaise foi était démontrée, ils se taisaient; leur silence laissait les lecteurs dans la croyance à des accusations .qu'ils auraient dû rétracter. Nous n'apporterons qu'une seule preuve. Les1 Nouvelles intéressantes annoncèrent, le 29 juillet 1^92, que Alexis- Thomas Dupuy, curé de Montalzat, qui avait antérieurement prêté le serment avec restriction, venait de le jurer < pi\r et simple f. * Quelques mois après, ce digne prêtre taisait insérer au Journal national une protestation contre y cette nouvelle., et déclarait, qu'il n'avait jamais voulu s'engager à ce que défendait la conscience du catholique et du prêtre4.
29. .Malgré son parti pris et son iûsigne((maxiv<iisç(fpi, cette feuille vendue aux:i;éYplntf0pnaires,qp jput rester qjjç,5$ii^ d'ecclésiastiques du d/striçt de MonU^n q^^^nqufl^ntji leur devoir par le serment ^viqu^; epcorejpêm^lp glupa^t rétractèrent-ils ces sermeuts de la première hpure.y Notre clergé du Toulousain et de r Albigeois, ne montra p^ moins d'énergie. Ainsi dans ,1a région d'AIbi nous n'eûmes que 7 infidèles, dont plusieurs revinrent de leur avquglemept lorsqu'on le^ir demanda le serment de haine. Lee défections d# la partie toulon^inç, j compris celles. des- religieux^. Sr'éleyèrept.à .93, chiffra J)eu considérable eu égard au. nombre; du r^ste le clergé de ça .vaste diocèse fut admirable par sa foi et son dévouexpept à l'Église,'. On uq compta dans toute son étendue que 1 arçhiprêlre jureijr su? .6, .12 vicaires sur plus de, 400, $t, .quelques c^njafnes ,de curés et de religieux sur un millier : attitude ^nagnifique, que le -chapitre métropolitain, s'empressa de faire connaître, à JVlgr de
« Nouvelles intéressantes, n° du 19 août 179*2.
* Le Journal national, feuille catholique de l'époque, à laquelle concourait lf. l'abbé TeuHères, ancien professeur du collège et émigré. Cf. n» 10. (Collection Forestiô.)
» Au paragraphe 46, dans lequel noua donnons l'état du âloeète, paroisse par paroisse, on trouvera le nom et les principaux actes de ces Jûfeurs. Nous avons aussi Introduit dans cette nomenclature ceux que nous avons trouvés, toit dans las journaux du temps, soit dans des documents officiels.
Fon^ngeg. L'archevêque répondit par une lettre très affectueuse, et téfeoigna lé regret (juyn 'éprôutfaîrde se trouver toujours éloigne 'de 'ses prêtres fidèles. À peine le décret concernant le serment était-il promulgué, que plusieurs docteurs de ce diocesç publièrent des écrits, bien faits pour éclairer la conscience du clergé et le préparer a là résistance. C'étaient, notamment, une charge à fond contre la Constitution civile : Y Exposition de là doctrine constamment enseignée dans la Faculté de théologie de Toulouse >'pM 'un des professeurs, ÎA. l'abbé Larroque; YIns- IrucliQn cfun curé à ses paroissiens, et aussi la Lettre d'un ecclésiastique de Paris a un ecclésiastique de Toulouse*. Sur le territoire albigeois le nombre des assermentés n'atteignit pas le sixième des ecclésiastiques eh exercice *. L'ancienne Église conserva tous ceux (Jui avaient été regardés jusqu'alors comme les pfus instruits ëi les plos fervents. Dans la plrtpart des paroisses les iHtrtis'se" virent abatidonhéà parla plus grande partie des fidèles. En' quelques localités même, un ride complet se faisait autour' 'd'efux; leurs' égHses étaient absolument désertes, tandis (jtie des ptfpulatitfns entières faisaient plusieurs -lieues, au mépris de lafigueur des lois, pour entendre la messe d'un prêtre catholique1 ôti recevoir de- lui les sacrements. Les exaltés le voyaient avec dé^ît.'LMrritation les porta k de tek excès, qu'en plusieurs paroisses ôh alla jusqu'à frapper dé wrges les femmes les plus honnêtes qui se rendaient à l'église catholique, pour les amener de force aux: réunions des seétateursr de la nouvelle Église. C'était la compromettre ;' bientôt leurs violences envers les prêtres orthodoxes et les désordres des prêtres constitutionnels la jetèrent dans un complet* discrédit. Les municipalités n'en devenaient que plus èévèrés pour Ta répression des bons prêtres et l'intrusion des mauvais. Ainsi le maire de Belmontet et le curé
* Dins la partie cadurcionne on veillait, aveo non moins d'entrain, à la conservation des saines doctrines. Plusieurs patres, notamment à Montauban, publièrent des Lettres, Avis suU au cierge, soit aux fidèles pour les tenir en garde. Voir Collection Forestié.
' Archives de la préfecture du Tarn, série Q, n* t.
VU
Martignac^ontc^n^ianés à 4^-livred ilTômen^!et;4,[W>ia 4'ejQrf, . prisonnement, pour Bvoir défeadp a« :ciuré *ssqrmWitéMde olft; . Salvetat-Majeurô) M. ViaiadçM.de ^ébref^^we^Wilfôglwft'i deBelmonWt, ann$w,d0.U^lise,ca,itf(rona|'e dçMiwçlar^^QOfelqiaQ^ temp^rit, k la sutie.tfun pçopès Mfààimm pewwtwps,»/ l'abbé Majrtigflaç prêtait, le. $en»e niï Q0ux~qjty JttUfliwH fiflnftft les tyrans et opposaient b toutes tes; offres; iajlagiew^ites .réppn-: ses d'une cop^çjence droite et-juste, .rocevaiautda teflipflà autre» des couplets du goût/fle çeliii-ci,:/: .. . i.r i;.,, ^ uvm\v>:\\*
''..';. I.i -. '..! ,!" .11 |.'V 'IHfH'J'i'l 'i1 ^ ,« ApN.AMl-.., CqïK.DE.., , il|t|i .(i /llillrillllllu
i ♦. .Sur le sorupele qui uteriéte, • .î •»'■ m .!i!-i>'iiiu;l;.i
Veux-rtu- sajvçir, o^q sçn^ment î ,t ,.; ..i, v.iupY! r t.
Pour ne poim -prêter Je ^rmçgt^ . ; - ,j ,. h ,;.,,,
11 faut être méchant ou bête, . f ,, t
11 faut être bête ou méchant a. »
..-..,■ » i ?.•.-■ •: • • < i»..-t ,!s ij h!j':
On voit sans peine qu'il y a dans ce couplet plus de rage èt
d'insolence que de poésie! Nous en passons bien udvau très et 'dès
meilleurs.
30. Avec non, moins de complaisance,, le journal, de l'époque^ rapportait les nomination^ des noyvçaux curés de la villç chef- , lieu, t Le î? m$rs,t y lison^-noujs, le^ éJect^prs dq dictât assemblés pour l'élection aux çurçs vacantes terminèrent ieurç élections. » Les différentes sections chargées çle.cçt office ce tenaient, pour la plupart, dapsjes églises transformées en clubs : la çpction dite de la Liberté se réunissait à. la Çathédralç, Ips Droits de l'homme à Saint- Orens, la Fraternité à Saint-Jacques, la Constitution à Villenouvelle, l'Union au cy-devant couventdes Carmes. « La proclamation des élu? fut faite avec la plus graude . solennité dans l'église de la paroisse principale, en présence des
* Cf. Nouvelles intéressantes, n« du 2 février 1792. *
1 Publié dans les NauveUss intéressantes, qui donnèrent aussi plusieurs autres poésies, sonnets ou satires.
QUATRIÈME PÉRIODE. — SOPWEâSlÔN DU MOCÊfSH (4790-4808). 55
offiderëMuatàpaux, dMlergêetdif peuple ombreux. M. Dollar, curé-ôleote&rde SainMMerre Livrori, prononça de la part de rassémblée'é>edtor«ïe«inf^aH<>eûtibft<ïm ftrf vivement applaudie et» tlBVâ/ît ^ être : ettrôféb & toutes les municipalités du ressort, M.'LabrotisBej cMêWtot religieux çrarià-cartne, & été nommé café 'de 8&iht^'Jdcqttës; rM'. Lag&à, ci-devaht du même ordre, a été 'corifirffifé à 'VflfàbobrboA Vfr ' Quelques jours après (W avril) île- itàuveati ' eufé ' de* Sainf-Jadqtfes prêtait publiquement le serment dans l'église Notre-Dame, €?t y prêchait le premier sermon. Le soir, d'après un arrêté des officiers municipaux, il chantait en cette église "un Te Deum pour le rétablissement de la santé du roi ; tous les* corps y assistèrent, et à l'entrée de la nuit ta rille fut" illuminée en signe de joie publique. Le 24 du même mois ce portô-dftipeaù des jureurs installait les nouveaux curés des autres paroisses de la ville, et profitait de cette occasion pour prononcer un discours fort applaudi par les journaux anticatholiques *.
31, A ce moment, on n'était qu'à quelques jours de la célèbre réunion des évêques diocésains, convoqués pour rédiger une réponse au bref apostolique de Pie VI. La lettre collective, signée le S mai par notre archevêque de Toulouse et par l'évèqùe1 d'Àlbi *, rappelait lés' injustices et les,. persécutions dôntfés défenseurs de Pâutél et "du pouvoir de l'Église étaient accablés, c Non-seulement, disaient-ils, on nous empêche de nous réunir et de nous consulter, mais encore on nous chasse de nos sièges, on nous arrache de force de nos demeures et l'on nous transporte comme des criminels hors de nos diocèses. Des pasteurs distingués et des prêtres fidèles sont journellement insultés, attaqués au milieu du temple, dans la chaire dé vérité et jusque sûr les marches du1 sanctuaire; dans les asiles
« Nouvelles intéressantes, n* du 20 mars 1791 . Cf. ce discours, Archives communale*, Registre des arrôts et délibérations.
> Voir dajM les NQimlU* inUremniêt, 1^6 n* du 20 maroet dm 7 mûL * L'évoque de Cahors, Mgr de Nicolaï, était mort à cette date.
inviolables cm s'entretient le (eu sacré dé làreligton et dé ta. verfû , dés vierges saintes, que te jeunesse et l'Innocent défraie»! faire respecter, sont insultées de la façon la plus indécente iel tel plus grossière; » Voilà, ajoutaient, en tenfcinant, tes flçprageux. soldats du christianisme* «la situation,, du elergéjde ]\?p&m; aussi avons-nous décidé* très' saint Père, de, déjK)ser a vos pieds nos démissions libres et volontaires, décfarapt atfpndfe> avec tranquillité et respect, k jugement du successeur de. saint Pierre, au ndm de l'Église ^atliolique, apostolique elrpr^^ii>e.,> Cette protestation souleva M no uwiles tempête^; la pefSjécution antietérieale se peuremvit avec plus de rigueur-
52. BïèfttôVén effet; le pouvoir législatif ajoutait a ses iniquités cette ûtfu^ellè ordonnaflce : c Les etoch^s' des-églises supprimées' seront' 'fbndtte* pour en -faire d& là tào&naie, * De toute part ou se mit'k* PoeJavrepiOttr <&ttè inique* besogûôr^t les niu'riicïpalttë^, airfëées pair lfes"dlstrietis, dirigpaieut .'sur. les pointa à s elles iûdiqûés ces objets -que les populations affolées Voyaient plartir en pleurant, ^tiqueUeséûergomène* de la Révolution ée plaidaient fîàrfôife à profane^ et' & aoceifipagftririie1 tours blasphèmes: ■ A: îBéartnWi1t,f rapiiwtô la tradhiôà encore wwtfé, on vit la' Mtigué Vde'dè Gifàoirè garnie' àk chaque* doté; d'hû double* rang de ClticfieS, apporté* ldéfe loeàlttésr environnantes et qui deVâiéat !êtitë teuvôyéês ë'TtrattfAM ii PardH : «décriât préparait' cëllii qû#fpréselntk Légràhd; le 4 août 179 1; -V Les e>devânt évêque^/'grâttd^tïfekires dt'prôtfés ùisBrmentiês cfevroiit se tenir éldigriéS \ dix lleUfes de te CihcMiscriptten de leurfedioéèkes ôti flè ïfedft'ctirès. *"Oh hésita biëti quelques Jours dèvaht te ÎM-ùtalfté' de éeftte toekure1, itials idansTexécuïiotv ou finit -par àllêfr plbs,lOîn;,OLes: insermentés furetit déclarés su*pèbt&: à ce titre leurs biens éfaient confisqués,' leur personne miëe en réclusion, et quand, sur de faux témoignages, on ne leur enle-
1 Une des belles eloeltes'dô Beaùmoat fut eoiuterifc» à Toulouse, et apràs avoir servi à l'arsenal de cette ville» à été pUtoeedaû» entons église* de te métrot»le. '
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nit pas la vie» pétait la déportation à temps; tes joau vais, traitements abrégeaient le plus spuyoçt la vie dç ces confesseurs de la foi* ' »: ■ '
' 53. En prèsénce ë«^és*5tatices quelle tronvait à faim, prêter lé &ftient pur et sitnpte;d>e 1790, l'Assamblée, après btea des projets 'et deë tâtonrwnients, adopte une formule qui *e ren*i fértaSit' rien d'explicite ati sujet de la Constitution ewilë du blèrgé ï maïs ce n'étiait qu'une adroite» hypôerisië, destinée à engager d'abord les prêtres fidèles, sa/af ensuite à leur imposer, ^ vertu même de leur serment les conditions de la première loi à ce sujet. Cette loi, destinée à tromper bien des consciences et à faire tomber de. pauvres prêtre^, sur prie dans leur bonne foi, était ravdntoQfureur des événements dont le souvenir attriste profondément les. âmes des honnêtes gens ; elle préparait l'année 179$, qui' rappelle trop bien les premiers siècles de persécution: et les. époqïtes. barbares de . l'antiquité. Elle s'ouvrit chez nous .'le 11 février par la suppression du culte, et la ferme- -tuce'do l'égèweoaitbédfal^ La tferjijèrp, solennité, à laquelle la mon ici pal Ué avait .convié daas cet édifjce, la population montai b*naise, > ifcuit le âervice funèbre pour le patriote Mirabeau (14 juillet. 1791). L'oraison funèbre fut prôchée par le ci-devant gardien des capucins de JR^dea, le renégat oonventionnel Chabot. -Il qtaitfbito 'dignç d'exalter cq héros* celui qui proposa la déportation) des pvêtres insermentés ^t quib le jour de Paqu.es» installa la guiilotiae dans, âa ville .natale A- Quelques, mois après (21 décetatare)!, un arrêté du directoire du Lot, ordonnait i'eipulsioji des Frênes 4es écoles chrétiennes. Injonction leur était faite d'avoir k quitter leurs maisons dans les 24 heures, et d'emporter les effets et mobilier nécessaires. Le 9 mai précédent le frère Zacfaée, directeur, avait envoyé, à la muaicipalité la déclaration
* La municipalité délibéra d'aller lui offrir un cadeau, « comme témoignage ostensible de sa reconnaissance. » Cf. Registre des délibérations* — Plusieurs églises de notre diocèse célébrèrent aussi de pareils services funèbres, entre autres nous signalerons, comme mentionnées aux Nouvelles intéressantes* Nègrepelissse, Mootclar, l'flonor-de-Ço*,. ele , .
58 H13KHM DE j/9GUS* M M0WTAU14îf.
par laquelle lui et ses religieux refusaient de1 conduire les élèves au* offices célébrée par ées prêtres assermentés!* De nouvelles écoles allaient être établies dans les locaux (occupésdepuis, un demi siècle par ces. dignes instituteurs. Bientét ■» jacobins de province appliquèrent lie décret 4u '28 ajrril 1792^ qni abolissait tontes les Congrégations religieuses-^ prôscravaât . le costume ecclésiastique : ainsi que les insignes sàoetfdoitaux. À . cette heure disparurent, forcément les Doctrinaires^ aiisquels était confié la direction de plusieurs .collèges, entre autres celui de Moissac; les Messieurs de Saint-Lazare* qui dirigeaient notre Séminaire et les missions diocésaines; tes vénérables fiites. de Saint-Vincent de Paul, dévouées aux, enfants >troqvés,atix sotte des infirmes, des vieillards et des malades j toutes les saintes religieuses, qui par leur dévouement à Tenfanoe etleprs ' prières ne méritaient que les bénédictions. du ciel et dsifa terrt*'
- 34. Tandis $ue le jacobinisme marchait amsi à grands pas dans la voie de la perséèutioa; le Saint* Përe avait, pair éû bref du ffl Eftara, flôtti - la fcbndtoité« dèfà pretreè rtoègaifc <ef ericeuragé é* béni fceukqiri élirient restée "fiflèies otf'àVaîéhVpàPltib prompt 'TMMri rétracté ufc'sèribefot sâ^ifègd é^tbi^qùé l ^ât crainfte,' méprise'ou sédùbttob: Nofobreusefc fureutleS'tëtradtàP tiens dans riotreUlèrgô^LeB'to^^
ment, cotiitob A cbnstô ^der|flamb^éuxWM*ésîdà tiiréctèirëildéM Moffttabbanqfti,vlàn<ôt pressait llfes ofriciers mattîèïpàuK [etl\të>' juges 'de 'paix: tfes: éarrtèû^ d'kvtfr la *4Wh ferïtoc!;' tantôt5 lûsî- " nuaitati* citëyeéS "â'usefr dé letoMafluenco 'âù^èsf dëè teédé-1 siastiques;' tèhtôt imputait }aux! prêtres iledr mauvais vdukritet' les engageait à prêter le serment1 pur et simple, : sais 'restriction auteûne. Quelques extraits d'un dfe ces documents môtitneronVet les préoccupations' et1 la pôrtfîdïe !dë nbs adiaitiistrateurs. Le Comité de sûreté géhérale, eh date du 4 fructidor, an III defïa ! République (21 août 1794)Y avait Wpondu au procuretir-syodic
• Cf. Archive* mufàcip(itoy8tà\è'<j<s*' ' '-'
QUATRIÈME PÉRI0MJ'-t4< 0UmtB80U)N DU' DIMES* (4790-4808}? 59
d&< département .»Ûu» (Lot*eftatiremBBt k< utte déclaration faite1 par plutieilpa pvètam, qaiittép liaient ^ termes du ^serment- demanflév ibajoalaâti: *»r Le»? àfatbrités *• oomtltuéésj »e Vivent aoMBillîhriailèuâ0iaddftldn; onii^rktiowji la dédaflârfioflivcrtriue pair 'la H di <da "H tiprâHwU.: (Lte« bons 'dftoy^s^nd ico^inoiesèat pas de-dé(pnrs, ^3 yciot droit -teur cîiemirt et -ne cherchent ptfmfràiéltfcterjla toii Uiitrt tjaeilefrieoclésiastiqwesqui voudront exteropr i leura 'fonetionfel, rsdit ■ m ; paMlc, * soit dans- des maisons pajrtteaèièites:aùîil y ^i^t Tassembfepwnt, àe soumettent k la laiï:da 4 l:\prMprial ri«îiM-èKePCealJ san» arolF rempli cette forxmMë ï garant de^lk tranqpuilliUé -publique; 41s sont rebelles à !» Joi , - et p • Gcnmne -tris^dlB etoaFcottètfe «âtrôtési :;» Cei-ttreêté, «iihpritnétau -membre de idduzeî^rtts' exemplaires *;en placard ^ ftttipdbbéetjaffœlké dansâtes formes wd^naipes. En 'outre, une Adressa ftitieATdyëeiQuî'miniëttesï du1 oult^-dfthg laquée on lijt.çes^pa^es ;. m S'il flst}w WfiftÇipe dp droM^oljjiq.up, univfi;§eHeprçftt adu^s writoHJ^laiter^.jei'est^ien oelui.qrçi f&t UDp^VAin^uÇn^u^.flqt.v^nt^flSiWn iflOQTmpeiiifRti qnelr CQpq^d'ftift^ La
d^pjtri^^dfii^snsnC^t w..ifp& tyfW «Migatioq .e^presapj-et d'apr^jfli^ p^agd Jorpiftl'.cle/sainfc^avil, .toussas? qui? se» dév,OHaitfï h A'flflosîQtet etiîwi,paiintî#iw?tère. jdela fl^igtQn fcbrétwD*,,dwwt #« ^pwwi^MaWïîpqissianwSfFde la .t#m>> * i.^
s'avisèneR^iam^, ^e ,feiw ^ps^^tricg^fi^ Fii^e^ià^la.îJeçQn
de leur diftift.Maî^re^ ifl^î;r«p4^t,«»loyaJ!5mep|t.JQt;rigWf^¥P'ment. à ,$sajr.,<# qiii...apj>^irUept/^l QQsa^9] f(t à^I)ijBU;.çe; qui appartint, à, J)i^u..rlls!^npeigp,èrftat,wtte ..doctrine awrpeuples; ej; 3'Hs ,éflFQn«èrôat de^,pRr34cuJÂo#s;7îe ue.fut qu^.p^cpqu'jOtt les jacQusait, d'epfreindrg. ç? ttp, m^^e,, > Oqtre Jçs ; erreurs, renfermées; fin çesligpes, c^r J'.ÉgUse. pp. tte^U jamais devant les lois contraires. à, .la cQpsçience, 1§. mot « accusait » est heureux sous la plume de ce sermoneur ; on était aussi à une époque de « dénonciations. * Passons. Après amir vanté .le régime qui
vu.
avj^e^
puleppe. hqpiaiiie,, », japr.èa doaç!,çç»eiJré%|pf)illflup| po^jfô qualifierons pas, le rédactevr pour^vili ; .€/Vou3;4opcfii^1pa,ç de,, téméraires restrictions a^eç.j^é ^? .rpjgarjdl?,^, go^i^i merçt4 ef^açrçé }$? ^9psl,çjt9j^,t.çm^rWe^^ffp^ frfànPW dôçj^tip^purp et simple, pj^ b ibiç^ ^nfeip^eKr^OYji. flftn^, fTifqr lement absolu , qui. vous est cqmmajQdp !r,,», (i(,:i „.,«,,, ;M1. .,v 53» Ala date OùlTon insiâtait si yiV)emftftt; auprès «dm olbrg^ avaient" par» . lesi bis des 19 ventôse iet 1.1 iptratoiat nie Jfaft< 114 (îi février, et .30. mai,179}i),^u(p.lei'libre «xôuoic0.deginuli^ Noire, clergés depuis . Wfllrlne,îS*efr ,iepait pas* [moins ifid*tej d*o$i sai grande généralité,. an, r«fu$ du eerjnetofci Lé>27 ^ai>l?9^ la Joi da déportation des pr^nee noat^ss^meatés^ vai4,|cté^oté« par ,1! Assemblée r6vQlmioOftairô^e^alorstdana laiF^anod entière campaewèrneûtcos, longue? listes. ^:pi?o$criptton; du dtergéiet de ta noMessa* forsfcées sur les dénonciations desrpretojer&ibandit* vepuflj, agissant )par.tQu0iditd ou, pan buse ^engeance* Lps uns éfliigrèrentrch9<3isaaQl principalement r^pagcie>poiifcéâidenee; d'aulreflï furent déte&qs et*., réclusion., soit da^siles. ebpfs»itieUx de nos d^triGt&.aoit dans quolquô^iite. voisine.; rd'aiifUte, enfin subirent la. .déportation- ; . Les. municipalités ^mpreaaèrebtp rq les» ordres envoyés par l'Assemblée* de dresser les Élafo de w*r finance.) des Mens <te$.prêl?:efii de confectionner. laXwte, des émigrés etdes Rvclm, de classer enfin les. ecclésiastiques < refusans Je serment, » \lne affiche-. du, 14 nivôse an II (3 janvier 1794) fious apprend que tout» pur ces .divers chapitrés, nemar* diaitpas cependant au gré du directoire de -notre ^ité-iaattresse. Geluhci jneaaoait de dénoncer les municipalités qui apportaient
« Extrait de deux affiches de qos archives, intitulées M* Extrait du registre des arrêtée de l'administration du Lot; 2* L'administration du département du Lot, à ses concitoyens, grand lu-folio, de l'imprimerie Richard père et fils, à Cahors ; plus, autre affiche môme format : Le comité de législation au procureur-général syndic du département du £of, 9 août r795 (22 thermidor an in).
quatrième vèv&6M! — ''gutatlântati 'de ntodèi (4790-4808). M
de làléAtëtl^'dSalnk là'cdrifttetiôta'ôu IWol de: ces divers' dofcuriiehts.'À cet' èflféf ,' étaient 'râppfeîéSlés aMities' des principales \6iè, dâ^Sdësdônsidérahts (Jûi'îneittâientlë^biiimtiDatités endèittèutîôVfeLë'flîredtôirê da distrait, étaît-iïditj considérant qtiyàùï tefkriési (te^l^Hfèife 'x'de cette M, tdus lés ^tfclésiàstîquès 'fônc* rîùhttstf^s ptiblrcfc, qtiri 'n'ont ^aà prêté le serment prescrit r par là lloi' 'dtr 2Ï jtiïlîët 179d, ;: et règfé par'ïes ârtides xxi, etc..! Oiî^qu^fbhtYëtràcté^àand 'bien mèttiTé ' iïs Tauroient ptôté de nouveau depuis leur i^êtrciiitâtiori, tous' lés ecclésiastiques, séctrlien ou- réguliers v frères toonvens ou '-Mes, <|ui i/ont pas fctftirfatt ataxi ddcfetsidesMi-aoû* 1793» et1 21 - Avril 1795, m qoilont Hétraot&'ie settnehty -soirt' sojdte'tà! la « déportation ; G^iiQidéïTant iqifôj^ déportation empbHe côttflfcdation dé$ biens'; que Wapr&.MtiWe x^lea - prêtées- dtâ|>orté»- wlontaireËaerit et avec passeport j ainsi que «eux ^tt4 otft préfère Ia? déportai iioni) la, réclusion v «ont réfutés émigré; Gonsidéwrnf qùe.4 le dkeqtol ne; 4u<ttetrl(^ ^m^re^sa (fin former lés municipal!- ^ :pdur qu^llp^ du^Bnti à'fair^ ^connoître 4é^ ïioffis 4*"'ctt fawatiqikesetàe 'Ces eftnèmigi de» la îlifterté»; iOotisidérant'que les municipalités' «font* ni ( dénoncé le# «clésiastiqtiês de leur ter* ritoôireîqui ^nt'dahsi'les <sas déterminés- par 'cette loi; mdtavrté laiiCDttsiiBtian'ce dateurs feiens ^©t" que cette 'ttisoucianoé1 de letir partî détient i Wfe^prèj liditjiâblê1 mu-x ih térèià « <te Ib> -Républiques Arrêté cf^BVVlanfe la huitaine ^:1^ réception' dtt présent, vlés? mu^ «toipatitès formeront *A enverront ato $reetoife du 'district «ne listeiooBfor»fe au modèle oî^intjde tous les Aprêtries, e&cté* tiastiquës et antres 'de lefcii» iterrttelreyqluisokmdanft les-ica» prends,1. . - Que; dans ■ te ■ même délai elles * dressseront^ l'état Bë consistance des biens de ces individus, daas ta aiême ferrie que pour les titrée émigrés..; Que 1er puésèirt fiera imprimé eU'éni voyé à toutes les municipalités et juges de paix du district *. *
1 Extrait du registre du directoire du district de Montaubany du 14 nivôse, 2« année republicaine (3 janvier 1794), grand placard de l'imprimerie Fontanel, père et fila* en nos archives.
68 ffiSHHHE M LttSfclBBJ'Dfr MONT*0&À*.
Il fallut bien >qe rendre* au patate» WjpûAioiis^ >e£slé> clergé en masse né» t à.,se«ipKqioÈi€eiU Di»ej h ndffitofe devons tfbttt'qtti périrent ^aœr.oetteHhétecpinbc» q'*stlp4s poàsîblêb Setqtte^'tft» pouvants faireifKKir'JaiméaioiredôiDds catifesseurs^stude ddnfr* les noms conservés • encore* *oifc. dans les. listes offi8iê)le#;séft au bas de documents provenant des arohift9< publiques oa'pri*vées. Pour ne. pas entraver ,1a nlarche da nette* rô0ity>*M)d$ mettons cette, ncnnenoialure en Appendice. "Ge<: Martyrologe embrassera non-eenjenient |es îpqltresi qui adnfatetîatént'les paroisses* an»exépsi taux <ti?oi? ÉgUsesi de CahonsJ Toulouse et Albi; nous détendrons i aussi' h œux ifai- ooe^pètféfirle^'paMib^ ses des diocèses dïApchv d'Agen^et de ttede», bttechéé^ ^i^uitâ 1«08 à;netre4iôftèsB' aetiiek 'Si Pon ifàpprflcbeileftèwbhl^iâé victimes de la». foi/ de eelui ^dee-apeetàlts ^yon^prébierai'Saeofl^ dw<e.d»-notre»o|[ergé^ ■n»;i.î".p../, » 2. ••! -h ;••»«, m mu-mu -,-iumi
36; Chaque passée' sentit le 'cotftte'-éôtip' dé 'bette' ferffotà persécution qui ffappaffr^lfergé/de '179fa 1797: 11 n'est paâ dans chacune d'elle^ db nonibrèù^es fàmf 11*, dontlèS descendante ne stf glorîftertt tertébiné1 d^avoîï-I dtl' protégé;1 ou reètieilli; totï'diéfetidu quelqu'une de ces Étialheflrèuses vîctîïriès; Soit à V'êpoqiie des itteflnères déportations, *oitla^ès!le4^itactfdor,> hî grfethdTè difficulté était ;de âaislrlésecclëslaStiqirtig déhonèé^ Quelqûéé-1 uns n'avaient rien voulu diingër â îeuïs habitudes1 et à leur vie ; mais la plupart se cachaient et trouvaient cher leurs paroissiens un concours fidèle et discret:- t Nous fie poiivons nous dissimuler; écrit le commissaire1 de la Haute-Garonne *y combien il est difficile dfatteihdre le tut désiré. Ces individus savent si bien se cacher ; leurs sectateurs mettent tant de zèle et d'adresse à les dérober à l'œil vigilant de la police, que, quoique Ton tie puisse douter de' leur présence dans la plupart des cantons, on'uè saurait pénétrer les antres obscurs qui leur
* Voir, dans le cours du | 46, les noms et le nombre de ces jureurs.
' Cité par M. Victor Pierre, dans son excellent article La déportation à Vtte de Ré et à Vile df (Héron; Cf. Revue des questions historiques, numéro du t" avril 1883.
QUATRIÈME PÈWOML trfc 90PfiflBSSiO!( M D90CÉS1 (4790-4808). 63
<S$ntHit »d?a8ile^iii.iie.|ttos^ ^gsratdi nomlt&icepeodatatatâit' dû fé^iH»r> «B^JsaUi want.ileâépa»t) fiisai* upai^ie^de l'effroyable ^0rAèg^(id§S) déporta»). <$lfh*ty eotn-pas ^dhefl »now. ôendépoc- &tiOT$;,eAî.bloe,i comme, dans.; certain départements eu- Nord $L,^u Canlre, . les^ airfesi&tibn*. isolées .n'en- atteigniueBt pas Bppjn^ uft , cbiffift j fort ; oowidétehte- : L'iiqtoke, appiiyée sor • des dowmei&tâ irréfragables,: ô&tila : pour /attester^ qae dans, diver- «ssi'régnnft plusieurs agqqtt des direejUïires. formèrent tes jgenx 4à;,oùiU..pmétwAioi*ai été>répqtée polir la plus- Yire ;.mais dans Je Xa*n*..të Garsiiât lfl.Lol,;Jai violencû.fiit parfois extrême; plp^i^i^ , ; coaittftf aairosi nie /ces» din&atoires» iforeeilés jaoobiù3, V0ttfcte3t .pmitew Me conquérir: mû iplate .aa conseil des CipqnQ^ft^.lL^popql^tioûSi wssibiôn en Albigeois ;que liras l^ p^fti^,.du |Ij.oti} 4ti^iii>4M![rgHei eltte 1? Agenals, . laissaôeitt non-seulement paraître leur exaspération au départ de jtanr&fnét,r$v,çt li»^ téiiip^DaiQi^t ^ffii^e. .le^r^^meA^h^ :mA|stlplç|s d'pne foiç elle^ .fenlppept^ (J'^ijac^r d^s, mflift* ,dfls .genfarç^ççs upj>l$s .priacy^a, ^r^fle^d^.flpft, ,locaUtéf i^ >?■ faj^U sijpiperf,j!ci9p)wel en é^pe^jQp^^ WFW#e^ forces,, 1^ b($Hantp£Ql(dispftt^^^ 4$ ]e$ jecu,eiHjr et, de lp*
héberge^ Cp$ ^atifpçflts^e foi, el de chanté ne se manif^taiejat Ra-sseul^ent.ppijir.çeyx de, ftos, prêtres dopj, le wm éfoitcrçww ejle. s'étendait, .epcore f ;t#us lpç ^çç^sj^t,iqufis).qujMtraversaiçnt notre dépftrterçrçpt pour .ébp icojidijitp a.qp^we yille, oi^pqrt d;^barqitiftOr AinsUos déportés £e Boderç^u u<?mbre d# 130P. coB^v^s.par., 50 sçfdate, : Fçgure^t, du. 1er au lf mars 1.79^ une véritahle ovation, h Cayjps^., a Caussade e}, dans.ihacupq des «p^roissçs jusque Mo^au^an,^, resçQftç) crut.prudçjit de déployer une plys grande.; sév^ité, à .(^use.d^.wanWesta^io^ eqtkppsia$tes de Ja pqp.ujati#p^ Pfrig^s ym ; Mpispaç, où ils furent embarqués sur la Garoime? ces captifs eurent ppur conducteurs un détachement de la garde nationale de cette ville.
* Voir cette môme étude de M. Victor Pierre, numéro cité, p. 489-490.
Celle-ei ; n'était imposée, qu^; dea iwroTi^Jçs.p^ç^aj^r W?i Je§ pr&res r^eUèteatils ,le$ trpup»? ^e^^gne^^q^ auvent ,fini par Adoucir, par lç. spectacle de l^qr .patie^ el,^ leur résiguattop V. ,. ..... .,,. .4| , ..|} .,,.,, lfllI|ll.1.I>
37. A différentes époques oos:prïwixa^.^r«n^CQAduit8 les uoâà RjQcheibrf, lesaulretf aU Rochelle, .dtoutaes .«nfluf à Bordeaux pour de là ôtrotànternas au fort-du* IUî ou dirigés vers les lies de Ré et.d'Oléroû, ou à la. Guyane francise* Nous ne parlerons pas des souffrances. physiques et morales ;que $e$ confesseurs* ourent à ondumv Insolence et cwjtautédc Impart des gardiens; insalubrité des caetootsiot des forte dao& lesqaeteiHs étaient entassés pète-mâle ;< régime alimentai Wi.de» plus mai* sains et insuffisant; mélange , et promiscuité rd'hwames,/, dp femmes, de bandits* de prêtres fidèles. efc de. prétrop 4tfnôg*teT; c'est de la sorte que plusieurs centaines de iDos prêtres fiverçt torturés quand Us iécbappèremt . aux *ôphltaw*, à,5lajïoy*dei<ou airacemps dd fusil- L'heure deaassarmentteneftar^jP^sibmpii!; juste: vengeanoa du ciel* qui -parles. neuyeUw mewwjrdeda Convention procura aux. uns tes moyens d*«x,pier.j tour apqster " eie, aux antres le légitime châtiment de leur ;féwtle loofap l'Église et la conscience! A leur tour. ils fuient déporté». on mis à mort, lorsque, après ami ! 1794* invités .« vàisacrifier d'abord leurs fonctions mercenaires sqr .1- autel de la patrie* » ils eurent à choisir entre l'exil ou le reniement de leutr. oaracttère «acerdota}. Beaucoup ouvrirent les yeux u et . réparèrent leurs premiers oublis. Puissentrils avoir lavé le; scandale qu'ils avaient donné, et participer à la réparation .que Ja France -catholique a essayé de faire: en diverses circonstances, a la mémoire des vrais martyrs de la foi! Un de nos grands évêques, Mgr Doney, y songea, lorsque répondant à l'appel qui fut adressé aux différentes Églises, il sollicita des aumônes destinées à concourir k
• Ct pour ce détail el ce qui s'y rattache, l'abbé Servières, Histoire de ÏÉglitê du Rouergue, et La persécution contre te clergé du Gen, par l'abbé Lamazouade.
QUATRIÈME PÉWÛtfE. — ' StN>PifŒSSK>tf DO blûCÈSK (1790-4808). 66
cette œM&^
écrirait le pietîst ëVèqtiW, Unie fchàpellëèh1 uiëïfiôifè fleé prêtréi, qui1 en ,''ïrtié; grand nômbrfcotit pér? à-' l'Iltf 'de Rbé{ dànfe k persécution révolutionnaire. On me signale parmi eùfc'deux ptôtrés du dtocèsëMfle Montwl^ '$a?oir : Mj. j^ntoîtie Gignoux, né à Moiteacy Kûati à 58 wiS'à Me' Madame; Mi Jean- Bôries,. né à LàbMthe, mort* 50 ans h* €e document contredit l'opinion des ôcrïvams qui on* ftflSrràé que notre- départemetat n'avait iournî aucun-nom à la dépottMlfOtt de rileideRé^ -
38.1 Tbndte ^ue ûos prèfcres« étaien t- exilés «t« souffraient au UJifr toute sorte de*Vexa*ièii&; qfue sepasfcaitoldans nos? poreiss&Ètf Lesl dobufflerite, -bêlas! sont *rof>- peç nombreux pour 4ioug'^8B*bigrier. Beaucoup d'intérôssèsxonl tmukhite disparattped^s tracer jqui* u'atalentiriefl d'honorable. Sans compter les retires enliersfuilivometttenteTés; de nos» archives; plusieurs o-at été lacérés sciemment* malgré tojrtj il Heste eqeoro asaftE d'épaves pou* ndus faire «cOïrrtaitredeBi désolations- de cette triste •époque; De* "tout© part ce- ne pottt que des»1 dénonciations, de pjtètree, «e» particulier de ceux «fut ^prêchent; dans les églises et «fui ne s'affirment pas cérame jurenrs3. On signale des ecclé- ^iastrqtie$ et religieux c qu'on» a vus au bout du Couc& se pros* twner devant la croix* ef affecter un. air inspiré. » On exige le serment de tous ceux qui sont chargés < d'instruire, de <con« fesser et de diriger des confréries* > Quiconque est surpris blâmant les jureurs, est tenu et poursuivi comme suspect, A tout instant les municipalités réclamaient de nouvelles fermetures d'églises* Les receleurs de puêtres sont mis à une sorte d'inquisition et leurs maisons fouillées. Par contre, les faits et
« Avis accompagnant une Lettre pastorale, datée du 6 juillet 1866.
* C'est une erreur que nous relevons dans le savant travail de 11. Victor Pierre èMt La déportation à File dfi JW, que nous avons, déjà signalé. — Outre les renseignements précieux qu'on trouvera dans celte élude magistrale, uous renvoyons encore au Journal d'un confesseur de la foi, publié en feuilleton dans le journal VUniven, en février 1850. Il y est question de deux de nos vénérables chanoines, M. Cbâteau et M. Ligier.
» Ainsi furent dénoncés ceux de Villobourbon, de Costetsarrasin, de Saint-Jacques-; Cf. Registre des Archives municipales.
To« IL Vil. 5.
66 HBTOHtt DB L'taUSB T>B MONTAUBVN.'
geetds des apostats sonMtrrés à la publiaité ^mtoe^ «ks'exem^ pies de ♦vertu ;■ leurs discours sont publiés et aflfohésriau&tf àa*rë coins du département; leur inconduite et les «sandales qu'ils donnent sont exaltés qu nom des- droite cle> 1-homtiiel .Vient le jour ou à défaut de Dieu , dont on ne veut plusy on imagine- if ne déesse.- Le 30 novembre 1795, tous* les citoyens et dtoyenifes de Montauban furent invités à se rendre lé lendemain au- Temple de la Raison, ci-devant église cathédrale, pdwr assistera l'àbo* lition de l'ancien culte et de ses préjugés:? Cette invitatiob fut faite publiquement à tous les habitants, par quatre oflibiers iA«^ nieipaux, qui parcoururent toutes les ruesj escortés* d\m piquet de 400 hommes. € On fit assembler te bataillon du: district* pou*' aller audit Temple de la Raison, entendre chanter Y Hymne dès Mturseitlms, et écouter les citoyens qui monteraient en chaîne pour y faire des discours. On avait dressé une: idole stir lWel*. *!■■■■.- . i /..,-.- » ..!-i ;. .
38. A cette heure le sang de nos compatriotes avait déjà coulé. Du nombre des martyrs était un prêtre, qui lava ainsi' là tache du serment par lui prêté dans un de ces moments où Vi pîeui4 ou bien l'illusion faisaient oublier les devoirs de la cons* cience: C'était l'abbé Clavîères; curé de Caussadie. Sut- les désirs que loi en avaient exprimé quelques-uns de ses amis et paroissiens, ce vénérable prêtre avait célébré en secret une nrtesse pouf l'infortuné Louis XVÏ. En signe de deuil les assistants avaient pris la cocarde noire. Cet acte de piété et de dévouement est dénonce comme un crime ; lé curé avec quinze dé ses paroissiens sont arrêtés et envoyés & Montauban pour être déténus ôàns le couvent Sainte-Claire, changé en prison.' Dans l'espoir d'être rendues à la liberté, ces malheureuses victimes demandèrent à être jugées. Le tribunal révolutionnaire de Paris les manda à sa barre. On les entassa dans une charrette, qui tra-
« Extrait du Récit inédit de ce qui ïest passé à Montauban pendant la Révolution, manuscrit de la collection Forostié? Cf. tes Éphémèride* montalbanatoe*, déjà citées, p. 243.
QUATRIÈME PÉRIODE. — SUPPRESSION DU: DfOCftSB (4790-4808). 67
versa Caitôsaddîsans qu'il leur fût permis de dire adieu à leurs familles. Quelques jours après leur arrivée dans la capitale, les accusés parurent devant leurs juges, et le 4 messidor an II (21 juin 1793) leur condamnation fut portée en ces termes: c Sont condamnés à mort comme traîtres envers la Patrie, les citoyens Clavières, curé; DelpecbSaîûtou père; Delpech-SaintoU fils, ancien consul; Féchoiier, ancien procureur de la justice royale de Caussade; Savy-Labat, ancien greffier de la même justice; Mou* let; Calmettes ; Raymond Borie et Joseph Borie, frères; Mazuc; Antoine Cassagne et Pierre Cassagné, cousins ; Foissac; Azam, dit Ri guet; Lacroix; Ginibre *. * — Résignés et forts des canso* lations de la religion, puisque tous purent se confesser la teille au curé de Caussade, pas un n'ouvrit la bouche pour se plaindre, persuadés que c'était mourir martyr que de mourir poùî une aussi belle cause. La voix de l'un d'eux se fit cependant entendre: ce fut celle de M. Delpech-Saintou père. Il demanda comme une faveur au tribunal que son exécution eût lieu avant celle de son fils; le tribunal acquiesça. Le curé. de Caussade vit mourir avant lui tous ses compagnons d'infortune, et remplit jusqu'au dernier soupir ses devoirs de pasteur et d'ami avec le plus grand courage. A. cette nouvelle, que les journaux de la République apportèrent à Caussade, on vit. des personnes revêtues de leurs habits de fête parcourir les rues et les places de la ville en criant: c Rochette est vengé! > Tandis que. femmes et enfants pleuraient la mort de leur père, de leur époux, de leur ami, on força un citoyen à monter à la tribune du club pour déclarer que la République avait accompli son devoir en faisant tomber la tête de son parent, ainsi que celle des autres fanatiques aristocrates *.