I. LE JOUR DE LA HÉSURRECTION
1. L'ange de la résurrection. Le dernier conseil des prêtres. — 2. Pierre et Jean au tombeau. — 3. Première apparition de Jésus à Marie-Magdeleine. — 4. Les saintes femmes au tombeau. Seconde et troisième apparition de Jésus. — 5. Quatrième apparition de Jésus aux disciples d'Emmaûb.— 6. Cinquième apparition de Jésus aux apôtres réunis. — 7. L'incrédulité des apôtres fondement de la foi chrétienne.
§ II. l'octave de la résurrection.
8. Le sacrement de pénitence. La confession auriculaire. — 9. Thomas, surnommé Didyme.
§ m. retour en gaulée.
•10. L'apparition sur les borda du lac de Tibériade. Dernière pêche de saint Pierre. — 11. Dévouement de saint Pierre. — 12. Confirmation de la primauté donnée à saiut Pierre. — 13. Le premier pape. — 14. Apparition de Jésus à cinq cents disciples, réunis sur le ThaLor.
§ IV. ascension.
15. L'autorité donnée aux apôtres sur tout l'univers — 16. Promesse du Saint- Esprit. — 17. Ascension.
§ I. Le jour de la résarrection.
1. « Le soir du grand sabbat, quand le lever des étoiles eut annoncé la fin du jour, dit l'Évangile, Marie-Magdeleine, Marie mère de Jacques et Salomé, achetèrent des aromates, pour aller, à l'aurore, embaumer Jésus ^ » Les saintes femmes s'étaient montrées
* Matth., xxviii, i ; Marc, xvi, 1. :
264 HISTOIRE DE 1*ÉGUSE. — f ÉPOQTIE (an 1-312).
plus fidèles que les pharisiens à observer la loi du repos sabbatique. Leur amour pour le divin Maître ne leur fait pas oublier le respect pour sa parole. Il avait dit : « Je ne suis pas venu détruire la loi, mais en compléter la perfection. » Il avait dit aussi : a Je ressusciterai le troisième jour. » Les prêtres et les scribes se souvenaient de cette prophétie, dont ni les saintes femmes, ni les apôtres euxmêmes, n'osaient espérer l'accomplissement littéral. « Cependant, reprend l'Évangéliste, de fort grand matin, dans la nuit qui suivit le sabbat, le sol s'ébranla sur le Calvaire^ l'ange du Seigneur descendit du ciel, s'arrêta sur le sépulcre, en repoussa la pierre, et s'y assit. Son visage rayonnait comme l'éclair, son vêtement étincelait comme la neige. Dans le saisissement de cette vision, les gardes, frappés d'épouvante, tombèrent comme morts'. » Jésus était ressuscité. Le sceau de Caïphe, les sentinelles des pliarisiens, la lourde pierre roulée sur la tombe, rien ne saurait enchaîner ce mort triomphant, qui soulève aujourd'hui le rocher du Golgotha, comme il soulèvera bientôt le monde entier! Les gardes ont fait leur devoir; ils veillaient, l'arme au bras, comme il convenait à des soldats romains. Les Césars veilleront à leur tour; ils fermeront toutes les issues ; ils voudront empêcher le Christ de passer. Il en sera du Capitole comme du rocher du Calvaire. Ce que les gardes de Pilate et du Sanhédrin n'ont pu contre un cadavre, toutes les forces de l'univers ne le pourront pas contre le Dieu vivant» il est ressuscité ! Dans son essor victorieux, il entraînera les Césars et les empires, les esclaves et les rois! «Revenus de leur etupeur, dit l'Évangéliste, les gardes coururent à la ville, et apprirent aux princes des prêtres ce qui venait d'arriver. A cette nouvelle, les anciens furent convoqués. Une délibération s'établit à ce sujet. Enfin les grands prêtres remirent aux soldats une somme considérable, et leur donnèrent ce mot d'ordre : Dites que les disciples de Jésus sont ^enus la nuit, pendant que vous dormiez, voler son cadavre. — Et i Is ajoutèrent : Si ce bruit parvenait aux oreilles du gouverneur, nous aurons soin de le prévenir, et nous vous garantissons que vous ne serez point inquiétés. — Les gardes acceptèrent
< Hatth., zzviii, S4.