‹ Histoire de l'église depuis la creation (volume 3)Chapitre 59 sur 96 · CUAP. V. — MORT DE SAINT DENYS · texte numérisé non relu

CUAP. V. — MORT DE SAINT DENYS

faisait peser sur elles, préféraient le régime de la gloire à celui de l'infamie. Tout l'Orient se rangeait donc sous les drapeaux du ^ vainqueur des Perses, et acclamait unanimement Odenath, lorsque celui-ci fut assassiné (mai 267) au milieu d'un festin, à Emèse, par Méonius, un de ses officiers, qui se fit aussitôt proclamer empereur. I\îéonius ne jouit pas plus d'un mois du fruit de son crime. Zénobie vengea virilement la mort de son ^^poux. Elle punit du dernier supplice le traître Méonius, et se fît proclamer reine de l'Orient. H(^raclien fut obligé de reculer devant une femme. L'armée qu'il commandait revint en Grèce, et Zénobie régna tranquillement dans sa capitale de Palmyre, étendant sa domination depuis l'Euplirale jusqu'à la Méditerranée, et depuis les déserts dô l'Arabie jusqu'au centre de l'Asie-Mineure (2G8).

41. Cependant, Gallien était venu à la rencontre d'Aureolus. Ce Assassinat

^ ' de Gallien à

dernier ne prétendait point, comme Posthuraus, se contenter d'une Medioianum souveraineté limitée à la Germanie et à la Gaule. 11 savait que Rome, Promotion

^ ' de Claude la

fatiguée d u règne de Gallien, souffrait impatiemment ce maître cruel Gothiaue. et dissolu. Franchissant donc les Alpes Rhétiennes, Aureolus était arrivé jusqu'à Medioianum (Milan), acclamé sur sa route par des populations ivres de joie. Gallien vint l'y assiéger. Mais, après quelques jours de blocus, les deux armées se renvoyèrent l'une à Tautre la grande nouvelle que Gallien venait d'être assassiné dans sa tente par les prétoriens. Quelle main avait soudoyé les meurtriers ? On ne le sut pas. Certains auteurs prétendent qu'Aurcoliis avait payé le crime. Mais si l'on songe à la cruauté habituelle di; Gallien, qui s'amusait parfois à faire tuer en un seul jour trois vl (juatre mille soldats, par manière de passe-temps, on concevra t'uilement qu'une conspiration militaire ait pu débarrasser l'empire d'un tel monstre, sans faire remonter la responsabilité (le l'événeraent sur un rival assiégé. Quoi qu'il en soit, après l'assassinat de Gallien (268), les deux armées belligérantes se sépa- ^ rèrent. Aureolus, à la tête de la sienne, reiourna en Germanie, et les prétoriens revinrent à Rome, oîi ils donnèrent la pourpre à leur général Marcus Aurelius Flavius Claudius, un plébéien parvenu, que riiistuire a enregistré sous le nom de Claude le Gothique,

lie Noie.

Mort 42. Le pape saint Denys mourait à cette époque (26 décembre 268)^

Jii pape saint ' j- i -r. ^ i a

uer.ys, de apres dix aus de pontificat. — A peu près vers le même temp:-. s en- Th.ninKitnrge Qormait dan'* le Seigneur un autre disciple d Origene, non moms Félix illustre, saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée, que les ennemis mêmes de l'Église appelaient un autre Moïse, h ' ause de ses miracles. «Je rends grâces à Dieu, dit-il avant d'expir^-r, de ce que, n'ayant trouvé, à mon arrivée dans cette ville, que cilx-sept chrétiens, je n'y laisse à mon successeur que dix-sept infid(;!es. » Il défendit qu'on lui achetât un îieu spécial pour ^a sep jre, « afin, dit-il, que la postérité sache que Grégoire n'a rien p-sédé sur cette terre, pas même un tombeau. » Heureux âge dj ' ..lise naissante, où la sainteté se transmettait comme un hérita^: . et oii il se trouvait toujours un disciple pour recueillir le manteau d'Élie! A Nola (Noie), en Gampanie, s'éteignait dans la paix du Christ un confesseur dont le nom et le culte sont restés populaires. Félix était fils d'un vétéran, syrien d'origine, nommé Herraias. Après quarante ans de laborieux services dans les armées romaines, Ilermias s'était fixé à Nola, sur les terres que les Césars distribuaient alors en récompense aux vieux et fidèles soldats. Ce fut là que naquit Félix. Les antécédents paternels semblaient l'appeler à la carrière militaire, qui, à cette époque de guerre universelle, était le grand chemin des honneurs. Mais, le jeune homme aspirait à une milice plus noble et à une vocation plus élevée. Félix était chrétien. De bonne heure, il avait fait vœu de ne servir qu'un seul maître : Jésus-Christ. A la mort d'IIermias, Félix vendit une partie des biens de la succession paternelle et en distribua le prix aux pauvres. Il vint ensuite trouver saint Maxime, alors évêque de Noie, lui remit la disposition du reste de sa fortune, le priant d'agréer à la fois, pour le service de l'Église, propriétaire et propriétés. SainI Maxime l'ordonna successivement lecteur, exorciste, diacre etJ enfin prêtre. La vertu de Félix, l'innocence de ses mœurs et saj prudence consommée, lui conquirent l'affection du saint vieillard! et la vénération de tous les fidèles. Or, ceci se passait peu de temps avant la cruelle persécution de l'empereur Dèce. Quand Tédit saa4 guinaire fut promulgué, les chrétiens de Noie supplièrent le Sciiai

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