CHAP. I. — UNE INTERPOLATION DU LIBER PONTIFICALIS
3. Le nouveau pontife saint Anastase II profita du départ de Lettré de Festus pour adresser, lui aussi, un message à l'empereur son homo- à l'emperear nyme. Il choisit comme ses légats l'évêque de Todi, Gresconius, et Germain évêque de Capoue, les chargeant de notifier son exaltation, et de renouveler les instances de ses prédécesseurs en faveur du rétablissement de la paix entre les deux églises. La lettre qu'il leur remit était conçue en ces termes : « A son très-glorieux et très-clément fils Anastase auguste, Anastase évêque. Au début de mon pontificat, en même temps que j'adresse au peuple chrétien des paroles de paix, je viens supplier votre piété en faveur de la foi catholique. Il me semble trouver un premier gage de la faveur divine et une assurance de votre concours dans l'identité du nom que je porte avec celui de votre majesté. Pendant que le vocable impérial d'Anastase remplit l'univers de sa gloire, ce nom, qui est celui de mon humble personne, vient d'être appelé au principat divin de l'Église universelle, sur le siège du bienheureux apôtre Pierre. Ne laissons pas déchirer plus longtemps, je vous en prie, à l'occasion d'un mort (Acacius), la tunique sans couture du Sauveur, cette tunique que les bourreaux eux-mêmes respectèrent au pied de la croix. Un tel scandale ne saurait se perpétuer sous le gouvernement de votre sérénité. Tout l'univers connaît le zèle que vous avez déployé pour la vraie foi, avant votre avènement au trône : ce zèle n'aura pu que s'accroître depuis qu'il est décoré de la pourpre impériale. Aujourd'hui donc, je remplis près de vous l'office de messager du Christ ; ne permettez point de prononcer dans les prières publiques le nom de ceux qui ont troublé l'Église et offensé leurs frères. Ils ont en ce moment comparu devant le tribunal d'un juge auquel ni les actes ni les intentions ne sauraient échapper. Là, toute présomption téméraire disparaît pour faire place à la manifestation évidente du passé ; le silence même révèle ses secrets. Notre prédécesseur le pape Félix a comparu, après Acacius, devant ce tribunal. L'un et l'autre ont reçu la récompense ou le châtiment auquel chacun avait droit. Nous ne voulons nullement préjuger de la sentence que Dieu se réserve sur les morts. Mais il faut nous souvenir que, selon la parole de l'apôtre,
nul ne vit ni ne meurt uniquement pour soi. Nous avons donc le devoir d'éviter tout ce qui peut être pour nos frères un sujet de scandale et de chute. Voilà pourquoi nous supplions votre clémence impériale d'ordonner que le nom d'Acacius ne soit ni inscrit sur les diptyques, ni prononcé dans l'assemblée des fidèles. Les motifs de cette exclusion sont notoires; les troubles, les divisions que ce patriarche a jadis fomentés dans l'Église ne se peuvent dissimuler. Encore une fois, je n'entends pas juger des dispositions secrètes qu'il put avoir à l'heure de la mort : Dieu les connaît et il a prononcé la sentence. Mais les violences et les excès commis par Acacius durant sa vie appartiennent à l'histoire. Il serait trop long de les énumérer ici. Nos frères et coévêques Germain et Cresconius, que nous envoyons près de votre clémence, vous en feront connaître le détail, s'il plaît à votre piété de les entendre à ce sujet. Vous apprendrez d'eux la vérité tout entière et vous pourrez vous convaincre que le jugement du siège apostolique contre Acacius ne fut inspiré ni par un sentiment d'orgueilleuse jalousie, ni par une pensée de despotisme, mais uniquement par le respect pour la loi divine qui proscrit tous les forfaits dont ce patriarche s'est rendu coupable. Nous vous supplions donc très-humblement de ne pas prolonger davantage la division de l'Église. Nous empruntons la parole de l'apôtre pour vous dire : a S'il est quelque consolation dans le Christ, quelque soulagement dans la charité, quelque union dans l'Esprit-Saint, quelque miséricorde dans les entrailles de notre Dieu, donnez-moi cette joie de vous voir unis dans la même foi et le même amour, abjurant tous les sentiments de contention et de vaine gloire, vous prévenant mutuellement les uns les autres dans une sainte humilité, cherchant non l'intérêt de chacun, mais le bien de tous *. » Je vous tiens ce langage, très-glorieux et très-clément empereur, afin que par votre autorité, votre sagesse et vos pieux avertissements, vous rameniez à la sincérité de la foi catholique les provinces du patriarcat d'Alexandrie, dont, je le sais, vous avez déjà reçu des requêtes. Si, de votre côté, vous donnez l'ordre de
* Philipp., II, 1-4.
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maintenir inviolables les définitions des pères et les dogmes catholiques enseignés par l'Église sur tous les points du monde, je ne manquerai pas, en ce qui me concerne, de multiplier, selon le devoir de ma charge, les instructions nécessaires afin de rappeler la vérité à ceux qui l'ont oubliée et de l'apprendre à ceux qui l'ignorent. Je ne puis, dans ma sollicitude apostolique, vous dissimuler que l'intérêt de votre empire, le bonheur de vos états, dépendent de votre obéissance à nos avertissements. Il est écrit dans l'Exode : « Si vous écoutez le Seigneur votre Dieu, si vous accomplissez ses préceptes, si vous faites ce qui lui plaît, si vous marchez dans la voie de sa justice, moi, le Seigneur, je serai votre salut'. » Jésus-Christ lui-même a dit dans l'Évangile : « Qui vous écoute m'écoute ; qui vous méprise me méprise ; et qui vous méprise méprise celui qui m'a envoyé -; » c'est-à-dire le Père tout-puissant. Songez, prince, que votre cœur est le secrétaire [secreiarium] de la félicité publique. Quand Dieu vous a délégué comme à son vicaire l'autorité temporelle sur le monde, il a voulu que les préceptes évangéliques et les enseignements des apôtres trouvassent non une résistance dure et superbe, mais une salutaire obéissance. Que votre sérénité daigne se pénétrer profondément de la doctrine de l'Église. La suppression du nom d'Acacius dans les diptyques n'entraîne pas les conséquences exagérées qu'on lui prête. Elle n'atteint point la validité des sacrements administrés jadis par ce patriarche. Ceux qu'il a baptisés, ceux qu'il a ordonnés, soit comme prêtres, soit comme lévites, n'ont nullement a en souffrir. La grâce sacramentelle subsiste, bien que le sacrement ait été conféré par un indigne. Si le baptême était administré par un adultère, un voleur, ce qu'à Dieu ne plaise! le baptisé n'en recevrait pas moins dans toute son intégrité la purification baptismale. La voix céleste qui se fit entendre sur les bords du Jourdain le proclamait en disant de Notre-Seigneur Jésus-Christ : « C'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint et le feu ^. » Quand les rayons de notre soleil visible passent à travers un milieu souillé, ils ne contractent
» Exod., XV, 26. — 2 Luc, x, 16. — ^ xMatlh., in, 11.
cependant eux-mêmes aucune souillure. A plus forte raison, la puissance du Dieu qui a créé le soleil n'est point affaiblie par l'indignité de son ministre. Judas était un voleur et un sacrilège ; néanmoins ce qu'il fit comme apôtre, les actes de son ministère par rapport à ceux qui purent y avoir recours, conservèrent toute leur efficacité. Le Seigneur lui-même nous enseigne cette doctrine quand il dit : . « Les scribes et les pharisiens s'asseoient sur la chaire de Moïse; faites ce qu'ils disent, mais ne faites point ce qu'ils font, car ils ne pratiquent pas ce qu'ils enseignent '. » Dans l'Église, chaque ministre semble opérer selon les fonctions de son ordre ; mais en réalité c'est Dieu qui opère par la plénitude de sa grâce. « J'ai planté, disait saint Paul, Apollo a arrosé, mais c'est Dieu qui a donné l'accroissement *. » Le malheureux Acacius dont il nous faut supprimer le nom, en usant mal d'un ministère saint, n'a fait de tort qu'à lui-même. Les sacrements qu'il a conférés le rendaient sacrilège, mais n'en avaient pas moins toute leur efficacité par rapport à ceux qui les recevaient. Voilà la vérité. Elle suffit pour répondre à l'inquiète imagination de certains esprits qui soutiennent qu'après avoir été frappé par la sentence du pape Félix, Acacius ne pouvait conférer aucun sacrement valide, en sorte que tous ceux qui ont reçu depuis le baptême ou l'ordination de ses mains, ne sont réellement ni baptisés ni ordonnés. C'est là une erreur manifeste. Acacius, en continuant par une usurpation sacrilège à s'arroger le pouvoir sacerdotal dont il était déchu, aggravait sa propre faute, mais les sacrements qu'il conférait avaient toujours leur efficacité. L'indignité du ministre ne pouvait faire tort à ceux qui les recevaient. Le mot du prophète se réalisait pour lui : « Dieu brisera la tête de ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans la voie du crime ^. » Fatal orgueil, qui se ruine lui-même, mais qui est impuissant à ruiner les autres! Le Saint-Esprit Ta stigmatisé en disant : « Le superbe n'habitera pas au raiUeu de ma demeure *. » Acacius, condamné et revendiquant toujours le titre sacerdotal, mettait le comble à son
» Matth., xxiii, 2,3. — î I Cor., m, 6. — ' Psalm. Lxvn, 22. — <► Psalm. c, 7.
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orgueil ; mais le peuple qui avait faim et soif des sacrements ne fut pas privé de leurs fruits salutaires. L'drae prévaricatrice du ministre indigne était la seule sur qui retombait le poids de la faute. Telle est, en dépit des passions et des vains artifices des hommes, la vérité sur cette question. Que votre majesté impériale daigne en accueillir l'expression et se montrer favorable à nos prières. Dieu attend de vous que vous nous aidiez à rétablir dans son unité l'Église catholique et apostohque. Nul triomphe ne saurait être plus glorieux ni sur la terre ni au ciel ^ » 4. Telle est l'unique lettre dogmatique du pape Anastase II, au Ambassade
de Fettns
sujet du schisme eutychéen et de l'affaire d'Acacius. On voit que à coDstanti-
nople. Succès
le pontife était loin de consentir à la réhabilitation posthume du politique. scandaleux patriarche. Son langage est diamétralement opposé à gieux. celui que lui prête l'adjonction malveillante faite au Liber Pontificalis. Mais, est-il avéré que la lettre très-authentique qu'on vient de lire soit la seule que, durant son court pontificat, le saint pape ait adressée à l'empereur d'Orient son homonyme ? D'autres auraient pu sortir de sa plume dans un sens tout différent, échapper au contrôle de l'histoire, se perdre pour jamais dans la nuit du passé qui a englouti tant de documents du plus haut intérêt. Ici, nous avons le témoignage catégorique d'un auteur contemporain qui ne laisse place à aucun doute. Théodore le Lecteur, annaliste byzantin, nous apprend que les légats du pape restèrent à Gonstantinople jusqu'à la fin de l'année 497. L'empereur les retint à sa cour sous prétexte d'aviser avec eux aux moyens de rétablir la concorde et la paix entre l'éghse latine et l'église grecque, mais en réalité dans l'espoir de les amener à souscrire l'Hénotique. Le patricien Festus, désireux surtout de terminer à son honneur la négociation relative à l'investiture du royaume d'Italie sollicitée par Théodoric son maître, ne fit aucune difficulté de promettre au vieil empereur tout ce qu'il voulut. Il s'engagea donc à user de toute son influence pour décider le pape à ratifier l'édit de Zenon. Nous verrons bientôt qu'il tint parole. Quant aux deux évoques Gresco-
* S. Auastas., Epist. i; Labbe, C'onciY., tom. IV, col. 1278-1281.
Tiius et Germain, ils furent inébranlables dans leur résistance. Anastase le Silentiaire s'en mit peu en peine ; il crut avoir tout gagné en s'assurant le concours de Festus. Il remit à ce dernier un diplôme impérial conférant à Théodoric la souveraineté de l'Italie et de toutes les provinces occidentales autrefois soumises à l'empire romain. Il lui rendit également les manteaux de pourpre, diadèmes , et autres insignes impériaux déposés à Constantinople depuis la chute de Romulus Augustule. Après quoi, il lui permit ainsi qu'aux deux évêques de partir pour Rome. Mais, à leur arrivée, Anastase II avait cessé de vivre. Impossible donc à ce pape d'être revenu sur sa première décision et d'avoir engagé une négociation nouvelle sur la base d'une réhabilitation d'Acacius.
Requête 5. Commc si la Providence eût pris soin de iustifier par des mo-
des apoen- -"^ j x-
siaires numeuts irréfragables la mémoire d'un pontife calomnié sur des
alexandrins °
adressée dounécs schismatiqucs, un autre document a été conservé, qui
aux légats du .
pape. éclaire d'un nouveau jour les manœuvres tentées par les eutychéens en Orient, et explique les relations, très-légitimes et trèsorthodoxes, établies entre le diacre de Thessalonique Photin et le saint pape Anastase. Durant le séjour des légats Cresconius et Germain à Constantinople, ils furent obsédés par les apocrisiaires que le patriarche intrus d'Alexandrie entretenait officiellement, selon l'usage, dans la capitale de l'Orient. Ces apocrisiaires prétendaient, eux aussi, justifier la conduite de leur maître et revendiquaient pour leurs églises le droit à être rétablis dans la communion du saint-siége. Ils remirent aux légats un mémoire conçu en ces termes : « Au très-glorieux et très-excellent patrice Festus, ainsi qu'aux vénérables évoques Cresconius et Germain, députés avec lui de la ville de Rome près du très -clément et très-religieux empereur Anastase, le prêtre Dioscore et le lecteur Cheremon, apocrisiaires de la vénérable église d'Alexandrie. Les saintes et vénérables églises de Rome et d'Alexandrie ont toujours conservé entre elles, depuis les temps apostoliques, non-seulement l'unité de foi, mais la concorde du sacerdoce. L'une et l'autre ont le même fondateur, puisque Pierre a évangélisé Alexandrie, en la
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personne de son disciple et fidèle imitateur, le saint évangéliste Marc. En souvenir de cette glorieuse origine, chaque fois que des difficultés graves ont rendu nécessaire en Orient la convocation des évêques en concile, les très-saints pontifes de l'église romaine ont toujours délégué le révérendissime archevêque d'Alexandrie pour les représenter et tenir leur place ^ Mais l'antique ennemi du genre humain, dont la fureur ne cesse de se déchaîner contre nous, a voulu rompre cette magnifique harmonie. Il a trouvé des satelhtes qui ont répandu les germes de la zizanie et de la discorde. A l'époque où l'impiété d'Eutychès s'élevait contre la foi prôchée par les très -bienheureux apôtres, le pontife Léon, assis alors sur le siège de Pierre, adressa airtConcile de Chalcédoine une lettre fameuse sur le dogme controversé. Or, cette lettre fut traduite en grec sous la direction de Théodoret, évêque de Cyr, par des interprètes notoirement entachés, ainsi que lui-même, de nestorianisme. Ils glissèrent leurs erreurs favorites dans cette traduction, qui renferme en effet une doctrine manifestement contraire à celle des trois cent dix-huit pères de Nicée. Les nestoriens s'appuient sur elle pour autoriser leurs blasphèmes, en sorte que nos églises, scandalisées de voir l'erreur soutenue par le siège de Rome, se sont séparées de lui, tandis que, de son côté, le pontife romain, persuadé que nous nous sommes écartés de la foi des bienheureux apôtres, nous a retranchés lui-même de sa communion -. Voulant
* Cette affirmation des apocrisiaires est loin d'être vraie. A Chalcédoine, par exemple, ce n'était certes pas l'indigne patriarche Dioscore qui avait été. choisi pour représenter le sainl-siége. Dans le conciliabule du Chêne, où saint Jean Chrysostome fut si indignement traité, le patriarche d'Alexandrie, Théophile, n'était pas non plus délégué par le pape. Il faut donc noter cette prétention injuste, et l'ajouter à toutes celles que les ambitieux titulaires d'Alexandrie ne cessaient d'élever autour d'eux comme une muraille d'oppression et de despotisme vis-à-vis de leurs subordonnés, d'indépendance et de révolte vis-à-vis du pape, leur supérieur légitime.
* Les apocrisiaires d'Alexandrie commettent ici sciemment et volontairement une erreur manifeste. Les altérations que les nestoriens avaient pu faire subira la lettre de saint Léon le Grand, dans la traduction grecque composée par eux, n'étaient nullement la cause du schisme survenu entre le saint siège et l'église d'Orient. La suite de cette histoire l'a suffisamment prouvé. L'incident d'une traduction apocryphe aurait été d'ailleurs facile à éclaircir.
toutefois se justifier aux yeux de sa sainteté *, et lui prouver que nous gardions intacte la foi du prince des apôtres Pierre, de son trèsbienheureux disciple Marc, et des pères de Nicée, l'église d'Alexandrie députa des légats à Rome. Mais il se trouva dans cette ville un homme, chassé de notre église pour fait d'hérésie et pour diverses causes ^. Cet homme paraît avoir eu assez d'influence pour faire échouer la mission de nos légats. Ils ne furent même pas admis à voir le pape, ni à le saluer, et ils durent retourner à Alexandrie sans avoir rien obtenu. Or, quelques mois auparavant, un saint diacre de Thessalonique, nommé Photin, était venu à Constantinople nous parler des moyens de rétablir l'union dans l'Église. Il nous dit que le très-saint archevêque de Thessalonique, André, l'avait en ces derniers temps chargé d'une légation près du pontife romain Anastase. J'ai entretenu le pape, ajoutait-il, des erreurs introduites dans la version grecque de la lettre de saint Léon. Il ne verrait aucune difficulté à faire corriger cette traduction fautive, pour la mettre en harmonie avec le texte latin original, qui est en tout conforme à la doctrine de Nicée. Il a même blâmé sévèrement la mauvaise foi de ceux qui altèrent les monuments ecclésiastiques au détriment de l'orthodoxie et du salut des âmes. — Cette communication nous a comblés de joie. Désirant savoir de votre bouche si elle représentait exactement la pensée du pontife de Rome, nous avons sollicité de votre sainteté l'honneur d'une audience, et vous nous avez assuré qu'en effet le texte latin original de la lettre de saint Léon ne renferme pas les erreurs de la traduction grecque. Nous vous avons donc supplié de vouloir bien recevoir et trans-
puisqufi les actes authentiques du concile de Chalcédoine renfermaient, outre le texte latin du saint pape, une traduction grecque approuvée par les légats apostoliques et les pères réunis. Ce n'était donc là qu'un prétexte, comme savent toujours en inventer les p.u'lis pour le besoin de leur cause.
1 Verumlatnen ejus volentes satisfaccre sanctitati. C'est là un des plus anciens exemples du titre de Sa Sam^e.'c donne aux souverains pontifes.
* Cet homme {quidam civitaiis no3trœ),a.viq\X'û les apocrlsiaires font allusion, était le patriarche légitime d'Alexandrie, Jean Talaïa, injustement et tumultuairement chassé de son siège. Les légats alexandrins dont il est question étaient ceux de l'intrus Pierre Monge.