II. il
peu; i- juif.
i78 HISTOIRE UE l'Église. — iv= époque. — ère des juges (1380-1080).
Juive, nous sommes toujours émus en présence de ses prévarications nouvelles. Mais, si nous envisageons d'un eûtc la rigoureuse sévérité de la loi mosaïque, de l'autre, îa licence des cultes phéniciens, et l'attrait qu'ils devaient exercer sur des natures encore grossières, dont les instincts n'étaient guère que des appétits matériels , nous comprenons facilement la séduction. Les quarante années de fidélité sous Gédéou nous apparaissent comme une m£rveille de soumission; et nous nous étonnons moins de voirie peuple secouer le joug à la mort du héros : absolument comme un jeune homme indocile et fier qui attend impatiemment l'heure de se soustraire à la domination trop longtemps subie d'un maître. Cette ibis, la répression du crime naquit du crime même. Les fils d'Israël se préparèrent de leurs propres mains les verges du châtiment, et ils expièrent dans les horreurs de la guerre intestine, et sous les tyranniques exactions d'un usurpateur, élevé par eux sur un trône fragile, l'injurieux oubli de Jéhovah et de sa loi tutélaire. crnanté» ^'^- Abimélccli, l'indigne fils de Gédéon, n'avait reçu de sou
'lUsurp'rie' P^^'^ ^^'^ ^'^ naissance. C'était un monstre d'ambition et de cruauté;
titre de roi. j^j^jg jj ^j^jj jgsu j'uu héros , et il exploita habilement cette circonstance. « Il se rendit à Sicliem, dans la famille de sa mère, en rassembla les membres, et leur dit : Soulevez en ma faveur tous les Sichimitcs. Vous leur direz : Deux partis se présentent à vous : subir la domination simultanée des soixante-dix fils de Jérobaal, ou bien n'avoir qu'un seul maître, Abimélech. Lequel préférezvous ? Songez qu'Abimélech c'est votre sang, c'est votre cliair. — Les parents de l'usurpateur firent rapidement circuler ces paroles sous les tentes des Sichimites. Bientôt tous les cœurs furent séduits, et l'on entendait de toutes parte retentir des acclamations enthousiastes : Vive Abimélech! Il est notre frère ! — Ainsi salué par l'assentiment de ses compatriotes, Abimélech reçut d'eux soixante-dix gicles d'argent qu'ils enlevèrent du trésor de Baalberith, pour le lui uii'rir. Avec ce secours, il prit à sa solde une troupe de vagabonds et uc misérables sans aveu , se mit h leur tète, et revint avec eux entourer la maison de Gédéon à Ephra. Il s'empara de ses frères au nombre de soixante-huit, et leur fit trancher la tête. Un seul parvint à