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l'idée divine, prédominance telle qu'elle l'emporte sur le sentiment même de la maternité? En un mot, pourquoi Anna, en parlant du fils, objet de toute sa tendresse, ne peut-elle s'empêcher de nommer douze fois de suite le nom sacré de Jéhovah? Quelle inslitution fut assez puissante pour placer si haut, dans le cœur d'une mère juive, l'idée divine, et pour que le sentiment maternel ne se révèle et ne s'épanche qu'à travers la pensée et l'image de Dieu? Evidemment, si la loi mosaïque n'avait pas été alors la base de la vie intime et individuelle du peuple juif; si l'organisation du Siuaï n'avait pas pénétré la société hébraïque de cette époque; si les livres de Moïse n'avaient pas été la lecture quotidienne des familles, le texte sacré qu'on méditait au foyer, qu'on étudiait dans les assemblées solennelles et qu'on pratiquait dans les habitudes de la vie domestique, la femme d'EIcana n'aurait point tenu un tel langage. Elle aurait pu s'exprimer en héroïne, à la façon d'une matrone grecque ou romaine, mais on ne retrouverait pas, sur ses lèvres, la parole et le style du Testament ancien.
5. « Elcana revint avec sa famille à Ramatha; cependant le jeune ophmet Samuel servait dans le Tabernacle du Seigneur, devant le grand ratliiRÎs^^du prêtre Héli. Or, les fils de ce Pontife, Ophni et Phiuées, infidèles à ^'•^"«^^'^''* la loi du Seigneur, se conduisaient comme des enfants de Bélial. Ils ne voyaient dans leur ministère sacré qu'un moj'^en d'oppression et de spoliation contre le peuple. Après chaque sacrifice, quand les Israéhtes qui étaient venus l'offrir faisaient cuire, pour leur usage, la chair des victimes qui leur avait été remise, un serviteur d'Ophni ou de Phinées se présentait, un trident à la main. Il le plongeait au fond des chaudières et des vases, et tout ce qu'il pouvait enlever ainsi était la proie de ces prêtres cupides. Tous les fils d'Israël qui se rendaient à Silo pour immoler des victimes au Seigneur étaient ainsi traités. On prélevait de plus une part considérable sur la chair crue des victimes, et quand des réclamations s'élevaient contre ces extorsions illégales, les serviteurs d'Ophni et de Phinées répondaient par la menace et la violence. Le crime des indignes enfants d'Héli était une abomination devant le Seigneur, dont le culte devenait ainsi odieux à un grand nombre d'Israé-
218 uiSTOiRE DE l'Église. — iv' époque. — ère des jdges (1580-1080).
\itos '. » — « L'extrême vieillesse du Grand Prêtre ne lui permettait plus depuis longtemps de surveiller la conduite de ses fils. Quand l'indignation publique lui apprit enfin la triste réalité, quand il gui quOphni et Phinées opprimaient le peuple, qu'ils joignaient à leur cupidité sacrilège les mœurs les plus dépravées, et que les pieuses femmes d'Israël qui venaient prier à la porte du Tabernacle étaient les premières victimes de leurs passions criminelles, il les fit venir en sa présence : Pourquoi, leur dit-il, vous êtes-vous couverts de crimes au milieu de ce peuple soulevé par vos attentats? Ne renouvelez plus ces excès dont le bruit arrive aujourd'hui jusqu'à moi. Quelle lamentable révélation est faife en ce jour aux oreilles de votre père! Quoi! vous donnez au peuple l'exemple de la prévarication aux lois du Seigneur ! Si un homme en offense un antre, on peut faire intervenir le nom de Jéhovah et sa clémence pour réconcilier les deux ennemis; mais si un homme ose s'attaquer à Dieu lui-même, quelle voix médiatrice pourra s'élever entre la majesté du Tout-Puissant et les mortels coupables? — Ophni et Phinées furent sourds à la voix désolée du Grand Prêtre, ils persévérèrent dans leurs crimes, courant ainsi au-devant du châtiment que Dieu leur réservait -. »
Les désordres 6. Dans Celle peluture des désordres de deux prêtres indignes
individuels ne • -n . i ■ • -t m • ^ • •
prouvent rien qui souiUeut la majcste du Testament ancien, le cœur attriste recontre l'insti- 1 n I • 1 II lit • r y
tntionsacer- trouvc Ics dcux grandes flétrissures par lesquelles Inumanite, a diverses époques, a pu déshonorer le sanctuaire. L'avarice et la luxure des coupables enfants d'Héli ont ouvert des sources de corruption et de crimes, à côté des fontaines d'eaux vives que la grâce de l'Esprit saint tient en réserve pour le sacerdoce. Des esprits étroits et mesquins se sont fait, sous la loi nouvelle, comme sous la loi ancienne, un prétexte de ces ignominies individuellet pour répudier l'institution sacerdotale tout entière. C'est là une, appréciation aussi répandue que dangereuse. C'est la plus funeste des illusions. La faiblesse, la misère, les infirmités morales qu'on a pu relever parfois dans les hommes élevés par leur caractère
« I Reg.. cap. n, 11-17. — « Ideiu, ibid., 22-25.
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sacré à la sublime mission de pères spirituels des peuples, ne proU'vent qu'une chose : la divinité de l'institution du sacerdoce de Jésus-Christ. Oui, nous le disons avec la confusion que nous inspire le sentiment de la déchéance originelle, dont nous portons tous, comme fils d'Adam, le déplorable germe : plus nous avons la conscience du néant de l'humanité dégénérée et de ses instincts pervertis, plus nous avons le droit de proclamer comaie un miracle la force divine de l'Eghse de Jésus-Christ, établie, fondée, constituée sur cet impur limon qu'on appelle l'homme. Ah! si les ennemis de celte Eghse immortelle, toujours si indulgents pour les faiblesses du monde et si rigoureux à l'égard de celles qu'une malveillance sans cessO en éveil signale de temps en temps sur les marches du sanctuaire, consentaient un instant à se dépouiller de lem-s préjugés hostiles, et à accepter comme l'accent de la plus entière bonne foi et de la conviction la plus profonde une parole sacerdotale, nous leur dirions : Vous vous étonnez qu'il y ait sous la loi du Testament nouveau, au sein de l'Eglise de Jésus- Christ, des Ophni et des Phinées! Mais Jésus-Christ, en nous appelant à l'apostolat, au sacerdoce, à la charge pastorale des âmes, n'a pas voulu nous investir du privilège de l'impeccabilité. A saint Paul il a voulu laisser l'ange de Satan, « l'aiguillon » qui tourmente toute « chair, » comme il avait laissé à Judas les âpres appétits, les soifs inextinguibles de la cupidité et de l'amour de l'or; comme il avait laissé à saint Pierre les terreurs et les défaillances de sa faible nature, et c'est pourtant au milieu de ces infirmités, de ces avarices, de ces passions d'ignominie que nous voyons surgir, toujours immaculée, l'Eglise de Jésus-Christ, qui flagelle toutes les faiblesses, qui condamne toutes les cupidités, qui flétrit toutes les hontes de la chair, et fait fleurir dans les âmes les vertus divines de force, de détachement et de chasteté que chaque siècle couronne tour à tour dans la génération toujours renaissante des saints. Ah ! mon frère, si vous daignez songer qu'un prêtre est un homme comme vous, faible comme vous, fils d'Adam comme vous, que toutes les convoitises dont rougit à certaines heures votre conscience le solhcitent comme vous; si vous réfléchissez que le monda
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.'entoure de plus de séductions que vous-même, précisément parce que sa cliule léjouirait da^liutage le monde; si vous ajoutez qu'il poîle sa ^'ertu, sa dignité et sa foi, vase précieux et fragile, au milieu d'une société qui se rit de sa vertu, qui outrage son caractère et persécute sans relâche sa foi, vous vous étonnerez, non pas qu'il y ait des scandales, mais qu'il y en ait si peu. Vous comprendrez pourquoi Jésus-Christ a prononcé cette parole : Il est nécessaire qu'il vienne des scandales! Puis, élajgissant l'horizon de vos pensées^ vous répéterez pour chacun des ministres de l'Eglise qui gouvernent les trois cent millions de catholiques répandus sur la surface de l'univers, cette comparaison de la grandeur de la mission et de la subhmité du caractère avec la faiblesse individuelle et l'infirmité de chaque nature, et vous direz avec nous : L'homme étant donné, voir une telle institution vivre par des hommes, au milieu des hommes, c'est un miracle dans l'ordre moral plus grand mille fois, plus saisissant, plus palpable que la résurrection d'un mort. 7. L'enfance de Samuel ne fut pas atteinte par le contact de ces ignominies. Spécialement attaché au service du Grand Prêtre, il ne dcvail avoir que très-peu de rapports avec Ophni et Phinées. Héli, trop faible pour opposer aux désordres de ses fils autre chose que ses impuissantes remontrances, semble avoir reporté sur le jeune Sanuiel toutes les espérances de sa vieillesse. « L'enfant le servait à l'autel en présence du Seigneur; il était vêtu d'un éphod de lin. Aux fêtes solennelles, oii sa mère avait accoutumé de venir avec son mari oflVir les sacrifices devant le Tabernacle, elle lui apportait une tunique tissue de ses mains. Héli bénissait les heureux époux ; il disait à Elcaua : Que Jéhovah te donne la joie d'avoir d'autres fils, pour le récompenser du courage avec lequel tu as consacré celui-ci au service des autels. — Ces vœux furent exaucés. Anna But la consolation de donner encore à son époux trois fils et deux lilles. Samuel, dont la naissance avait été le signal des bénédictions sur l'heureuse famille, grandissait ainsi sous l'aile du Seigneur, chéri de Dieu et des hommes '. »
» I Reg., cap. ii, 18, 21-26.
cnAr. II. — HÉLi (1152-1112). 221
8. « A cette époque, un prophète se présenta devant Héli : Voici, HéHetie lui dit-il, la parole que Jéhovali a mise pour vous sur mes lèvres : '^°^ '*** Ne me suis-je pas donc assez manifestement révélé à la famille d'Aaron, sur la terre d'Egypte, quand vos aïeux étaient courbés sûus le joug du Pharaon? Parmi toutes lestribus d'Israël, j'ai'choisi le frère de Moïse pour l'élever à l'honnem' du sacerdoce souverain. Seul il eut le privilège de franchir les degrés de l'autel, de porter l'épliod du ponliricat et de brûler l'encens sur l'autel des parfums. J'ai donné à la famille de votre père un droit légal sur tous les sacrifices ofiferts par les fils d'Israël. Pourquoi donc avez-vous foulé aux pieds mes prescriptions et mes lois? Les victimes présentées devant le Tabernacle, les offrandes apportées à mon sanctuaire ont été déshonorées par votre avance. Père trop faible, tu as préféré Ihonnour cie tes fils à l'honneur de Jéhovah; on t'a vu assister aux fesiius saciilégcs où ils se faisaient servir les prémices extorquées sur toutes les victimes immolées par les enfants d'Israël. En punition de celte lâche conduite, voici ce que dit le Seigneur : J'avais promis que ta maison et la maison de ton père serait sans interruption honorée du ministère sacerdotal ; mais loin de moi désormais une telle pensée. Je ne prétends glorifier que ceux qui travaillent à ma gloire, et je couvrirai d'opprobres ceux qui m'outragent. Les jours approchent où je couperai ton bras droit, l'appui de la famille de ton père; il ne se trouvera plus un seul vieillard parmi ta descendance. Tu verras de tes yeux dans le temple celui que je réserve pour assurer le bonheur et la tranquillité de mon peuple. Cependant je ne laisserai pas s'éteindre ta race sans retour, et ne i'cloignerai point entièrement de mes autels. Le signal de ces malheurs sera venu pour toi quand tu apprendras en un même jour la mort de tes deux fils Ophni etPhinées. Alors je susciterai un prêtre selon mon cœur, qui marchera dansladroitUiC et la fidélité. Je lui donnerai des enfants dignes de lui ; il précédera mon 'Christ dans les sentiers de la justice. En ce temps-ià, quelque descendant de ta race, oublié dans de? fonctions inférieures, viendra solhciter du Grand Prêtre la drachme du pauvre et un morceau de pain cuit sous la cendre, en disant : Permettez-moi, je vous supplie,
de Samuel.
d'être admis avec les autres prêtres à partager la portion sacerdotale, pour que dans mon indigence je puisse manger une bouchée de pain * »
▼ision 9. Ce premier etsolennel avertissement était-il irrévocable? Si, dans
la plénitude de son autorité, et avec le sentiment pins énergique de son devoir , Héli eût essayé en ce moment de mettre un frein h la licence dont ses fils donnaient l'exemple, le Seigneur aurait-il adouci la "rigueur de sa sentence? Il nous est permis de le supposer par le second message que Dieu fait parvenir aux oreilles de ce malheureux père. La voix dont le Seigneur va faire son organe sera celle do jeune Samuel. Suivant l'historien Josèphe, Samuel alors était dans sa douzième année, a Une nuit qu'il était endormi dans l'appartement du Grand Prêtre, voisin du Tabernacle, la lampe du Seigneur était encore allumée dans le temple, en présence de l'Arche sainte, et les premiers rayons de l'aurore n'avaient point encore brillé à l'orient. Héh, qui était devenu complètement aveugle, était luimême couché à quelque distance. Une voix se fit entendre; elle appelait Samuel. — Me voici. Seigneur, répondit l'enfant. — Et il courut près du vieillard : Vous m'avez appelé, lui dit-il, me voici. — Non, répondit Héli, je ne t'ai point appelé, mon enfant. Retourne à ta couche, et continue ton sommeil. — Or Samuel ne connaissait point encore les manifestations de Jéhovah, qui ne s'était jamais révélé à lui. L'enfant se retira donc et s'endormit. Une seconde et une troisième fois, le Seigneur l'appela encore; et Samuel, qui n'avait jamais eu l'honneur de recevoir les communications divines, revenait toujours près d'Héli. A la troisième fois, le Grand Prêtre comprit que Dieu lui-même appelait l'enfant. Mon fils, lui dit-il,, il est vrai que je ne t'ai point appelé, retourne donc vers ta couche, et si la voix se fait encore entendre, réponds lui de cette manière : Parlez, Seigneur, votre serviteur vous écoute. — La manifestation divine se renouvela bientôt; Samuel, Samuel ! disait la voix. -^ Parlez, Seigneur, répondit l'enfant, votre serviteur vous écoute. —
» I Reg., cap. n, 27-36. Pour le verset SC», nous avons suivi le sens de l'hébreu, qui a été moins exactement rendu par la Vulgate.
CDAP. II. — HÉLI (llo2-1112). 223
J4hovah dit alors à Samuel : Je vais frapper un coup de foudre en Israël, et tes deux oreilles tinteront au récit du désastre prochain. Tous les malheurs dont j'ai menacé le grand prêtre Héli s'accompliront; un jour suffira à commencer et à compléter les calamités. Je lui ai prédit que mon jugement serait irrévocable et terrible : il a su la conduite criminelle de ses fils, sans avoir la force de sévir contre les coupables. C'est pourquoi j'ai juré que ni les victimes ni les offrandes ne parviendraient à détourner ma vengeance. — Ainsi parla le Seigneur. Au matin, Samuel alla, selon sa coutume, ouvrir les portes du Tabernacle, et il n'osait raconter à Héh sa terrible vision. Le Grand Prêtre l'interrogea le premier : Samuel, mon fils, lui dit-il. — S'approchant alors du vieillard aveugle : Me voici à vos côtés, répondit l'enfant. — Quelles sont les communications que t'a faites le Seigneur? demanda le Grand Prêtre. Je t'en prie, ne me laisse rien ignorer : mais plutôt que Jéhovali te traite avec toute la rigueur de sa justice, si tu voulais dissimuler les paroles qu'ilt'a adressées. — Samuel redit alors au malheureux pontife toutes les paroles de cette vision, sans en retrancher aucune. Héli écouta cette révélation, et quand Samuel eut cessé de parler, il s'écria dans un sentiment de douleur résignée et touchante : Jéhovah est toutpuissant; qu'il accomplisse dans sa justice souveraine ses éternels desseins ! »
10. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer ici la persévé- Accusations
do l'ëxésf^SQ
rance des communications divines dans l'histoire juive. C'est là le moderne con
-.. . .ni . T. 1 • ■ • -r^ -1 • tre Samuel.
caractère distmctif de cette smguliere histou'e. Depuis les jours d'Eden , la voix du Seigneur n'a pas cessé de se faire entendre au gein de l'humanité. Le rationalisme moderne voudrait étouffgf cet écho retentissant sous le nom vague de «prophétisme; » on prétend assimiler l'inspiration céleste à une sorte d'enthousiasme politique, mis au service de toutes les intrigues gouvernementales. Voici par exemple comment la vision de Samuel est racontée par M. Munk : « La jeune imagination de Samuel s'exalta pour Jéhovah et pour » sa loi, qu'il voyait si indignement outragée, et il se sentit de » bonne heure la vocation de rétablir la doctrine de Moïse dans sa » pureté primitive. Un soir il était couché dans le lieu saint, lors-
224 HISTOIRE DE l'ÉGLISE. — iV ÉPOQL'ï:. — ÈRE DES JUGES (1580-1 080).
» .{u'il crut enleudrc une voix qui l'appela plusieurs fois par son « nom, et qui lui révéla le jugement sévère dont la Divinité devait >; frap.jer la famille d'Héli. Le Grand Prêtre avait été témoin de son n agitation pendant la nuit; car Samuel s'était rendu plusieurs fois » auprès de lui, croyant d'abord que c'était lui qui l'appelait. Con- » vaincu que le jeune enfant était agité par l'esprit de Dieu, Hélî „ lui demanda le lendemain de lui faire part de sa vision nocturne, «- et le jeune Samuel lui parla des malheurs que les crimes de ses ï, fils devaient attii-er sur sa maison. C'est ainsi que Samuel dé- » buta dans la carrière de prophète. Depuis cette époque, il conti- » nua à manifester dans ses discours une exaltation religieuse qui » paraissait alors extraordinaire». » M. Munk a-t-il oublié, en écrivant ces lignes, qu'il venait à la page précédente d'avertir ses lecteurs « qu'avec Héli , nous passons sur le terrain historique? » Evidemment le Juif moderne n'accepte la vision de Samuel que comme le caprice de l'imagination exaltée d'un enfant. Et pourtant la Bible, qu'il veut bien admettre comme réellement historique à partir d'Héli, dit formellement que Samuel fut appelé quatre fois de suite par Jéhovah. On pourrait à la rigueur attribuer à un sentiment de terreur enfantine l'obstination de Samuel à courir près de sou maître, au milieu de la nuit. Mais pourquoi le texte de l'historien s>jcré porte-t-il ces paroles significatives : « Samuel » ne connaissait point encore les maniicslations de Jéhovah, qui » ne s'était jamais révélé à lui? » Pourquoi surtout le grand-prêtre HéU, plus expérimenté, «comprend-il que Dieu lui-même ap- » pelait Samuel? » Tous les jours, M. iMuuk le sait aussi bien que nous, il peut arriver que , cédant à des terreurs nocturnes on aux illusions d'une imagination alarmée, un enfant accom-e en liûte près de son père. Mais ce qui n'airive jamais, c'est que le père adresse en paicil cas, à son jeune fils, hi recommandation tlHéli à Samuel, et lui dise : Mon enfant, retourne à ta couche, et quand la voix se feia de nouveau entendre, réponds lui : Parlez, Seigneur, votre serviteur vous écoute. Le récit biblique conslale
» s. MuDkj Palesliue, i ng. 244i