I. LE PREMIER ROI D'ISRAEL
i. Le roi laboureur. — 2. Siège de la Tille de Jabès par les Ammonites. — 3. Les bœufs du roi coupés en morceaux. Appel aux armes, première victoire de Saùl. — 4. Inauguration du règne de Saùl à rassemblée de Gaigala. Testament politique de Samuel. — 5. Appréciation du rôle politique de Saûl et de l'événement miraculeux de Galgala par M. Munk. — 6. Organisation militaire de la royauté. — 7. Succès de Jouathas à Gabora. Question des armements. Habile politique des Philistins. — 8. L'armée des Philistins et celle des Hébreux en présence. — 9. Calomnies de l'école rationaliste contre Samuel. — 10. Faute de Saûl. Prophétie de Samuel.
— 11. Dispositions stratégiques des Philistins. Héroïsme de Jouathas. — 12. Défaite des Philistins. Vœu téméraire de Saiil. — 13. La halte après la victoire. — 14. Joiiatha?. condamné à mort, est ?auvô [lar le dévouement de l'armée. — 15. La cour de Saûl. Nouveaux triomphes du roi. — 16. Faivorable influence de la royauté sur le peuple d'Israël. Rôle politique de Samuel. — 17. Guerre saiute contre Amalec. — 18. Défaite d'Agag, roi des Amalécites. Nouvelle faute de Saûl. — 19. Sentence de réprobation portée par Dieu contre Saûl, et notifiée par la bouche de Samuel. Mort d'Agag. — 20. "Véritable caractère de la faute de Saùl. Justice de son châtiment.
21. Un jeune berger de Bethléem reçoit l'onction sainte des mains de Samuel.
— 22. Maladie mentale de Saûl. David est présenté au roi. — 23. Le défi international. — 24. Le géant et le berger. — 25. David tue Goliath. Victoive d'Israël sur les Philistins. Le psaume cxliii. — 26. Fureurs de Satil.
Nouveaux exfiloits de David. 11 épouse Micbol, la seconde fille du roi. — 27. Micliol Soustrait David à la vengeance de Saùl. — 28. Dévouement de Jonathas. — 29. Le festin royal de la Néoménie. — 30. Accueilli par legrand prêtre Atliuiiriocb à Nobé, David est repoussé par le roi de Getb. — 31. La grotte d'udoU.itn. Le Psaume CXLI.— 32. Doëg riMuméeu. Missacre d'Acbimélech et des piètres de Nobé. Le Psaume li. — 33. David délivre la ville de Ceïia, tombée au pouvoir des Philistins. — 34. La forêt :îo Ziph. Le chant du Désert. Psaume LXii. Un mot à M. Renan. —33. Visite de Jonathn» au proscrit. Trahison des Ziphéens. — 36. La caverne d'Engaddi. — 37. îlort de Samuel. — 1^8. KpisoJe d'Abigaîl. —39. Nouvelle trahison des Ziphéens. — 40. David trouve un asile dans les états du roi de Getb. — 41. David ne servit pas l'étranger contre sa patrie, ainsi que l'afGrme M. Renan. — 42. Incident de Sicéleg. — 43. La Pylbonisse d'Endor. — 44. Défaite de Gelboê. Mort de Saûi et de Jonathas. — 45. Chant funèbre de David sur la mort de Saûl et <je Jonathas, — 46. Parallèle de Saûl et de David.
§ I. Le premier roi d'Israël (t080-105fl).
Le roi 1-Le nouveau roi, discuté par les uns, absolument rejeté par
d'autres, et ue pouvant compter sur la fidélité que d'un pstit nombre de soldiils, ne changea rien à ses habitudes précédentes. Il continuait à vivre, dans sa maison de Gab-ia, occupé aux travaux de la vie agricole. Il attendait que la main de Dieu, après l'avoir pris à la reclierche des ânesses perdues pour l'appeler à l'onction du sacre, vint l'arracher à ses bœufs et à sa chariue pour le faire asseoir sur un trône incontesté. Nous ne pouvons guère, dans nos mœurs actuelles, nous faire l'idée d'une telle conduite de la part d'un prétendant. Les premiers jours d'une royauté disputée ne s'écoulent plus dans le calme et l'inaction d une retiaite champêtre. Mais ce serait fort mal comprendre le caractère des royautés primitives, que de les juger au point de vue de nos mœurs. Les roi3 d'Homère seraient de meilleurs termes de comparaison. La vie iigricole, dans ces temps reculés, n'avait rien que degrandetd'ho- ^rable. Elle était d'ailleurs un progrès sur la vie pastorale; elle lliit l'école de la force et de la vigueur corporelles, et, dans ce sens, s'alliait parfaitement avec l'idée qu'on se faisait alors d'un roi. Pour S.iiil en particulier, cette vie paisible était la meilleure preuve de désintéressement personnel, et de soumission à la volonté souveraine de Jéhovah, qui seule l'avait appelé aux redou-