IV. Asa. roi de Joda 1944.90^). - ^^^^i l^l^r
Thclini (99 S).
Amri (918-909).
M-^nement 27. L'avénement presque simultané de deux jeunes rois sur les
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iAMsurie iruues uvaux de Juda et d Israël devait être un spectacle piem d metdeNadab tcret poui' leius pcuplcs. Asa, iils d Abias, en prenant possession
(Mir le trône , ,^, ., , ,, ij
d'Israël, du royaume de Juda avait sous les yeux 1 exemple de son père, d'Aaa! frappé à la fleur de l'âge en punition de ses infidélités. Nadab, fils de Jéroboam, en prenant en main le gouvernement des dix tribus séparées , avait sous les yeux les souvenirs d'impiété que son père lui léguait comme un funeste béritage. Il savait, par la propbétie d'Abio, le Voyant, quelles calamités devaient fondre sur sa famille, s'il ne se bâtait de les prévenir par un retour sincère au culte de Jébovab. La situation était donc à peu près la même pour ces deux princes; leur avenir dépendait de la voie dans laquelle ils allaient s'engager. Asa n'bésita pas à rompre avec toutes les traditions d'infidélité qui avaient fait le malbeur d'Abias, son père, et de Roboam son aïeul, a 11 se proposa David pour modèle, dit l'Ecriture, et pratiqua la vertu devant le Seigneur. Il détruisit tous les autels des idoles, tous les temples sacrilèges élevés sur les hauteurs. 11 fit renverser les statues des cultes des Sidoniens, et abattre les bois sacrés où on leur rendait des honneurs immondes. Il bannit du territoire de Juda les ministres de ces honteuses abominations, et effaça partout les traces impures de leur passage. Maacha *, sa mère,
» Nous avons vu déjà le nom de Maacha porté par la mère d'Abias. Celle-ci est également désignée par l'Ecriture, sous le titre de descendante d'Absalom. Rien n'est plus simple que cette identité de nom et de titre. La mère d'Absalom, fille du roi de Gessur, se nommait elle-même Maacha. En souvenir d'une aïeule de race royale, les filles d'Absalom conservèrent précieusement son nom. D'un autre côté, nous voyons les rois de Juda attacher la plus haute importance, surtout dans les premières années du schisme d'Israël, à s'unir avec les héritiers du fila aîné de David, pour conserver le plu»
ClIAP. H. — ASA, ROI DE JUDA (944-904/ 55i>
tîcbcotulaule d'Absalor,i, arnit Clé investie sons le règne d'Abias, son époux, des ignominieuaes fonctions de prètr^isse d'une infâme idole. Elle présidait au culte qui lui était rendu dans une giotto mystérieuse, au fond d'un bois sacré. Asa défendit à sa mère de renouveler jamais ces monstrueux scandales, il renversa la groltc, abattit le bois sacré, fit brûler la honteuse statue et en jeta i;>ubliqucment les cendres dans le torrent de Cédron. — Il ordonna par une proclamation solennelle à tout le peuple de Juda de pratiquer avec fidélité la loi de Jéhovali, Dieu de ses pères, et d'observer tous ses commandements. Ainsi disparurent de son royaume tous les vestiges de l'idolâtrie. Le Seigneur récompensa le zèle du pieux roi et la docilité de ses sujets par la félicité publique et une paix de dix années. Pendant cet intervalle de repos, Asa rétablit les forteresses ruinées au temps de l'invasion de Sésac. Profitons, disait-il à son peuple , des loisirs que la bonté de JéhovaU nous accorde, pour fortifier nos cités, les entourer de remparts et de tours, et en fermer pour jamais, par des portes inébranlables, l'entrée à nos ennemis. C'est ainsi que nous utiliserons la paix que Dieu nous donne, en récompense de votre fidélité à le servir. — Asa marcha donc en présence du Seigneur, tous les jours de sa vie, dans la sincérité d'un cœur parfait. Il enrichit le Temple de Jérusalem des trésors laissés par son père, et de ceux que lui-même y ajouta *; »
longtemps possiîjîe dans leur race la double descendance du grand roi par U ligne paternelle et maternelle. Il n'y a là qu'un fait très-naturel et parfaitement conforme à tout ce que nous connaissons des mœurs des Hébreux. Ce* pendant nous ne voulons point passer sous silence une gentillesse de Voltaire à ce sujet. Bien qu'ello soit surannée, et que Duclot l'ait suffisamment relevée au temps où elle se produisit, il reste encore à éclairer bien des esprits qui admirent Voltaire sur parole , et ne soupçonnent pas que l'abbé Duclot oa l'abbé Guénée, savants de très-bon aloi, aient existé. Voici donc la spirituelle remarque de Voltaire : « L'auteur sacré dit que la reine Maacha était mère » du roitelet Abia, et ensuite il dit qu'elle était mère du roitelet Asa. » Cea deux roitelets ont dû faire le bonheur de la gent philosophique et de la génération si cruellement exploitée par elle; et pourtant celte parole qiy* témoigne du bon goût de l'auteur et de sa haute science, ne méritait qu'uh Bourire de pitié.
> in Reg., cap. xv, 9-15; II Paralip., cap. xiv, 1-7»
effaçant ainsi les traces de la spoliation précédente par les Egyp« tiens. Voilà encore une réaction monothéiste, comme disent les mo^ dernes exégètcs. Elleest antérieure au règne de Josias, et prouve surabondamment l'influence de la loi mosaïque à Jérusalem. Essaiera-t-on de J'effacer du texte sacré, comme on voulait effacer la proclamation d'Abias? Mais it faudrait anéantir toute la Bible. Impiété d« 28. Ni^Jab, le nouveau roi d'Israël, avait pris une route différai d Israël, rente. « Il suivit les traces de Jéroboam, son père, et continua à Ge'bbéthon. donner aux tribus séparées l'exemple de l'idolâtrie et de tous les litaîre. BaTsa désordrcs' . » Cependant il n'entreprit rien contre le royaume de et successeur Juda ; probablement le souvenir de la défaite de Jéroboam, son \m]^ père, par Abias était encore trop vivant. Pour rendre aux armées d'Israël plus de confiance en elles-mêmes, et pour effacer la honte de leur défaite par quelque brillant exploit militaire, « il entreprit » une expédition contre les Philistins, et mit le siège devant » Gebbéthon, ville de la tribu de Dan, à l'est d'Azoth et d'Acca- » ron*. » Il y avait une véritable hardiesse à venir ainsi attaquer les Philistins si près de leurs villes maritimes, et à leur disputer une place qui était une des clefs de leur empire. Mais si Nadab avait le courage des grandes entreprises, il n'avait pas la protec-' tion du ciel qui les fait réussir, a Pendant qu'à la tête de son armée, il poursuivait le siège de la ville ennemie, Baasa, fils d'Ahia, de la tribu d'Issachar, organisa contre lui un complot militaire, le mit à mort et usurpa son trône '. »
Premiers 29. L'usurpatcur Baasa fut acclamé par les tribus séparées, il de Baasa. jouit cu paix du fiuit de son crime. Le cadavre de Nadab, aban*!'
Meurtre de -, /^ i ^ > ^ i > i t>
tous les des- dounc SOUS Ics murs de Gebbéthon, demeura sans sépulture. Las^
dcjérûbnam. sassiu couronné revint à Thersa, la capitale d'Israël, et le premier