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acte de son règne fut le meurtre de toute la famille de Jéroboam

a II ne laissa pas subsister un seul des descendants de ce prince, et

les fit tous mettre à mort. Ainsi fut accomphe la parole du Seigneur,

« III lieg., cap. xv, 25, 26. — * HT Reg., cap. xv, 27. — » III Beg., cap. xv, 28. Le l'ixte sacré ajoute : « Los autres détails du règne de Nadab sont écrits au » livro des Rois d'Israël. » (111 Reg., cap. xv, 31.) Ce livre n'est point paive- Qu jusqu'à nous.

(dressée par ie Voyant de Silo, quand il avait dit à réponse de Jé- ,\)I)oam : « Je frapperai dans ta famille jusqu'au petit enfant qu'on eache dans son berceau comme une espérance Suprême, De même 'jUe le laboureur enlève d'une étable jusqu'à la dernière trace d'une litière consumée, ainsi je balaierai jusqu'aux restes de là maison de Jéroboam'.» Baasa, l'aveugle instrument des vengeances du Seigneur, ne chercha point à profiter pour lui-même du terrible exemple des justices de Dieu qui s'exerçaient par ses mains. Le crime l'avait conduit au pouvoir, il en fit l'escorte de son règne. Il continua, dit l'Ecriture, à donner aux dix tribus qu'il gouvernait, le spectacle de l'infidélité et de l'idolâtrie qui avaient attiré tant de malheurs sur Jéroboam et sa famille. Meurtrier de Nadab, il fut le tyran de ses sujets, pendant les vingt-quatre ans de son règne, La haine contre le royaume de Juda semblait se transmettre de main en main à tous les princes d'Israël. Baasa imita encore en ce point Nadab et Jéroboam, dont il venait d'anéantir la race*. Toutefois, il n'osa point engager ouvertement les hostilités, il attendait que le temps eut affermi sou pouvoir.

30. Asa, le pieux roi de Juda, continuait à rappeler, par la don- ^ invasion

' i^ ' • ^'^ ' '^ du territoire

ceur et la justice de son règne, les beaux jours de David et de Sa- '^l-'"^']* f*' lomon. Pendant dix ans d'une sage administration, il avait réparé CouscMte.

° '■ Victoire

les désastres de l'invasion égyptienne de Sésac, et recouvré peu à d'Asa. peu l'indépendance nationale, par l'énergie de son attitude et les précautions militaires dont il s'était entouré. Cependant il comptait moins sur ses propres ressources que sur la protection du Seigneur, et Dieu l'en récompensa d'une manière éclatante. Une de ces expéditions fastueuses, telles que nous les dépeignent les monuments hiéroglyphiques de Karnac, sortit du désert Arabique, sedirigeantj par le midi de la Palestine, sur la ville de Jérusalem. « Zarah, le Cousc/nte (Ethiopien), traînant à sa suite une armée innombrable, et fier des trois cents chariots de guerre montés par ses soldats, s'a. vaaça jusqu'à Marésa, sur le versant occidental des montagnes

' III Reg., cap. xv, £9, 30; cap. xiv, 9, 10. (Voy. aussi le u» 17 de ce chapitre.) >- 2 m /ie//., cdp. XV, 32 ad uUim.

£)o6 HISTOIRE DE L'ÉGLISE, — V' ÉPOQUE (1001-586).

clc Judée. Asa réunit tous les braves de la tribu de Juda, portant des boucliers et des lances, tous les arcliors revêtus de cuirasses de la Jribu de Benjamin. Son armée était de plus de moitié inférieure en .""ombre h celle de son redoutable adversaire. Mais plein de confiance au secours d'en haut, il n'bésita point à se mettre en campagne, et vint à la rencontre de l'ennemi, dans la vallée de<Sépbata, en face du camp de Zarali. Au moment où les troupes allaient en venir aux mains, le saint roi fit cette prière : Seigneur, le nombre n'est rien à vos yeux. Une poignée de soldats peut vaincre, avec Vulre secours, aussi facilement que d'innombrables bataillons. Seco Lirez -nous donc, Jéhovah, Dieu de nos pères! C'est sur vous que nous avons compté, c'est en votre nom que nous allons nous mesurer pleins de confiance, avec cette multitude! Seigneur, vous êtes notre Dieu! Un homme l'emportera-til sur vous? — A ces mots, les soldats juifs s'élancent avec une ardeur incroyable sur les masses compactes des ennemis. Dieu répandit l'épouvante dans le cœur des Ethiopiens, qui prirent la fuite. Asa et ses guerriers les poursuivirent jusqu'à Gerara, dans la direction du désert. Le désordre était tel dans cette foule éperdue qu' les fuyards se tuaient les uns les autres pour se frayer plus proit pi tement un cliemin. Jéhovah combattait visiblement par les mains de ses adorateurs. Le butin fut immense dans le camp abandonné; toutes les villes des environs de Gérara frappées d'elTroi ouvrirent leurs portes aux vainqueurs. Asa leur fit expier le concours qu'elles avaient prêté à l'ennemi. Les tentes des pasteurs furent livrées au )illage; une multitude sans nombre de moutons et de chameaux .tirent pris en celte circonstance, et l'armée triomphante rentra, chargée de glorieuses dépouilles, dans les murs de Jérusalem *. » ^^e nom de Zarah, le Couschite, soulevait, de la part de l'incrédulité, les mômes objections que celui de Sésac, le Pharaon égyptien. Jne des inscriptions sinaïtiques, dont nous avons déjà parlé *, £ récemment apporté à la science la confirmation du nom biblique du roi Couschite. Un cartouche royal, tracé sur les parois d'une

' II Paralip., tap. xiv, i ad ultim — ^Toni. I de cette Histoire, pag. 700-703.

carrière •voisine du Sinaï, porte, en caractères d'une dimension colossale, le nom de Zarah '. Le jour vient où il ne restera pas une ligne des Livres saints qui n'ait trouvé sou commentaire monumental.

31. « En rentrant à Jérusalem, le roï victorieux vil venir à sa , Atari. rencontre le prophète Azarius, fils cVOded : Ecoutez moi, Aza, dit- AssimLîés il, et vous, siierriers de Juda et de Beniamin. Jéhovah a été avec .it^msaienivous, parce que vous lui avez été fidèles. Si vous le cherchez, vous y^'ie r.ii-

\ liaiicc du

le trouverez ; si vous l'abandonnez, il vous répudiera. De longs jours pe"r>!e;-\'; s'écouleront en Israël, sans Dieu, sans prêtre, sans doctour et sans loi. Cependant, quand ce peuple infidèle, brisé par l'afïlictiGn, reviendra enfin à son Dieu, et implorera sa miséricorde, il le trouvera prêt à accueillir les larmes du repentir. En ce temps-là, il n'y aura de sécurité ni pour le voyageur qui sort de sa maison , ni pour celai qui y rentre : l'épouvante régnera de toutes parts sur cette malheureuse terre. La guerre sera en permanence de nation à nation, de cité à cité, parce que le Seigneur répandra partout le trouble et les calamités. Vous donc, fortifiez-vous dans l'amour de sa loi sainte, et ne laissez pas tomber de désespoir vos mains languissantes. — Ainsi parla Azarias, inspiré par l'Esprit du Seigneur. En recevant ce divin message, Asa sentit réveiller tout son zèle et toute l'ardeur de sa foi. Il donna tous ses soins à extirper l'idolâtrie des villes qu'il venait de conquérir, et renouvela ses précédentes défenses à ce sujet dans toute l'étendue de ses états. Pour immortaliser par un pieux monument le souvenir de sa victoire et de la protection céleste, il dédia à Jéhovah un autel comraémoralif en face du grand portique du Temple de Jérusalem. Enfin, il

* L'illustre Champolliou a cru aussi recounaître le nom de Zarah, daùs l'Osorgou des monuments égyptiens. L'archéologie orientale retrouvera sans doute la confirmation de cette hypothèse, ou du moins des documents prtcis sur Zarah îe Couschite. Mais il nous serait inutile de nous appuyer sur do3 conjectures; et c'est avec la plus enticre confiance dans le temps et dans les progrès ultérieurs de la science, que nous atlemlons les révélations que tant de richesses, encore enfouies sous les sables de l'Egypte ou de l'Assyrie, apporteront un jour à l'histoire et à l'exégèse biblique*

538 liisToiiiE DE l'Église, — v* époque (J 001-386).

indiqua pour le mois de Sivan une assemblée nationale, à laciuelle tout le peuple de son royaume fut convoqué , et où il se proposait de renouveler l'alliance solennelle avec Jéhovah. A l'époque fixée, \'an quinzième du règne d'Asa, la foule accourut à Jérusalem de Ions les points du territoire de Juda et de Benjamin. Un grand nombre vlls'-aélites des tribus voisines d'Ephraïm, de Manassé et }e Siméou, témoins des merveilles du Seigneur, voulurent prendre part à ce pieux concours. Le Temple de Jéhovah parut alors revenu aux jours de sa splendeur première. Les sacrifices ofierts en cette solennité rappelèrent ceux de Da\'idet deSulomon. Septccnta bœufs et sept mille brebis , provenant de la victoire sur les Ethiopiens, furent immolés au Seigneur, et servirent aux festins que lo roi voulut offrir aux pèlerins *. Asa parut alors dans tout l'appareil de la majesté royale, pour confirmer le pacte d'alliance avec le Seigneur, Dieu des aïeux. Cherchez-le, ce Dieu puissant, dit-il au peuple , dans toute la sincérité de votre cœur, dans toute l'ardeur de votie âme. Mort à celui qui ne cherchera pas ainsi Jéhovah, le Dieu d'Israël! Depuis l'enfance iusqu'à la vieillesse, homme ou

* On a vu dans toute la suite de cette Histoire que les sacrifices étaient presque toujours suivis de festins soIpuuoIs, sauf dans le cas de l'holocauste où la \ictiuic était entièrement consumée en l'honneur de Jéhovah. Cette observation, qu'on oublie trop généralement, nous paraît nécessaire à rappeler pour rassurer la délicatesse effarouchée de ceux qui, ne comprenant rien à l'esprit des cérémonies judaïques, se révoltent quand ou leur parle des nombreuses victimes offertes à l'autel du Seigneur. Nous sommes, grâces immortelles en soient rendues à Jésus-Christ, notre divin Uédcmpleur, tellement étrangers à ces idées de l'inimclalion sanglante qui dominaient le culte mosaïque, que notre esprit a besoin de se refaire en quelque sorte une éducation rétrospective pour se les représenter sous leur vrai jour. Et pourtant tieh n'était plus profondément religieux que l'idée du sacrifice sanglant, offert ù Jéhovah. Quand l'homme condamné à la mort exerçait &ur les animaux qui devaient le nourrir, le droit de mort, il protestait, par leur consécration à Jéhovah, de la suzeraineté suprême dont il relevait lui-même. Cette considération, eu dehors de toutes les aulres plus importantes encore dont nous avons déjà parlé, explique et justifierait au besoin l'universalité du tacrifice dans le monde. Il a fallu que le sang d'un Dieu payât une fois pour ioiites la dette de l'homme coupable, et nous délivrât à jamaig «du sang 4e8 buucB et des génissest » «Muim^ 'lit saint Pàul.

CnAP. n. — ASA, ROI DE JUDA (9ii-90i).

femme, qui] meure! —Une immense acclamation répondit à cet élan de foi nationale. Au milieu des cris d'allégresse, au son des trompettes sacrées, au bruit de mille instruments qui retentirent à la fois, toute l'assemblée jura le serment de fidélité. Tous, en effet, cherchèrent le Seigneur avec une volonté droite ; ils le trouvèrent, et le Seigneur leur donna la paix sur toutes leurs frontières *. » Encore une manifestation monothéiste, antérieure au règne da Josias! encore un pacte d'alliance copié sur celui de Moïse! Que de pages le rationalisme moderne aura à effacer du texte de la Bible, avant de faire adopter la prétendue échpse de Moïse imaginée par M. Renan !

32. La présence d'un grand nombre d'Israélites des tribus d'Ephraïm, de Manassé et de Siméon, à l'éclatante solennité de Jérusalem, la part qu'ils avaient prise à cette cérémonie, non pas avec

la pensée d'émigrer définitivement sur le territoire de Juda, comme et corameace ^ '^ à la fortifier.

M. Munk paraît le croire, mais à titre de pèlerins « étrangers 2, » ainsi que le dit formellement la Bible, était un fait considérable, qui réveilla toute la jalousie de Baasa, roi d'Israël. Il lui fallait à tout prix fermer le chemin de Jérusalem aux tribus séparées, et cette vieille poHtique de Jéroboam ressuscitait plus vivace que jamais dans le cœur du meurtrier de la famille de Jéroboam. La gloire dont le roi de Juda venait de couronner ses armes était un nouveau motif de terreur et de haine pour Baasa, son rival. L'idolâtre roi d'Israël s'était depuis longtemps ménagé l'alliance du prince syrien Benadad. Fort de cet appui, il crut pouvoir enfin déclarer au pieux Asa une guerre qu'il avait si laborieusement préparée. « Donc, l'année même qui suivit l'assemblée nationale de Jérusalem^, Baasa, roi d~lsraêï, ûi irruption sur le territoire de Juda,

Baasa, le roi d'Israël, attaq'ie le royaume da Juda, s'empare de Rama

1 II Parai., cap. xv, 1-15. — * Advenas de tribu Ephraim et de Manasse et de Simeon (Il Paralip., cap. xv, 8).

3 Le texte de ce verset, fidèlement traduit de l'hébreu par la Vulgate, porte ces mots : Anno autem trigesimo sexto regni ejus , ascendit Baasa rex Israël in Jutiam (II Paralip., cap. xvj, 1). Ces trente-six années sont comptées depuis la sépaijtioQ dea dix tribus et l'inauguration du règne de Jéroboam. Ce

de BcDaiIaii.

5G0 HIETOIRE DE L'iGLISE. — \* ÉPOQUE (100I-58G).

et, longc.nnt le versant oriental des monîs d'Ephraïm, vint fondre sur la ville de Rama, et s'en rendit maître. La position de cette c\l6, sur le cnnlrefort qui sépare les plaines d'Ephraïm et de Benjamin du plateau sur lequel est bâlie Jérusalem, lui parut la plus convenable au dessein qu'il avait de fermer entièrement l'accès de la Yille sainte. 11 commença donc à l'entourer de fortes murailles, et poussait avec ardeur les travaux, de telle sorte que déjà nul ne pouvait sortir de l'intérieur du territoire d'Asa, son ennemi, ni y pénétrer de rcxtérieur. »

Asi,! i:" 33. Le roi de Juda comprit le danger de cette situation. Pour . ii;ni>''o.v.,o détourner le péril, il eut recours à une combinaison politique q\v. dcKyriV. HC manquait pas d'habileté et qui réussit provisoirement; mais les 'tînaimiu desscius Ics micux concertés par la sagesse humaine ne valent pas los'îroupcs un acte de confiance en Dieu. Asa l'oublia en cette circonstance, et, se laissant trop dominer par la préoccupation du mal présent^ il compromit sérieusement l'avenir de la Judée. On se rappelle l'érection du royaume de Damas par Adad, le proscrit iduméen, au temps de Salomon. La dynastie des rois de Syrie, successeurs de ce prince, conservait, contre la monarchie de Juda, une haine héréditaire, et se réservait de profiter, pour ses projets de vengeance, de toutes les occasions qui lui ofi'iaicnl la possil)ilité d'intervenir dans la lutte incessante des deux royautés rivales dl.~raël et de Juda. Benadad, nous l'avons dit, avait conclu une alliance avec Baasa, et cet appui étranger permit au roi idolâtre d'Israël de former contre celui de Juda l'entreprise que nous venons de raconter. Asa se préoccupa des moyens de détacher Benadad de celte alliance. « Il prit l'argent et l'or conservés dans le trésor royal et dans celui du Temple de Jérusalem, les remit à des ambassadeurs fidèles qu'il envoya à Damas, avec ce message pour le prince syrien : Votre père et le mien ont vécu en paix, et la concorde a jus-

inoile de supputation douBC précisément la seizième anuée du règne d'Asa, c'esl-à-diic colla qui suivit iniiîiédidlement la grande assemblée de Jérusalem sous (.e lyriûce (Voir Cornélius a LaiiiJe, In II HL, Paralip, Commenlar.f cip. x\i, 1).

qu'ici subsisté entre nous. Aujourd'hui je vous envoie ces présents en vous priant de me venir en aide. Rompez le traité qui vous lie à Baasa, et forcez-le, par une attaque sur ses frontières, à abandonner le territoire qu'il a conquis sur moi. » — L'empressement avec lequel Benadad accepta cette proposition ne nous donne pas une haute idée de ses instincts de droiture et de fidélité, mais il justifie pleinement le passage de l'Ecriture qui définit la politique syrienne, une politique de haine implacable contre la nation juive. Peu importait au roi de Damas la légitimité des moyens, il trouvait l'occasion de s'immiscer dans une querelle intestine, et d'affaiblir la puissance d'une race détestée. Cela lui suffisait. « Il chargea donc les chefs de son armée de marcher contre les cités d'Israël. Ses ordres furent immédiatement exécutés. Les villes d'Ahion, de Dan et d'Abel-des-Eaux de Maacha (Abel-Maïm-Maacha)^ dans la tribu de Nephtafi, furent victimes de l'invasion syrienne, et bientôt toutes les places lortes de cette tribu septentrionale subirent la loi des vainqueurs étrangers *. »

34. (( A cette nouvelle, Baasa frémissant de rage, quitta précipitamment la citadelle de Rama et ses ouvrages inachevés, pour voler au secours de ses frontières. Débarrassé de ce redoutable voisinage, Asa rassembla tous les guerriers de Juda et de Benjamin. Sa proclamation était pressante. Nul ne sera admis, disait-il, à faire valoir ses excuses. — Il eut bientôt sous ses ordres la population tout entière du royaume de Juda. Il fit démolir les murailles de Rama; les pierres, le bois et tous les matériaux réunis par le roi d'Israël furent enlevés et répartis entre les villes de Gabaa et de Maspha, où ils servirent à élever des fortifications, des tours et des remparts. Asa s'applaudissait du succès de sa po* litique, lorsque le prophète Hanani se présenta devapt lui. Parce que vous avez mis votre confiance dans le concours du roi de Syrie, lui dit-il, au lieu de la placer dans le nom de Jéhovah votre Dieu, il ne vous sera point accordé de triompher de la puissance syrienne; vous avez ainsi perdu la victoire que le Seigneur voua

BassE, roS d'Israël, abandopa*

les forte '=•*«<•

tioiis com-

mencées

à Rama.

Le prophètt Hanani et

Asa, roi do Juda.

» 111 Reg., cap. xv, 20, 21 ; II Paralip., cap. XYi, 4, 5.

662 msTomE de l'église. — v »poqu£ ^'100i-o86).

réservait. Les Ethiopiens et les LyLiens de Zarah n'avaient-ils pas une nniltilude de soldats? ne se glorifiaient-ils pas de leurs quadriges et de leurs cavaliers? Et pourtant le Seigneur, pour récompenser votre foi, les a livrés entre vos mains! L'œil de Jébovah embrasse la terre d'un seul de ses regards. C'est le Seigneur qui donne la force et la puissance à ceux qui le servent dans la perfection d'un cœur sincère *. Vous avez agi inconsidérément, et, en punition de cette faute, à partir de ce Jour vous venez s'élever contre votre royaume le fléau de la guerre. » Ce langage irrita le roi de Juda. Il n'y reconnut probablement pas le caractère d'une communication divine; le Prophète, en effet, ne commence poial son discours par la formule ordinan-e : Voici ce que dit Jéhova... Cependant la mission d'Hanani est nettement accusée par le récit biblique, et les avis de l'homme de Dieu se justifiaient assez d'euxmêmes, soit au point de vue religieux, soit au point de vue d'une politique vraiment sage et prévoyante. Quoi qu'il en soit, e Asa fit jeter Hanani en prison, et cet incident coûta la vie à ceux d'entre les fils de Juda et de Benjamin qui voulaient prendre la défense du Prophète 2. »

#ro;pkétie 35. La captivité d'Hanani n'empêcha point ses prédictions de se d'iiaMriî, réaliser, et dès lors Baasa ne cessa plus d'inquiéter par ses incurroi'd isrâëL sious Ic royaumc de Juda ^. L'Ecriture ne nous apprend pas com- 'sl'.'^a (9J9), ment Buasa réussit à repousser l'invasion des tribus septentrionales par les généraux de Benadad. Il est probable que le? troupes syriennes, après avoir pillé le territoire de Nephtali, revinrent à Damas rapporter à leur roi ces nouvelles dépouilles. L'expédition avait ainsi appauvri et les trésors de Jérusalem spontanément oiferts par Asa, et le royaume d'Israël envahi par une armée victorieuse. Ce double résultat avait de quoi satisfaire les instincts cupides de l'astucieux Benadad. Depuis plus de vingt ans, Bi\asa jouissait du fruit de son crime, et multipliait sur un trône usurpé les attentats 5 la loi du Seigneur et les scandales de son idolâtrie.

' ,(l Jleg., cap. xv, 20-22; II Paralip., cap. xvi, 6-10. —«Il Paralip., c^p. XVI, 10. — ' Fuilque bellum inter Asa et Baasa regcm Israël cunclis dkbut eorum (III lieg,, cap. ïV, 32).

L'heure de la justice allait sonner. « La parole de Jéliovali se fit entendre à Jéliu, fils d'Hanani, le propbète. Il vint trouver Baasa et iui communiqua cette terrible sentence : Je t'ai permis de surgir delà poussière et de t'asseoir sur le trône d'Israël; cependant tu as marché dans les voies dïniquité que Jéroboam t'avait frayées. Tu as jeté mon peuple dans l'impiété et le désordre! Aujourd'hui ses crimes ont lassé ma patience. Ce que le vendangeur fait à la vigne dont il recherche les dernières grappes échappées d'abord à sa main, je le ferai sur la postérité de Baasa. Le descendant de celte race impie qui mourra dans la cité n'aura point de sépulture, et les chiens se disputeront ses restes sanglants. Celui qui succombera dans les campagnes, à l'écart, sera dévoré par les oiseaux de proie *. » Baasa irrité donna l'ordre de tuer le Prophète, comme s'il eût pu étoufier dans le sang de l'homme de Dieu, la terrible réalité de la prédiction. Mais Jéhu réussit à se soustraire au supphce ^. Le roi d'Israël ne survécut que peu de temps à l'arrêt de mort porté contre sa famille. « Il s'endormit avec ses pères après un règne de vingt-trois ans, et reçut la sépulture à Thersa ^. » Comme Jéroboam, dont il avait suivi le déplorable exemple, il devait être le seul de sa famille qui reposerait dans un tombeau royal. « Le détail des guerres de Baasa et des autres actions de son règne a été enregistré dans les Annales du royaume d'Israël*.» Ce recueil, de même que celui des rois de Juda, ne nous a point été conservé.

36. Ela, fils do Baasa, lui succéda sur le trône d'Israël. Son Avénerrent règne dura à peine deux ans. Les hostilités contre les Philistins, je n-iaU, aa

f Ti ' ne li'Is-

interrompues depuis Jéroboam, avaient repris un nouveau degré rasi. cons-

Cardeur. Ela, remettant le soin de la guerre à Amri, l'un de ses '^^zara!";.

lieutenants, était resté à Thersa, sa capitale. L'unique souvenir """(sis) qu'Elu ait laissé de lui dans le récit biblique, nous le représente

1 III Reg., cap. xvi, 1-6. — * Tel est le sens qu'il convient de donner as verset 7^ du 11I« livre des Rois (Voy. Sauct., Commcntor. in hune /oc). Nous Terrons eu effet Jéhu, fils d'Hanani, chargé plus tard d'une mission près de JosapLat, et écrire l'histoire des actions de ce saint roi (.11 Paralip., cap. XX, 34). — 3 m Reg.^ cap. xvi, 6. — » III Reg., cap. iVl, 5.

Suicide de

Zambri,

rei d'Israël

ATinemen; «tmort de

comme le digne fils de B;iasa. «Un jour, il avait accepté l'imitation d'Arsa , gouverneur de la ville , et s'était rendu à un grand festin. Quand l'ivresse se fut emparée de ses sens, et qu'il ne songeait qu'à faire^ jamplir de nouveau sa coupe du vin de l'orgie, un des olïïciers de son palais, Zambri, chef d'une moitié de la cavalerie royale, se jeta sur lui, et d'un coup de poignard lui ôta la vie. Le complot avait été prémédité. Les partisans de Zambri soulevèrent la ville .de Thersa en sa faveur, et le firent proclamer roi d'Israël. Le premier soin du nouveau roi fut de faire rechercher tous les fils de Baasa, tous ses proches et tous ses amis. Il les mit à mort sans^ épargner même l'enfant au berceau, et ainsi fut accomplie la pré-' diction que le Seigneur avait placée sur les lèvres de Jéhu, le prophète *. B

37. La nouvelle de la fin tragique d'Ela et de l'avènement ira-i prévu de Zambri, son meurtrier, au trône d'Israël, parvint rapidement à l'armée qui, sous les ordres d'Amri , faisait alors le siége^j de Gebbéthon. Une première fois déjà, cette ville des frontières.] phéniciennes avait été fatale aux rois idolâtres d'Israël. C'était! sous ses murs que Nadab, fils de Jéroboam, avait été assassiné^ par Baasa. Les troupes israéhtes, maintenant campées au toi d'elle, n'avaient pu protéger le fils de Baasa contre un autre assassin. Elles voulurent du moins venger sa mort. Sans tenir compte de la prétendue royauté de Zambri, elles acclamèrent pour roi leur général, Amri; et, levant le siège de Gebbéthon, vinrent sous ses ordres attaquer le meurtrier dans les murs de Thersa. Sept jours seulement s'étaient écoulés depuis le crime de Zambri. Le lâche assassin, désespérant de résister à cette agression dans une ville sans défense, s'enferma dans le palais, y mit le feu, et trouva au milieu de l'incendie la mort qu'il n'avait pas osé atlVonter les armes à la main. Tout le détail de la conspiration et des complots de Zambri, ainsi que le r«ecit de sa courte tyrannie, a été écrit dans les Annales des rois d'hra/4 *.

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