‹ Histoire de l'Eglise du Mans (volume 3)Chapitre 5 sur 66 · DET DEUS HUIC REQUIEM, PERPETUAMQUE DIEM. AMEN · texte numérisé non relu

DET DEUS HUIC REQUIEM, PERPETUAMQUE DIEM. AMEN

Le 19 octobre 1768, des ouvriers travaillant à démolir le mur qui formait la clôture du chœur de l'église cathédrale, trouvèrent, du côté de l'évangile et près du pilier où étaient déposées les reliques de saint Gervais, un tombeau revêtu de pierres de taille dessus et aux côtés. Dans ce tombeau étaient deux cercueils de bois, et sur chacun on voyait une petite plaque en plomb entièrement oxydée. A l'intérieur reposaient des ossements humains ; on les

(1) La Roque, Traité de la noblesse, édit. de Rouen, 1734, in-4«, p. 58.

(2) Livre Rouge, fol. 79. — Ms. des Bl.-Mant., n. 4, fol. 34 r.

(3) Ms. delà biblioth. du Mans, n° 206, fol. 61 r.

recueillit avec respect comme ceux de Geoffroy de la Chapelle et du cardinal Pierre de la Forest (1).

C'est vraisemblablement à l'épiscopat de Geoffroy de la Chapelle que doit se rapporter l'une des plus gracieuses légendes de laBretagne-Armorique.Nous voulons parler de l'histoire merveilleuse de la canne de Montfort, au pays de Saint-Méen. La forme poétique n'ôte rien au fonds historique du fait ; et le diocèse du Mans peut compter dans l'héroïne de cette légende une sainte de plus (2).

En 1345 Robert, seigneur deSillé-le-Guillaume, épousa Marie de Maillé, que ses vertus et les miracles qui se sont opérés à son tombeau ont fait honorer d'un culte religieux en quelques églises. Elle vint au monde au château de la Koche-Saint-Quen tin/au diocèse de Tours (1332, 14 avril).

(1) Mélanges historiques. Ms. par le chanoine Louis Belin de Beru,

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