‹ Histoire de l'église et de l'ancien archidiocèse de Sens (volume 2)Chapitre 5 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

A l'ère agitée mais féconde de rétablissement de l'église franqiie va succéder une période, la plus sombre et la plus triste de notre bisloire nationale, qui comprend les deux derniers tiers du \if siècle et la première partie du vnf . 11 faut remonter trois siècles en arrière pour trouver un pareil cbaos. Les partages successifs de la monarcliie entre les petits-lils de Clovis, les divisions intestines cl raffaiblissement du pouvoir de ces princes amènent comme conséquence l'anarchie et le retour des mœurs barbares. La religion est impuissante à comprimer les passions sauvages des nouveaux maîtres du sol ; quelques saints évêques s'efforcent en vain d "arrêter le torrent ; le désordre et la confusion sont partout, dans l'Eglise comme dans la société.

Les débuts sont marqués cependant pour le diocèse de Sens par quelques événements heureux. Après le nom de Loup, le catalogue épiscopal, dit de Fonlenelle (1), donne celui de MEDEmus. Les auteurs du Gallia Christiana, et avec eux la plupart des historiens, pensent que ce personnage est le même que le Ricerius qui assista au concile de Reims (2). Certains auteurs cependant, en particulier Taveau et D. Alathoud, désignent, d'après Geoffroy de Courlon (3), Senecius

(1) Ce Catalogue, doiU il sera Irailé plus loin (ix® siècle), est le plus ancien document historique de ce genre qui nous soit resté sur Sens.

(2) L'historien sénonais, Fenel, qui ne manque pourtant pas de ritique, s'est fourvoyé au sujet de Médère qu'il n'a pas eu l'idée

identifier avec Richer.

(3) Chronicon Sancti Pétri Vivi Senonensis.

comme le successeur de saint Loup. Ce dernier parle d'un voyage que ce nouveau prélat aurait fait à Home, de >a mort qui serait survenue près de Lyon et de circonstances uier\eilleuses dans lesquelles on aurait découvert son tondicau ; mais il n'y a là (ju'une tradition sans valeur. Le nom de Uicerius (Hiclier), ayant été tiré d'un acte authenlique, nous parait être le plus exact, et les deux autres, Medeiius et Senecius, sont très probablement une corruption due à des copistes inliabiles qui ont mal reproduit les consonnes initiales du nom (1).

Un nesl pas d'arcord suc la date du concile de Reims au(juel assista Ri<ber. Sirmond, suivi par Mansi (2), le place en 030. Héfélé n'en j)arle pas. Daprès Jag(M' (III, 212) il aurait eu lieu en 025. Parmi les (piarante et un évêques du royaume de Clotaire qui v riaient |)réscnts se trouvaient les métropolitains de Reims, Lyon. \'ienne, Bourges, Tours, Eauze. Trêves, Sen<, Besancon, Cologne et Mayence. On y décréta vingt-cinq canons, la plupart renouvelés des anciens conciles, et l'on recommanda l'observation des règlements promulgués par celui de Paris, en 015. Mentionnons les suivants :

I. Quelque temps qui se soit écoulé depuis (juOn possède des biens ecclésiastiques par droit de précaire, on ne pourra se les approprier ni en frustrer l'Eglise (On nommait précaire un contrat par lequel le clergé cédait de ses biens à quelque laïque pour en jouir moyennant une certaine redevance annuelle. Ce droit s'étendait parfois à plusieurs générations). — 4. Si l'on soup(;onne qu'il y ait encore des bérétiques dans les Ciaules, les pasteurs des églises feront une exacte

(1) Dans rrlle porioflc. la ch-onolojjie dos mclropoHtains de Sens, aussi bion que rorll)op;r;iplic de leurs noms, a été embarrassée d'une ((irêl de discussions tellement conlradictoires que nous avons ëli> ronlraint de saper sans pilié, pour faire un peu de lumière. Nous n'avons accepté que les faits admis par la critique comme certains ou d'une sérieuse probabilité.

(2) Concil. an!. Calli^, I, 619.— Concilia, X, 598.

recherrhe pour les ramener à la foi calholique. — 7. On ne pourra tirer des églises ceux qui s'y seront réfugiés, qu'en les assurant avec serinent qu'ils ne sert)nt ( ondamnés ni à la niorl, ni aux supplices, ni à la nuililalion ; néanmoins le réfugié ne sera délivré qu'en promettant d'ac(om])lir la |)énitence canonique que méritera son crime. — 8. Ceux qui contractent des mariages incestueux seront excommuniés et ne pourront gérer aucune charge. — 13. Défense à un évêque de vendre ou d'aliéner les esclaves et les autres biens de l'Eglise qui font vivre les pauvres. — 11. Défense de consulter les augures des païens, d'observer leurs cérémonies et de manger avec eux des viandes consacrées. — 17. Défense, sous peine d'excommunication, de poursuivre des personnes libres pour les réduire en servitude. — 25. On n'élira pour évêque qu'un prêtre qui soit de la ville même.

Après la mort de Clotaire II, en 628, Dagobert ([ui était déjà roi d'Austrasie, s'empara de la monarchie aux dépens de son frère Caribert à qui il céda pourtant une partie de l'Aquitaine. Au témoignage de Frédégaire (1), il visita une partie du royaume de son père, en particulier la Bourgogne, se proposant de châtier tous les concussionnaires et tous les violateurs de la justice. A Saint-.Tean-de-Losne il fit mettre à mort Bcrnulphe, oncle de Caribert. Les grands, ducs, comtes, évêques même, tremblaient devant lui. 11 passa ])ar Dijon. Autun, Auxen-e, Sens et vint à Paris où il l'épudia la reine Gomatrude poin^ épouser la jeune Neutecliilde. La soif de l'or lui fit élablii" un relevé des biens des monastères et en inscrire la moitié sur des registres du fisc royal. Plus tard il répara ces spoliations par de grandes libéralités envers les églises, parmi lesquelles Sainte-Colombe de Sens eut sa part, et vers la fin de sa vie il témoigna une grande piété.

(1) Chrunirjue, duns Recueil des llisloriens des Goules, IJ, ^36

On sait pou de chose sur l'épiscopat de Richer. Une

ancienne clironiquc (1) le (pialifie de « vir uohilis et nialunis. » 11 passe pour le l'ondaleur de ral)baye de Sainl-Symphorien, dans le faubourg méridional de Sens, non loin de Sainl-liciny, el il confia la direclion des religieuses aux moines de ce dernier monastère, suivant une coiduine (|ui était alors fréquente et qui exislait dans celle ville }»our Sainl-Pierre-le-Vif et Sainl-.lean. Celle pi'oximilé avait l'axanlagc, dans ces temps troublés, d'offrir une sauvegarde et un secours à de faibles femmes ex[)osées à de faciles surprises. Des conciles avaient, à la vérité, défendu que les communautés d'hommes fussent si rapprochés de celles des vierges ; mais si la discipline avait changé sur ce point, on n'en ju'cnait (jue plus de précautions pour éviter le scandale (2). Richer mourut en 631 et choisit sa sépulture à Saint-Symphorien, à l'imitation de plusieurs de ses ]»rédécesseurs qui avaient voulu reposer dans la nuiison religieuse qu'ils avaient fondée.

Celui qui le remplaça sur le siège épiscopal, ll[i.ni:(;\uu:, était d'une famille noble qui habitait les bords du Rhin ('T). Nous voyons, avec lui, se produire à Sens le changement qui apparaît alors partout : les noms romains font |)lace aux noms francs et ludcscpies qui se retrouvent dans presque toutes les listes d'évèques et d'abbés. Il est à remarquer que cette apparition correspond avec le commencement de la décadence religieuse et politique de la nation franquc.

« Les (iaulois, dit à ce propos la France Liltéraire (1.111,8), ne laissèi-ent dominer la barljarie des cnvahis- .scurs qu'après l'avoir combattue l'espace d'un siècle.

(1) Citée p.'ir Fenel, dans Mémoires pour servir à t Histoire des (fps Àrchevôf/iies de Sens. Bibliothèque de Sers, manus. n" 76 (171.^.).

(2) HemiiKT, Histoire de l Fj^iise cnlhulir/ue, .S07. — Jager, IIF, 2'i9.

^S) Quelques ddiuinients donnent aussi les variantes : Ghisdegaire on Ghildecaire.

Ils furent favorisés en cela par le règne de Clovis. Ce prince habile laissa, en effet, les habitants vivre selon leuis mœurs, pour gagner leui' estime et leur affection. Ils profitèrent de cette liberté pour continuer l'exercice des sciences et des arts, et l'on voit encore ])armi eux des écoles ouvertes à la jeunesse. Mais les nou\elles mœurs faisaient chaque joui- plus de pi'ogrès, et il fallut enfin céder à la violence du torrent.... Malgré la religion catholi(jue (piils embrassèrent i)eu à peu, et qui devait le plus contribuer à les civiliser, on toléra encore pendant longtemps parmi eux le divorce, l'inceste, la polygamie. A l'exemple des princes, les particuliers se portèrent impunément an pillage et à divers excès. Les jirolestations de la loi salique ne furent point capables d'arrêter le cours de si grands désordres. »

Le premier acte connu d'Hildegaire est la signature qu'il apposa, avec d'autres prélats, sur une charte par laquelle saint Eloi fondait, le 22 novembre 631, l'abbaye de Solignac, au diocèse de Limoges. On y lit : <( Hihlcgarîus peccator subscripsi. » (1) Ce monastère ne fut pas le seul à bénéficier des largesses du célèbre évêque.

Avant que cet homme, plus remarquable encore par ses hautes vertus que par l'habileté merveilleuse qui faisait de lui le premior orfèvre du roy;iiimp. fût é'^vé au siège de Noyon, le roi Dagobert lui avait confié l'administration du monastère de Sainte-Colombe. Saint Eloi mit tous ses soins à enrichir la basilique qu'il combla de nombreux présents. Parmi les ouvrages qu'il cisela de ses mains on compte la châsse de cette sainte, magnifiquement ornée d'argent, d'or et de pierreries, dont le roi Dagobert voulut supporter lui-même les frais (2). Il fabriqua également un crucifix, en forme de croix pectorale, qui avait environ deux pieds de hauteur. Cette croix était recouverte d'une feuille d'or et ornée de perles et de gemmes ; dans le

(1) Le Cointe, Annales, II, 844. — Migne. LXXXVII, 662.

(2) Vita sancii Eligii, dans Migne, LXXXVII, 504.

croisillon supérieur se trouvait enchâssée une parcelle, de la viaie cvoi\ ; le Christ était attaché par (jiiatrc clous. I). Collron qui nous a laissé colle description (le la croix ( I ). avait \ u cet ohjet précieux : il a disparu à la Uévolulion. Ouant à la chasse, elle fut [)illée lors de rin\asi«)n des Xorniands et il n'en l'este plus que le sarcophage (2).

Saint Eloi avait un si grand culte pour la martyre sénonaise (piil trans[)oita à Paris de ses reliques ainsi que de celles du pénitent saint Bond dont les miracles attestaient alors les mérites, et il les déj)osa dans une église (ju'il lit bàlir en son honneur. C'est là sans doute que se passa le <;urieux fait qui nous est raconté par saint Ouen. « lîn jour, de grand matin, le gardien de la basilique de Sainte-Colombe, vierge, qui est à Paris {nj)ud Parisios), vint le trouver tout tremblant et, se jetant à ses pieds, lui a))prit que la nuit précédente, ])endant qu'il dormait, on avait dépouillé la basilique de tous ses ornements. A cette nouvelle, Eloi fut vivement attristé ; cependant, ayant aussitôt recours à l'espérance, remède de tous les maux, il rassura le gardien avec une grande bonté et se rendit à l'oratoii'e de Sainte-Colondje. A})rès y avoir fait sa prière, il prononça ces paroles : « Ecoutez, sainte Colombe, ce (fue je dis : mon Rédempteur sait que si vous ne faites aussitôt l'apporter dans ce sanctuaire les oi'nements qu'on y a dérobés, très certainement je ferai boucher avec des épines la porte de cette église, de telle sorte que jamais à l'avenir on ne viendra plus, à partir de ce jour, vous rendre hommage en ce lieu. »

« Il dit et se relira : mais voici que le lendemain le gardien s'étant levé de grand matin, l'ctrouva à leur place tous les ornements, sans en manquer un. Alors, accourant avec empressement et aussi joyeux qu'il était triste la veille, il apprit à Eloi ce qui s'était passé. Celui-ci se rendit en toute hâte à l'église : voyant que

(1) Chronicon S. Columbse. Bibl. d'Auxerre, manuscrit, n" 217.

(2) Cf. Abbé Brullcc. La Vie de sainte Colombe, 1852, p. 42.

cliaqiic objet avait élc restitué, il loua la sainte martyre et glorilia par dessus tout et avec gi'ande joie le nom (lu Seigneur Jésus-Christ (1).

La conduile du ministre de Dagobeil en celle cii-constance nous paraît él range, et elle a été diversement appréciée. D. Martène a voulu la justilier en y voyant l'ancien usage (|ue l'on ap])elait : Clatiior jiro Iribiilalione, et d'après le(|uel on entourait d'éjjines les autels et les chasses des saints pour mar(pier la tristesse et la désolation. Il faut sans doute allribuer simplement cette saillie à la naïve lajniliarilé que Ion retrouve chez les races primitives et qui s'unissait chez saint Eloi à une ardente piété.

Oagobert donna vers la fin de sa vie un nouveau témoignage de sa dévotion envers la sainte martyre, car il fit inscrire dans son testament « la basilirpie de Sainte-Colombe et Saint-Loup » parmi celles auxquelles il réservait ses largesses ; elle reçut, en effet, la villa de Grandchamp, dans le Câlinais, avec les terres qui en dépendaient.

Au moment de la mort de ce prince, l'un de ses fils, ( lovis II, se trouvait près de Sens, au palais royal de Mansoîacum (Mâlay) : c'est là que' les leudes de Neustrie et de Bourgogne s'assemblèrent pour le pi"Oclamer roi (2). Comme il était encore en bas âge, le gouvernement fut confié à la reine Nantille, sa mère, mais il fut exercé par Ega puis par Erchinoald, fous deux successivement maires du palais. Avec ces officiers royaux, devenus tout puissants, commence le règne de l'oligarchie et du désordre, en particulier à Sens où la suite des évoques devient incertaine.

(1) CpUo église ne enrdii dans la siiile qne le litre de Saiiit- BonrJ. lot'sr)iio les religieux de Siiinl-Pierrc-des-Fossés eurent transporté dans leur abVuiye les reliques de sainte Colombe, qui y demeurèrent jusqu'il 'a Révolution Deux autres éjjjlises du diocèse de Paris, celles de Chevilly et de Servon.lui sont également consacrées. — Cf. Lebouf, Mémoires sur le Diocèse de Paris, tomes III et IV.— Baillet, Vie des Saints, III, 429.

(2) Frédégaire, dans Migne, LXXI, 656.

Le seul souvenir qui nous reste encore d'Hildegaire, c'est la signature qu'il donna, avec saint Pallade d'Auxcrrc, à deux chaites (|uc saint Faron, évèque de Mcaux, dclivra vers ce temps ; la première était en l'a\eiir du monastère de Sainte-Croix que ce |)rélal venait de fonder près de cette ville et qu'il destinai! particulièrement à servir d'hospice aux Anglais et aux Ii'Iandais amenés par les pèlerinages dans nos contrées. Saint Faron était très connu en Grande- Bretagne, et on lui envoyait de ce pays des jeunes filles de qualité pour être élevées dans ce monastère dirigé par sainte Fare, sa sœur (1). Hildegaire mourut peu après, vers la fin de 6o9 ou au commencement de l'année suivante, et son corps fut inhumé à Saint- Remy.

Le nom de son successeur varie heaucoup chez les historiens. Le catalogue de Fontenelle porte Acmber- Tis. D'autres documents offrent les variantes suivantes : Annohcrtus, Humhertus, Honohertus. Ce personnage est, à notre avis, le même que l'évêque, (hi. nom d'Aui-ip(M-lus. que Geoffroy de Courlon et d'autres placent à la suite d'Hildegaire. On ne sait ))resfpie i"ien de lui. 11 fut témoin d'une donation (pie Clovis II fit en 640 à Raholin, abhé de Saint-Maur-des- Fossés, près de Paris, et il signa la charte que donna également en faveur du monastère l'archidiacre niidégisile (2).

Malgré les malheurs du temps, ou plutôt ]»our ce motif même, on continue à fonder des monastères de tous les ccMés. C'est alors que prennent naissance plusieurs d'entî^e les plus célèbres qui seront mentionnés dans la suite de ce travail. Ces maisons religieuses sont des refuges assurés pour les personnes des deux sexes qui fuient une société profondément troublée et vont chercher dans la solitude du cloître le recueillement et la paix.

fl) Cf. Migne, LXXXVir. 113'. ; Jager, III. 262. (2) Migne, LXXXVIII, 1159. Bréquigny regarde cette charte comme fabriquée au x* siècle.

Hiimbert avait un fils, Arnould ou Honulphe, qui fui .son second successeur sur le siège de Sens ; c'est sans aucun doute de ces deux personnages (ju'il est question dans ce passage d un ancien ]iagi(jgra|)lie de cette église : » Aux nones de janviei', mort des évoques Honobert et Aunulphe, de la même ville, iionobert et Aunulpbe lurent le pèi'c cl le (ils. Tous deux rej)osenl dans l'église de Saint-Didier. » Leur élévation sur les autels est postérieure au x" siècle (1). D'après la France Ponlificale, Ilumbert serait mort vers 0'i3. Après lui, on trouve .\HMr.NTAnu: sur le catalogue de Fontenelle.

Cependant, à la suite des troubles, une nouvelle hérésie, celle des monotbélilcs, menaçait d'envahir r()(^cident et le pays des Francs. Le ])ape Martin I réunit en 049 un concile à Rome pour la condamner solennellement, et il envoya les canons de ce concile aux évèques des Gaules, en les engageant à se réunir pour faire adhésion publique à la décision du Saint- Siège. Pour se conformer à ce désir, Clovis fit assembler un synode particulier des prélats de son royaume à Châlons-sur-Saône, vers 050 (2). Il s'y trouva trentesix évèques de Neustrie et de Bourgogne, dont six métropolitains, parmi lesquels Armentaire apparaît le quatrième. Il avait avec lui l'un de ses suffraganfs, saint Pallade d'Auxerre.

D'après les termes du préambule, les Pères s'étaient réunis dans l'église SaintA^incent de cette ville j^ar ordi'e du roi Clovis, sous l'inspiration de leur zèle ))our la religion et la pureté de la foi orthodoxe, et, après avoir prié ce saint martyr d'obtenir une longue vie au prince, ils avaient demandé à Dieu de les éclairer et de les diriger dans les règlements qu'ils avaient à établir. Parmi les vingt canons, citons seulement ceux qui avaient trait aux abus du moment.

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