‹ Histoire de l'EgliseChapitre 114 sur 253 · MODERNE · texte numérisé non relu

MODERNE

§ l°^ Les saints de l^Eo^lIsc catholique.

Les saints n'ont jamais manqué à l'Eglise, pas plus dans la période qui précède la réforme qu'à toutes les autres époques de l'histoire chrétienne : preuve que le Saint-Esprit ne l'a jamais répudiée et qu'elle n'a jamais cessé d'être la véritable épouse de Jésus-Christ.

Au milieu des grands fondateurs d'ordres du treizième siècle, saint François et saint Dominique (auxquels il faut ajouter saint Antoine de Padoue, mort en 1231, Félix de Valois et Jean de Matha), entre les deux grandes lumières de l'Eglise dans le cours de ce siècle, saint Thomas et saint Bonaventure, s'élève sainte Elisabeth de Hongrie et de Thuringe, ornement du royaume de Dieu sur la terre, fleur gracieuse du jardin du Seigneur. C'est à la Wartbourg qu'elle commença et continua l'œuvre de sa sanctification. Profondément attachée à son époux, le pieux comte Louis, veuve dès 1227 par la mort prématurée et douloureuse de ce dernier, condamnée à une existence misérable, méconnue, calomniée, haïe de chacun et abandonnée de tous, elle avançait rapidement vers le ciel, où elle entra à l'âge de vingt-quatre ans (née à Presbourg en 1207, elle mourut à Marbourg en 1231). Quatre ans après sa mort, elle était déjà canonisée (1236). La translation de son corps eut lieu l'année suivante; ses reliques furent solennellement exposées en présence d'une populatiou dont le chiffre pouvait s'élever à deux cent mille âmes. Frédéric II plaça lui-même une couronne d'or sur sa tête, tant le comble des honneurs avait prompte-

1 Tubingœ, 1791, cum Vita Pompon., auct. Bardili. — Apologia adversus Contarenum , 1517. — J.-G. Olearius , De Pomponatio. léna, 1705. — A. Stœckl, Geschichte der scholast. Philosophie., t. III, p. 21^-245 (Pierre Pomponat et Augustin Niphus).

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