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LES THÉATINS, LES CAPUCINS, LES ORATORIENS

Bientôt après on vit paraître les barnabites, appelés aussi clercs de Saint-Paul, parce qu'ils s'adonnaient à la prédication *. Ils empruntent leur nom du couvent des barnabites de Milan et existent encore comme missionnaires. Ils furent fondés par trois gentilshommes italiens et approuvés par Clément YII. Leur mission était de prêcher partout, là môme où il y avait des pasteurs, afin d'imprimer un plus vif élan à la vie religieuse. Ils se propagèrent aussi en France et en Autriche.

Les somasques, fondés par Jérôme Emilien', tendaient au même but. En 1616, les somasques et les Pères de la doctrine chrétienne se fondirent avec les théatins.

Los capucins, également originaires d'Italie, ne sont qu'une branche des franciscains, qui, dans leur controverse sur l'observance de la règle , s'étaient partagés en frères de l'observance et en conventuels. Les anciennes disputes s'étant prolongées, Matthieu de Bassi avait institué l'ordre des capucins^. Persuadé que ses religieux^ les franciscains, avaient perdu leur esprit, leur sévérité et leur zèle, il se proposa de les faire renaître et s'adressa à Clément YII. Le pape approuva la nouvelle congrégation , qui se distingua au dehors par

vita di S. Gaëtano Tiene , fondatore e patriarca de' clerici regolari , lihri IV. Venez., 1753, in-4°. — J. B. del Tuffo, Historia de la religion de P. Chierici regolari. — Historia clericorum regularium a congregatione condita (jusqu'en 1616), auct. J. S. Bituntino. Romae, 1630-1655; Panormi, 1666, 3 t. in-fol.

* Memorie dell' origine , fondazione , ed uomini illustri barnabiti , da Fr. L. B. Barelli. Bologna, 1703-1707, 3 vol. iu-fol.

* Viia S. Hieronymi JEmiliani , congregationis somaschœ fundatoris (mort en 1537), auct. Ag. Turtura, libr. IV, ... ap. Bolland., tom. II, février, p. 217-274. — Holsten-Brockie, Codex regular. monast., t. III, p. 199-292. — Helyot, Gescinchte sœrnmtlicher Kloster-und Ritterorden, IV, 263.

' BuUarium ordinis fratrum minorum s. P. Francisci capucinorum , variis notis et scholiis elucubratiim a Mich. a Tugio in Helvetia. Romae, 1740-1752, 7 vol. in-fol. — Annalium, seu sacramim historiarum ordinis minorum qui capucini nuncupantur lomi duo, auct. Zacb. Bovero. Lugd., 1632-1G39, 2 vol. in-fol. — Continuatio a Marcellino de Pisa. Lugd., 1676, 1 vol. in-fol. — Appendix ad tomum III, auct. P. Silvestro. Mediol., 1637, 1 vol. in-fol. — Annales des capucins, par le P. Galuse. Par., 1677, 2 vol. in-fol. — Flores seraphici (Vies de capucins célèbres), auct. Carol. de Aremberg. Mediol., 1648, 1 vol. in-fol. (cum figuris). — Lebender Heiligen aus dem Orden der Capuziner, par P. Peter Lechner, 3 vol. Mûnch., 1863-1865 (avec indication des ouvrages à consulter).

le port du capuchon. Plusieurs se groupèrent autour de Matthieu et formèrent une association particulière vouée à l'instruction du peuple. Actifs, modestes, sans prétention, les frères se répandirent promptement dans les divers pays cathohques. Ils ont rendu de grands services dans l'instruction rehgieuse des basses classes de la société. Aux époques des grandes calamités, on les a toujours vus se sacrifier généreusement. C'est dans cet ordre que l'esprit primitif s'est le plus longtemps conservé. Si l'instruction scientifique n'y était pas un peu arriérée^ il serait de tous les ordres modernes celui qui atteindrait de plus près à l'idéal du vrai religieux.

Les bénédictins de Saint-Maur sont nés sur le sol français au commencement du dix-septième siècle, après les révolutions de la France et la guerre des paysans. Pendant cette période, une grande désorganisation s'était établie parmi les bénédictins, et le besoin d'une réforme était universellement senti. Elle fut d'abord tentée à Vannes en Lorraine, par l'abbé Didier de la Cour, en 1604. Plusieurs abbayes s'y soumirent. La congrégation prit le nom de saint Hidulphe et de saint Vannes. Une autre congrégation, celle de saint Maur, disciple de saint Benoît, fut instituée sur le même plan et approuvée par Grégoire XV (1621-1623). Quelques dizaines d'années après, environ cent couvents s'étaient rattachés à cette congrégation. Elle se consacra surtout à l'enseignement du peuple, et de bonne heure aussi aux recherches savantes. Telle fut l'origine de cette magnifique académie de la science qui a produit un si grand nombre de missionnaires, de critiques et de savants, notamment un Mabillon, un Montfaucon, un de La Rue et tant d'autres.

En Italie , les oratoriens ont été fondés par saint Philippe de Néri, né en avril 1515*, d'une famille de Florence. —

> Vita S. Philippi Nerii (mort en ^595), auct. Ant. Gallouio. Rom., 1600, iQ-40 (1818). — Ap. Bolland., 26 mai, VI, p. 460-524. — Vita, per Hieron. Barnabaeum, ib., p. 524-649, ap. 649-656, 851-853. — P.-G. Bacci, Vita di S. Filippo da Neri. Rom., 1645; Forli, 1674; Firenze, 1851; Rom., 1862. (Potthast cite seize biographies.) Ajouter : F. Pœsl, D. Leben d. h. Phil. Neri, 2e édit. Regsb., 1857. — G.-B. Reiching, Leben d. h. Philipp Neri. Regsb., 1859.

Memorie isioriche délia congregatione dell' Oratorio . . . raccolte da Giov. Marciano. Napoli, 1693-1792, 5 vol. in-fol. ~ Sur Baronius, voir t. I, 37. — Hugo Laemmer a recueilli des matériaux pour sa biographie.

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