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CHRÉTIENNES

§ 1"^. Controverses sur le culte des imagées ^.

Lorsque le christianisme parut pour la première fois en face du paganisme, il affirma sa nature spirituelle contre l'art lui-même d'une manière très -vive et presque exagérée. Pour montrer que le monde suprasensible ne doit pas être confondu avec la nature physique, il parut indifférent, dédaigneux même à l'égard de l'art religieux. Et c'est précisément en cela qu'il révélait au paganisme sa véritable nature. Cette attitude était nécessaire pour un grand nombre de fidèles qui étaient entrés dans l'Eglise avec des restes de paga-

* Nicephorus, patriarcha (mort en 828), Breviarium rerum post Mauritium gestarum (ab ann. 602-770), éd. J. Bekker. Bonn., 1837. Theophanes , lsaac(aur)ieus (mort vers 817), Chronographia 285-813. Bonn., 1839. — Martyr, sancti Stephani, abhatis, ap. Montfaucon, Anal, grœca, 1692. — Jos. Genesius, De rébus Constant inop. a Leone Armenio ad Basilium Macedonem , lib. VI; ann. 813-867, éd. G. Lachmanu. Bonn., 1834.

— Imperialia décréta de cultu imaginum in utroque regno promulgata, coll. et illust. a M. Haiminsfeld. Goldast. Francf., 1608. — J. Mofanus, Hisioriu sacrar. imaginum et pictur., lib. IV, J.-N. Paquot recensuit. Lovan., 1771, iu-4o. (Lovan., 1570.) — J. Dallœus, De imaginibus. Lugd. Bat., 1642. — F. Spanbemii, Historia imag. restitut. Lugd. Bat., 1686.

L. Maimbourg, Histoire de Vhérésie des iconoclastes. Par., 1679-1683, 2 vol. — (Fr.-Gbr. Scblosser, Geschichte der bilderstùrmenden Kaiser des ostrœmischen Reinhs. Francfort, 1812.) — J, Marx, Der Bilderstreit der byzantinischen Kaiser. Trêves, 1839. — Walch, Ketzerhistorie, t. X et XI.

— Mansi, XIII. — Hélelé, Concil.-Gesdi., III, 335-454, 646-651; IV, 36-44, 99-104. Idem, Ueber das erste Lustrum des Bilderstreits {Tiib. theol, Quartalschrift, 1857, livrais, iv).

nisme. De là vient que les images n'étaient pas tolérées dans l'Eglise primitive.

Mais quand le paganisme eut été vaincu et le christianisme solidement établi, les craintes qu'inspirait la faiblesse de quelques chrétiens s'évanouirent; c'était le christianisme qui allait donner à l'art sa véritable et première consécration, et d'autres idées prévalurent désormais. Sous l'Ancien Testament, Dieu était représenté par des figures de langage, et le Nouveau Testament, quoique moins anthropomorphique, n'avait pas aboli ces images de la parole. Le Christ lui-même parlait le plus souvent en paraboles et en figures. Le Nouveau Testament ne pouvait donc pas exclure les images proprement dites. Est-ce que les cérémonies elles-mêmes, l'usage du sel , des bougies allumées, des vêtements blancs, ne sont pas des images sensibles ?

Nul doute qu'au deuxième siècle il n'y eût déjà des images du Christ parfaitement exécutées, et nous savons de TertuUien qu'on le représentait sur des coupes dans la forme du bon Pasteur*. Les fidèles eux-mêmes portaient souvent l'image d'un poisson, et c'est pourquoi TertuUien les appelle pisciculi (du mot grec t/.6u;, formé des initiales de 'Ir^aoZq XciaTo; Osou uioç cojTr^p). Le concile d'Elvire (306, can. xxxvi) en défendant les images atteste qu'elles étaient déjà usitées en Espagne*. « Ne peignez point le Christ, disait Astérius, évêque d'Amasie, au quatrième siècle % mais gravez en vous sa divine image par votre union spirituelle avec lui, et portez-le dans vos cœurs.

* Tertull., De pudicit., c. vn.

' Gams, K.-G. von Spanien, II, i, p. 95-98.

3 Aster, Ilomil. i ... de divite et Lazaro. — Ce passage est cité un peu différemmeut par le septième concile (art. 6). Mais Nicéphore le reproduit ainsi, et il ajoute : Us ont toujours à la bouche ce mot de leur maître Astérius : « Ne peignez point le Christ; » mais il ne défend point de le décrire ; p./] ypdcçe tov Xptcrôv, o) //viv, ///; ■nzpi/^a.ot. Ântirrhetici lll adv. Constantin. Copronymum (2, IG) ap. Ang. Mai, Nova sanctor. Patrum bihliotheca, t. V (1849), p. 80. Le même, Apologeticus pro sacris imayinibus , ap. Ang. Mai, p. 149-276 (Migne, Patr. grœc., t. C). — Pitra, Spicilegium solesmense , t. I. Par., 1852. Ex antirrheticis libris loca selecta, p. 302-335. Sanctorum Patrum testimonia LXXX, de Christi incarnatione, duplici natura ac resurrect. (adv. Iconomachos adducta). Parmi les occidentaux, ou cite, p. 335-370, le pape Jules, saint Ambroise et le pape Léon. — Puis le livre IV de VAntirrheticuSy où est réfutée la lettre d'Eusèbe de Césarée à Constantia, p. 371-503.

Contentez-vous de cela. Le Christ, en se faisant homme, s'est suffisamment abaissé. » C'est ainsi qu'on parlait encore au quatrième siècle, quoique les images fussent alors déjà trèsrépandues. Plusieurs Pères parlaient en leur faveur, ce qui n'empêcha pas saint Epiphane de déchirer à Jérusalem un voile du temple où se voyait l'image de Jésus-Christ. Quand cette coutume fut devenue plus générale encore, le cours naturel des choses amena le culte des images ; on les baisait , on s'agenouillait devant elles, on les encensait, on allumait des bougies, etc. Les fidèles savaient que ces hommages s'adressaient à l'original et non à la représentation matérielle. Cependant il s'était propagé contre les images une opposition qui, longtemps sourde et impuissante, trouva enfin un instrument énergique : en 726, l'empereur Léon l'Isaurien , défendit de les honorer. On s'est épuisé en conjectures sur les causes qui avaient dicté cette résolution. On a dit que sa haine contre les images venait de son commerce avec les Juifs et les mahométans. Il est vrai que les Turcs défendaient aux chrétiens qui vivaient parmi eux de se servir des images ; mais on peut douter que la haine de Léon vînt de cette source. On a dit aussi que le dessein de l'empereur était de réconcilier les Juifs et les mahométans avec les chrétiens : on n'en voit aucune trace dans l'histoire. Sa haine provenait plutôt des idées fausses qui régnaient encore au sein de l'Eghse. Au surplus, Léon, n'étant lui-même qu'un soldat grossier et inculte , croyait que tout le monde était comme lui incapable de distinguer entre la matière et l'esprit, et que chacun se croirait obUgé d'adorer les images. Cedrenus, Zonaras * et d'autres auteurs disent qu'il était généralement ennemi des arts et des sciences, qu'il mit le feu à des bibliothèques (dont l'une entre autres renfermait 36,000 volumes), ferma les écoles et fut une des principales causes de la décadence des lettres dans l'Eglise grecque. C'était pour les têtes égarées un excellent instrument. Des évêques et des prêtres

* Cedren. ad ann. 9 eMO (ann. 72S-726) Leonis imper. — Zonaras (ex Chron: Gedreni). Le silence absolu des anciens auteurs permet de supposer que ce dernier trait a été ajouté par des écrivains postérieurs (Héfelé, III, 346); cf. inter Epist. Gregorii II, n. 10, ad Germanum, qui fuerat patr. Goust; ep. xii et xiu ad Leonem Isaurum; ep. i et ii de sacris imaginibus.

en grand nombre se rattachèrent à lui^ et anéantirent les nobles efforts que lui opposa le patriarche Germain. Cette défense produisit une grande fermentation parmi le peuple, qui se trouvait particulièrement blessé du reproche d'adorer les images. Une insurrection éclata et Léon fut obhgé d'intervenir. Il aurait pu tirer un grand parti de cette leçon; mais il alla plus loin encore, et ordonna de supprimer et de lacérer toutes les images ; il ne toléra que la croix , mais sans crucifix.

Germain ayant refusé de publier l'édit de l'empereur fut déposé et remplacé par Anastase , associé aux vues de l'empereur. Grégoire II, avec qui Germain s'était mis en relation dès le début, s'opposa à Léon. L'ordre de détruire les images ayant été promulgué dans les possessions grecques en Italie, souleva un tumulte pendant lequel les statues de l'empereur furent renversées par la multitude. Le pape seul parvint à tenir en bride les Italiens exaspérés ^

A Grégoire II, mort en 731 , succéda le 18 mars 731 Grégoire III, autre pape excellent, qui écrivit à Léon comme il le méritait : « Homme rude et grossier , lui disait-il , je dois vous écrire avec grossièreté et rudesse. Yous nous appelez des adorateurs du bois et de la toile ; mais ne soyez pas assez simple pour croire que nous soyons tels. Yous me menacez de la mort, et vous ne songez pas que dans une heure je serai sur un territoire étranger. Les images n'ont pas d'autre objet que d'élever plus facilement vers le ciel notre esprit attaché aux choses de la terre, etc. » Le pape excommunia les iconoclastes dans un concile célébré en 731 . Léon envoya une flotte en Italie (732) pour se venger du pape, mais elle périt dans les tempêtes. L'empereur confisqua alors les propriétés du Saint-Siège en Sicile et en Calabre.

Déjà sous le règne de Léon les partisans des images essuyèrent de sanglantes persécutions et trouvèrent à peine quelques défenseurs parmi les prêtres ou les moines grecs. Saint Jean Damascène écrivit contre les iconoclastes trois dissertations^, où il justifia avec beaucoup de sagacité le

* Sur ce pointj il u'y a pas uniformité entre les auteurs d'Orient et ceux d'Occident.

* A(5yoi à7ro).oyîjTtxoî (rpets), Op.j éd. Le Quien, t. I, p. 307-390; le

culte des images. Restituant le vrai sens du mot TrpoaxuveTv , il prouve qu'on n'en peut rien conclure en faveur de l'adoration des images. Et comme les iconoclastes semblaient rejeter aussi le culte des saints , il fait voir qu'après l'incarnation de Jésus-Christ les hommes sont tout autres qu'ils n'étaient et peuvent très-bien honorer les saints.

Léon étant mort le 18 juin 741, eut pour successeur son fils Constantin Copronyme, animé des mêmes sentiments que lui (741-775).

Ce prince renouvela l'ordre de briser les images, et réunit même un concile pour donner la sanction ecclésiastique à ses édits (754). Trois cent trente-huit évêquesy parurent, et il n'est sorte de folies et de sophismes qu'ils n'y débitèrent. Le culte des images, disaient-ils, est la condamnation des six conciles universels ; il renferme toutes les hérésies , mais principalement le monophysitisme et le nestorianisme ; ou le peintre a voulu représenter à la fois la divinité et l'humanité, et il les a confondues : il est donc monophysite; ou il a voulu représenter l'humanité seule, et dans ce cas il a séparé les deux natures, et il est nestorien. Copronyme, désirant faire recevoir en Occident les décrets de ce conciliabule, envoya en 762 une députation au grand concile assemblé à Gentilly par ordre de Pépin. Entre autres présents qu'ils firent il ce prince se trouvait un orgue, le premier qui entra en Occident. Depuis lors, l'usage des orgues se générahsa de plus en plus.

Son successeur, Léon IV (775-780), croyant les partisans des images déjà vaincus , les traita avec modération ; mais dès qu'il remarqua que sa propre femme, Irène, conservait des images et les honorait, il employa la rigueur. Léon ne tarda pas à mourir, et Irène gouverna en place de son fils encore mineur. En 787, elle convoqua un concile à Constantinople; mais comme le sénat et l'armée s'y opposaient, il fut transféré à Nicée où le culte des images fut reconnu.

Le pape Adrien, qui y avait été représenté par ses légats et avait confirmé le synode, en envoya les décrets aux

premier au commencement, le second et le troisième après la déposition de Germain.

270 nisTOTRE DE l'église.

évêques d'Occident, après les avoir fait traduire en latin*. L'Eglise franque refusa de les admettre ; les théologiens de cour, à qui Charlemagne les avait présentés, les déclarèrent inacceptables : les motifs en sont consignés dans les livres carolins (vers 790), appelés ainsi non parce que Charles en est l'auteur, mais parce qu'ils expriment la pensée de l'Eglise franque dans un concile célébré à sa demande. Il y est dit que le culte des images ne s'allie point avec les coutumes de l'Eglise franque; que cette Eglise ne reconnaît pas le concile de Nicée pour œcuménique, parce que les évêques francs n'y ont point paru et n'y ont pas été invités ; que c'est parler aux simples un langage trop élevé de dire que l'hommage ne s'adresse pas à la matière, mais à l'esprit, qu'il remonte à l'original.

Le pape Adrien, à qui l'abbé Angilbert avait été, en 794, chargé de transmettre ces livres, agit à la fois avec prudence et fermeté; il se contenta, en présence des légats francs, d'en appeler au concile de Nicée, et de déclarer qu'il n'était pas ordonné, mais seulement permis d'honorer les images. Cette déclaration calma la mauvaise humeur des Francs*.

Le pape Adrien, les Grecs et les Francs convenaient sur ces trois points : 1° que l'obligation d'honorer les images n'est point une affaire de dogme, mais de discipline ; 2° que les images, dans le culte privé et public, sont très-utiles pour l'édification et l'instruction des fidèles; 3° que le culte n'a pas sa source dans une vertu inhérente aux images mêmes. — La seule différence consistait en ce que les Francs, les Allemands et les Anglo-Saxons disaient qu'on pouvait se servir des images, mais non les honorer.

D'où vient cette résistance, cette antipathie des évêques francs contre les décrets du concile de Nicée? Le culte des images, disaient quelques-uns, est contraire à nos coutumes.

1 Héfelé, Die siebente allg. Synode, p. 426-454, 646, 651-673 [Die Betheiligung des Abendlandes am Bilderstreit und die Carolingischen Bûchei^).

* Les Libri Carolini parurent pour la première fois en 1549, h Paris (piibl. par Tilius, évèque de Saint-Brieuc et de Meaux), et depuis par Goldast, loc. cit., 1608. — G.-H. Heumann, Augusta concilii nicœni ii censura, h. e. Caroli Magni de impio imaginum cultu lib. IV. Hanov., 1731. Cf. Migne, Pat)', lat., t. XGVIII, d'après Goldast. (On suppose qu'Alcuin en est l'auteur.)

LE CULTE DES IMAGES. 27 i

Mais d'où venaient ces coutumes, et pourquoi n'y voulaient-ils pas renoncer? D'autres allèguent la susceptibilité des évêques francs, qui n'avaient pas été invités au concile de Nicée. Mais ce concile avait été approuvé par le pape Adrien, et c'était là pour eux un point essentiel. D'autres prétendent qu'une division avait éclaté entre les Grecs et les Francs, parce que l'impératrice Irène ayant demandé pour son fils la main de Rotrude, fille de Charlemagne , s'était ensuite rétractée, et qu'il en était né une division entre les Grecs et les Francs. Il n'est guère croyable qu'un tel incident ait eu des effets si considérables, surtout quand on envisage la piété de Charlemagne et des évêques francs. Quelle est donc la véritable cause? Elle se présente d'elle-même. Comme il était à craindre que les images ne fussent pour les païens récemment convertis une tentation d'idolâtrie, elles n'étaient point en usage dans les premiers siècles de l'Eglise. Or, te qui fut vrai pour les Romains et les Grecs jusqu'au quatrième siècle, le fut jusqu'au neuvième pour les Francs, les Allemands et les Anglo-Saxons ; de là vient que les évêques francs protestèrent contre l'introduction du culte des images. Remarquons en outre qu'une faute énorme s'était glissée dans la traduction qu'Adrien avait envoyée aux évêques francs ; on y faisait dire à l'évêque Constantin de Chypre : «De même que j'adore la Trinité, j'adore les images, » tandis que l'original porte : « J'adore la seule Trinité, et j'aime les images. » Là n'est pas toutefois la cause qui fit rejeter le concile par les évêques francs ; il leur était facile de se convaincre que c'était une faute du traducteur, car elle contredisait trop grossièrement les actes du concile.

Les deux premiers successeurs d'Irène (morte en 803), qui régnèrent jusqu'en 813*, demeurèrent fidèles au deuxième concile de Nicée. Léon V l'Arménien (813), qui occupa le trône jusqu'en 820, se déclara aussitôt contre les images et fit renouveler les décrets du concile de 754. De grandes persécutions fondirent sur les partisans des images*. Mais de même qu'autrefois saint Jean Damascène avait mis au service de l'Eglise la pénétration de son génie et la grandeur

»Nicéphore, 801-811; Michel Rangabe, 811-813. > Héfelé, C.-G., IV, 1-G.

de son courage^ l'Eglise grecque trouva maintenant un appui dans un moine célèbre, le savant, le pieux et sagace abbé Platon, puis dans son disciple Théodore Studite (de Studium, couvent de Constantinople, fondé par Studios, consul en 454 ; sous Théodore, ce couvent comptait mille religieux). Ce dernier peut être mis en parallèle avec Jean Damascène*.

La guerre contre les images se poursuivit sous Michel le Bègue (820-829), qui envoya en 824 une députation à Louis le Pieux pour l'intéresser à cette affaire. Cette députation disait entre autres absurdités : « Une contagion règne parmi les Grecs, le culte des images, lequel n'a d'autre but que de bannir la croix des églises et de la remplacer par des images peintes : contagion tellement invétérée que plusieurs Grecs offrent des prières aux images, espérant en être exaucés ; on VDit des gens qui les font servir de parrains au baptême de leurs enfants. Des prêtres même raclent la peinture des images et la mêlent au précieux sang, qu'ils offrent ensuite aux fidèles. » On sait combien ces inculpations haineuses méritent peu de créance, et il n'est pas douteux que le concile de Nicée n'eût réprouvé énergiquement de pareils abus. Ces dispositions durèrent jusqu'à la mort de l'empereur Théophile (829-842). A partir de là, les décrets de Nicée furent renouvelés et maintenus.

A la suite de cette députation de Michel le Bègue à Louis le Pieux, un nouveau concile des évêques francs porta un décret qui interdisait le culte des images : ce décret fut envoyé à Eugène U^. Nous croyons cependant avec Pétau qu'en permettant le culte des images, les évêques francs entendaient simplement qu'on pouvait les suspendre dans les églises, sans les briser ni les profaner. Agobard de Lyon et Jonas, évêque d'Orléans, étaient à la tête de ceux qui se pro-

* Th. Studita, abbé, mort en 826, Antirrhetici très advers. Iconomachos. — He/'utatio carminum Joantus, Ignatii, Sergii et Stephani, Iconomachorum. — Quœstiones Iconomachis propositœ. — Advers. Iconomachos capitula septem. — Oratio pro sacris imaginibus. — Epist. ad TheopJdlum imperat. de sacris imag. — Epist. ad Platonem Arcltimandritam de cultu sacrarum imaginum. — Epistolœ; Op., ex edit. Sirmoudi, t. V. Veoet., 1728 (ap. Migue, Pair, gr., t. XCIX).

* Héfelé, p. 36-44, synode parisien de 825.

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