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LES INDES OCCIDENTALES

l'Arménie et la Mésopotamie *. L'île de Chypre compte à peine 3,000 catholiques, dernier reste des 300 éghses qu'il y avait autrefois dans cette île. La ville de Rhodes n'a guère que 300 catholiques. L'île de Crète n'en a qu'un petit nombre '. — L'archevêque de Smyrne porte le titre de vicaire apostolique de l'Asie mineure. Smyrne a i éghses et 1-4,000 catholiques. Les écoles étaient dans un état florissant'.

En Grèce, le nombre des catholiques s'élève de 26 à 30,000. Le diocèse de Syre en compte environ 7,000. Son évêque, Antoine-Marie Blancis, nommé en 1825, a construit la cathédrale de Saint- Georges, un séminaire, des églises et des couvents. En 1834, il fut envoyé en Grèce en qualité de délégué apostolique. Il mourut le 30 octobre 185J, âgé de quatre-vingt-un ans et prêtre depuis cinquante-quatre ans. — Scio possède un diocèse, que les vexations des Grecs ont réduite 150 âmes'*. Celui de Santorin compte 900 catholiques; celui de Tyne comprend 40 villages avec 7 ou 8,000 catholiques et 38 curés. — Le diocèse de Naxos n'en a que 300. Le continent de la Grèce possède environ six paroisses catholiques, situées à Athènes, au Pirée, à Héraclée, à Nauplie, à Patras et à Navarin. Leur situation, déjà si précaire, est encore pire maintenant.

V Eglise dans les Indes orientales^.

Les missions de ce pays ont particuHèrement souffert depuis l'interdiction des usages malabares (1744)^ et la suppression des jésuites. Les autres ordres ont également disparu, et de là une effroyable pénurie de missionnaires. De 1760 à 1790, le déchu fut général; de 1790 à 1820, les missions étaient dans une telle décadence que les efforts de trois siècles semblaient complètement perdus. Même pénurie de prêtres

' J.-L. Patterson, Pilgerfahrt nach Jérusalem; — Berichte ûber die Lage der orient a l ischeti Christen, t. XXXI des Historisch-polit. Blœtter (1853, I).

■ Voss, Reisen nach Griechenland, 1852. — • Mislin, p. 189.

♦ Allg. Ztg., 15 oct. 1852. — Les Actes des apôtres modernes, t. TI. Paris, 1852.

" Bulle de Benoît XIV du 12 septembre 1744 : Omnium soUicitudinum; sur son histoire, voir Mûllbauer, Die kaihol. Missionen in Ostindien, 1852, p. 275. —« Catholique, 1821, I, 287; II, kn. — Allg. Ztg., 11 oct. 1804.

dans les colonies françaises, par exemple à Pondichéry. En 4815, 1816, 1821, le gouvernement français sollicita à diverses reprises le secours de l'épiscopat. — Les missions de la Chine dépérissaient également. Sur la côte de Coromandel, de 1790 à 1820, le nombre des missionnaires européens était descendu de 60 à 22 au plus, et ces 22 hommes étaient des vieillards débiles. Quelques-uns travaillaient dans la mission depuis quarante ans , d'autres depuis trente , et tous les autres, trois exceptés, depuis vingt-trois ans*. Le chiffre des chrétiens avait baissé au moins des deux tiers.

L'évêché de Goa, créé en 1534-, fut en 1557 érigé en archevêché; Cochin, dans l'Inde antérieure, et Malacca, dans l'Inde postérieure, furent placés sous sa juridiction; l'évêché de Macao date de 1576; ceux de Cranganor et de Saint- Thomas de Méhapur, dans l'Inde postérieure, furent érigés en 1601 et 1606; le premier reçut en 1616 le titre d'archevêché.

Comme la domination portugaise allait sans cesse en déclinant, Alexandre YII envoya d'abord des vicaires apostoliques dans la Chine et dans l'Inde. En 1696, Innocent XII étabUt le vicariat apostolique de Bombay et défendit aux évêques de Portugal d'exercer aucune juridiction dans les vicariats apostohques. Le 2 août 1791, la compagnie anglaise des Indes orientales interdit à l'archevêque toute influence sur les catholiques de son territoire. A l'exception de Goa et de Macao, les autres évêchés ne furent pas repourvus, parce que leur territoire n'appartenait plus au Portugal. Ceux de Cranganor, Cochin et Meliapur restèrent orphelins pendant plus d'un demi- siècle : Cranganor l'était depuis 179i. Le Portugal, en cessant de rétribuer les missionnaires, avait abdiqué en fait son protectorat. En 1832, lorsque le préfet de la Propagande, le cardinal Pedicini, manda à Lisbonne que le Portugal devait ou abdiquer son protectorat, ou remplir son devoir, la cour de Lisbonne garda le silence. — Ce fut alors que Grégoire XYI, d'accord avec le gouvernement anglais, institua les vicariats apostoliques de Calcutta et de Madras (18 avril 1834). Deux autres furent étabhs pour l'île

* Dubois, Letters of the state of Chriatianity in India [Ami de la religion, 1823, 22 novembre).

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