HISTOIRE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIOUES
de Trente. Accomplies à cette époque, les réformes eussent été bien plus honorables au Saint-Siège, et l'Eglise en eût tiré un grand profit; peut-être de grands scandales eussent-ils été évités, si le concile de Latran avait fait , en temps opportun ce qui était le vœu universel. Mais la divine Providence avait jugé à propos de faire passer les fidèles par des souffrances, des tribulations et des luttes qui, en durant de longues années, serviraient d'épreuves à tous, de châtiments à quelques-uns, et prépareraient à l'Eglise un avenir plus magnifique que tout ce qu'on avait vu jusqu'alors. Car tout ce qui s'élève contre l'Eglise doit tourner un jour à sa glorification, quoique par des voies incompréhensibles à une créature mortelle. Rien donc de plus triste que le dénouement de cette période ; mais nous devons avoir constamment présentes à l'esprit ces paroles de Notre-Seigneur : « Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. »